Ce rapport examine comment des forces relativement importantes dans la détermination de notre performance économique récente, notamment notre compétitivité et la pression de notre demande intérieure, opèrent à un niveau industriel aussi désagrégé que celui de l'acier.

L'auteur présente un modèle de cette industrie dans lequel les prix relatifs et la pression de la demande jouent un rôle très significatif. Alors que le Canada s'avère un preneur de prix dans son commerce extérieur, la détermination du prix intérieur reflète la position dominante des producteurs canadiens dans le marché domestique.

Des simulations couvrant la période 77T1-80T1 suggèrent que l'industrie de l'acier a bénéficié de la dépréciation du dollar canadien. Elles révèlent également qu'un affaiblissement du dollar canadien fait monter le prix relatif de l'acier, décourageant ainsi la consommation et, de là, les importations. Celles-ci sont également réduites par la substitution à des sources domestiques d'approvisionnement. Néanmoins, l'impulsion fournie à l'activité intérieure par la dépéciation tend à neutraliser l'impact des effets de substitution sur la balance commerciale pour les produits de l'acier. La montée des importations et le ralentissement des exportations d'acier en 1979, par suite de contraintes de capacité, suggèrent que les effets d'activité ont été plus importants que les effets de substitution au cours de la période.