Les institutions de microfinance prêtent aujourd'hui des fonds à plus de 10 millions de ménages pauvres dans les pays en développement et les pays développés. Leur succès est en grande partie attribué au fait qu'elles recourent à une forme originale de prêt collectif. Il existe cependant très peu d'éléments empiriques attestant que ces mécanismes soient mieux conçus que les programmes de prêt aux particuliers. Les auteurs obtiennent des résultats empiriques qui montrent que les participants aux programmes de prêt collectif présentent un taux de défaillance moins élevé que les emprunteurs individuels, et que ce phénomène est dû à la fois à la sélection opérée au départ et aux efforts accrus que les membres d'un groupe d'emprunteurs déploient.