Nous avons publié aujourd'hui la livraison d'octobre du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle la Banque examine les tendances économiques et financières actuelles, dans le cadre de sa stratégie de maîtrise de l'inflation au Canada.

Depuis la publication de la Mise à jour de juillet du Rapport, et avec en toile de fond la robuste expansion économique mondiale et les cours élevés des matières premières, l'économie canadienne a été plus vigoureuse que prévu. Elle fonctionne maintenant davantage au-delà de son potentiel qu'on ne l'avait alors anticipé.

Depuis la parution de la Mise à jour de juillet, les perspectives d'évolution de l'économie américaine se sont assombries. Le dollar canadien s'est apprécié de façon marquée et les conditions du crédit se sont resserrées. Malgré ce resserrement, la demande intérieure au Canada devrait rester forte. Mais compte tenu des effets combinés de la détérioration des perspectives de croissance aux États-Unis et du niveau plus élevé postulé pour le dollar canadien, les exportations nettes exerceront en 2008 et 2009 un effet modérateur sur l'économie plus prononcé qu'on ne l'avait d'abord envisagé. Par conséquent, le produit intérieur brut du Canada devrait progresser de 2,6 % en 2007, de 2,3 % en 2008 et de 2,5 % en 2009.

À la faveur du rétablissement de l'équilibre au sein de l'économie, et étant donné l'incidence directe du raffermissement du dollar canadien sur les prix à la consommation, l'inflation mesurée par l'indice de référence devrait redescendre progressivement à 2 % au second semestre de 2008. L'inflation mesurée par l'IPC global devrait culminer à environ 3 % d'ici la fin de 2007, avant de revenir à la cible de 2 % au deuxième semestre de l'année prochaine.

Toutefois, certains risques, tant à la hausse qu'à la baisse, pèsent sur la projection de la Banque en matière d'inflation. Le principal risque à la hausse concerne la possibilité que la demande excédentaire au sein de l'économie canadienne persiste plus longtemps que prévu. Le plus grand risque à la baisse tient au fait que la production et l'inflation pourraient être plus faibles si le taux de change du dollar canadien devait se maintenir au-dessus du niveau moyen postulé de 98 cents É.-U. pour des raisons qui ne seraient pas liées à la demande de produits canadiens.

Tout bien considéré, la Banque estime que les risques entourant la projection relative à l'inflation sont relativement équilibrés, quoique les risques à la baisse puissent être légèrement prépondérants.

De plus, la Banque juge, à l'heure actuelle, que le taux cible du financement à un jour se trouve à un niveau compatible avec la réalisation de la cible d'inflation à moyen terme.