Depuis la Grande Récession, le Canada continue de perdre des parts de marché aux États-Unis dans des proportions qui dépassent ce que donnent à penser nos mesures de la compétitivité bilatérale (soit les coûts unitaires relatifs de main-d’oeuvre). Dans ce contexte, nous avons examiné 31 catégories de biens et services non énergétiques exportés par le Canada pour évaluer chacune selon une mesure de référence, c’est-à-dire une mesure de l’activité étrangère qui lui est spécifique, et pour repérer les catégories auxquelles devrait profiter la récente dépréciation du dollar canadien. Voici les principaux résultats de notre étude : 1) parmi les 31 sous-secteurs examinés, environ la moitié (en valeur) ont évolué conformément aux attentes ou ont dépassé le rythme de croissance de leurs mesures de référence respectives; 2) les autres sous-secteurs ont affiché une moins bonne tenue, surtout en raison de diminutions structurelles de long terme; 3) à peu près la moitié des sous-secteurs considérés semblent être très sensibles à des variations persistantes du taux de change; 4) approximativement la moitié des sous-agrégats devraient alimenter la reprise des exportations, en l’occurrence les biens et services susceptibles de bénéficier de la croissance robuste de la construction ou des investissements en machines et matériel aux États-Unis, ou encore de la récente dépréciation du dollar canadien.