Nous examinons le lien entre les variations du taux de change et celles du facteur travail dans les industries manufacturières canadiennes. Notre analyse est fondée sur un modèle dynamique de la demande de travail, et notre méthode économétrique met à profit une approche en deux étapes pour données de panel, afin d’estimer les relations de cointégration. Nos données sont tirées d’un panel de 20 industries manufacturières provenant de la base de données KLEMS et couvrent une longue période comprenant deux cycles complets d’appréciation et de dépréciation du dollar canadien. Nos résultats montrent que les fluctuations du taux de change ont d’importantes répercussions à long terme sur le facteur travail des industries considérées, que ces effets sont plus marqués dans les secteurs à vocation exportatrice et que ces incidences à long terme ne se matérialisent que progressivement à la suite de chocs.