Nous élargissons le champ des modèles analytiques de structure par terme des taux d’intérêt. Nous examinons un cas combinant des taux d’intérêt positifs et des dynamiques flexibles de la volatilité et de la corrélation. Notre approche fournit des formules analytiques des prix des obligations et permet une estimation aisée du modèle. D’après nos résultats, les phases initiales d’une récession produisent des effets distinctifs sur la volatilité des rendements. À l’amorce de la récession, si les rendements sont nettement supérieurs à la valeur plancher, a) la courbe de la volatilité de la structure par terme s’aplatit; b) le niveau et la pente de la courbe des taux ne présentent pratiquement aucune corrélation; c) la seconde composante principale de la courbe des taux joue un plus grand rôle. Cependant, tous ces faits deviennent sensiblement différents si les rendements avoisinent la valeur plancher. Au début d’une récession, a) la courbe de la volatilité de la structure par terme voit sa pente s’accentuer; b) le niveau et la pente de la courbe des taux présentent une forte corrélation; c) la seconde composante principale de la courbe des taux joue un rôle relativement mineur. Les modèles dynamiques actuels de structure par terme des taux d’intérêt sont incapables de générer les changements observés dans l’évolution cyclique de la volatilité de la courbe des taux lorsque ces derniers se trouvent à proximité de la valeur plancher.