L’auteur élabore un modèle d’une économie où le crédit bancaire soutient à la fois l’investissement productif et le lissage de la consommation individuelle face à un risque idiosyncrasique pesant sur les revenus. Le crédit qu’une banque peut octroyer est limité par ses capitaux propres. Lorsque, durant une crise financière, les autorités monétaires injectent des liquidités à l’appui des fonds propres bancaires, elles effectuent un arbitrage entre l’effet stimulant immédiat de cette mesure sur l’offre de crédit et les distorsions à long terme qui en résultent. L’auteur étalonne son modèle et montre qu’une injection d’argent frais dans les banques qui maximise le bien-être utilitaire moyen entraîne une redistribution de la richesse des plus pauvres vers les plus riches. Alors que les épargnants aisés profitent immédiatement d’un apport accru d’actifs sûrs, les emprunteurs et les épargnants moins nantis souffrent des distorsions à long terme.