Dans cet article, les auteurs analysent les implications du cycle financier mondial pour les politiques monétaires traditionnelles et non traditionnelles ainsi que pour la politique macroprudentielle de petites économies ouvertes comme celle du Canada. Ils résument d’abord de récents travaux portant sur les cycles financiers et leur corrélation croissante entre les différents pays, qui peut mener à un cycle financier mondial. Toutefois, à la fin d’un tel cycle, une crise financière assez coûteuse risque de survenir. Le cycle induit des variations dans le temps des primes de risque à l’échelle mondiale sur les marchés des titres à revenu fixe, les marchés boursiers et les marchés des changes. Ces primes ont une incidence sur les mécanismes de transmission des politiques monétaires traditionnelles et non traditionnelles dans les petites économies ouvertes. Une synthèse d’études récentes montre que, malgré les coûts considérables associés aux crises financières, il serait généralement trop onéreux pour les banques centrales de contrer les effets du cycle financier mondial. Les auteurs concluent en offrant quelques suggestions concernant la formulation de politiques macroprudentielles permettant de réduire les déséquilibres financiers qui s’amplifient durant la phase ascendante du cycle.