Dans cet article, nous avançons que les différences de structures de coûts entre les secteurs jouent un rôle essentiel dans les décisions des entreprises de rajuster leurs prix. Nous recourons à un modèle à coûts d’étiquetage dans lequel les détaillants servent d’intermédiaires commerciaux entre les producteurs et les consommateurs. L’un des aspects importants de notre analyse tient au fait que la part associée aux coûts de maind’oeuvre dans la production au détail diffère d’un bien et d’un service à l’autre dans le panier de consommation. À titre d’exemple, le modèle prédit un rajustement du prix de l’essence à la pompe plus fréquent et plus marqué que celui du prix d’une coupe de cheveux en raison de la grande volatilité des prix de gros de l’essence par rapport aux salaires des travailleurs non spécialisés, même lorsque les deux détaillants doivent composer avec des coûts d’étiquetage identiques. Cette méthode de modélisation nous permet de tenir compte de certaines des différences transversales observées dans la fréquence de rajustement des prix selon les biens. Nous appliquons ce modèle à l’Équateur pour tirer avantage des variations de l’inflation et d’un riche ensemble de données sur les prix de détail mensuels.