Les flux entrants d’investissements directs étrangers (IDE) présentent une relation positive avec la croissance dans l’ensemble des pays en développement – tout comme l’excédent de l’épargne sur les investissements. Pour expliquer cette énigme bien connue, je m’intéresse au rôle joué par l’accès limité au crédit à la consommation dans les pays en développement ainsi qu’aux effets d’équilibre général. Dans mon modèle, les pays en développement à forte croissance accumulent des actifs sûrs, ce qui crée des sorties nettes de capitaux, malgré les flux entrants d’IDE. Le taux d’intérêt sans risque mondial baisse en conséquence, et la détention d’actifs sûrs diminue dans les pays en développement à faible croissance, ce qui se traduit par des entrées nettes de capitaux, en dépit des flux sortants d’IDE.