Nous comparons les programmes d’achat d’actifs de la Réserve fédérale avec ceux mis en oeuvre par la Banque d’Angleterre et la Banque de Suède, et avec le programme d’expansion monétaire de la Banque nationale suisse. Nous décomposons les rendements des obligations d’État en i) une composante des anticipations, ii) une prime de terme mondiale et iii) une prime de terme propre au pays pour analyser l’évolution sur deux jours du rendement des obligations à dix ans aux alentours des dates d’annonce. Nous constatons que, contrairement aux achats d’actifs effectués par la Réserve fédérale, les programmes mis en oeuvre dans ces économies plus petites ne sont pas parvenus à influer sur la prime de terme mondiale et, par conséquent, leur efficacité pour réduire les rendements à long terme a été limitée.