L’auteur modélise l’hétérogénéité des entreprises, l’adoption de technologies et l’urbanisation. Dans le modèle, le bien-être se mesure par le revenu réel des ménages, et l’urbanisation, par la densité de population. L’auteur se sert du modèle pour dériver des statistiques qui mesurent les effets d’une nouvelle technologie sur la productivité, le bienêtre et l’urbanisation. L’application empirique estime ces effets à l’aide de données du XIXe siècle sur l’utilisation de la machine à vapeur par les entreprises du secteur manufacturier canadien, ainsi que de données sur la population à l’échelle des cantons. Selon les résultats, l’avènement de la machine à vapeur a eu pour effet d’accroître la productivité de 22,8 %, et le bien-être de 6,0 %. En comparant le changement prévu par le modèle à l’augmentation observée de la densité de population, l’auteur constate que l’apparition de la machine à vapeur explique environ 6,2 % de la variation de l’urbanisation observée durant cette période.