Cette note examine les facteurs à l’origine de la hausse récente du taux d’activité aux États-Unis et s’interroge sur la vraisemblance d’une évolution comparable au Canada. L’accroissement du taux d’activité aux États-Unis a résulté essentiellement du redressement de l’activité des travailleurs dans la force de l’âge qui a succédé à la baisse survenue après la crise. Le Canada n’a, pour sa part, pas connu de recul sensible du taux d’activité de sa population dans la force de l’âge dans la période qui a suivi la récession de 2008-2009, de sorte que le nombre de travailleurs dans la force de l’âge susceptibles de faire à nouveau partie de la population active y est moins important qu’aux États-Unis. Cela n’exclut cependant pas la possibilité que le taux d’activité au Canada puisse remonter pour d’autres raisons. Ainsi, le taux d’activité des jeunes, qui a chuté dans la foulée de la récession, pourrait éventuellement se redresser à la faveur d’une amélioration de la situation sur le marché du travail. Un recul du taux d’activité des jeunes a aussi été observé aux États-Unis au lendemain de la récession, mais il s’inscrivait dans le prolongement d’un déclin tendanciel amorcé depuis longtemps, ce qui laisse penser que la baisse récente aux États-Unis pourrait avoir un caractère plus permanent.