Depuis 1997, les bureaux régionaux de la Banque du Canada mènent une enquête trimestrielle de conjoncture dont les résultats sont publiés dans le bulletin Enquête sur les perspectives des entreprises. Les réponses sont recueillies par voie d’entretiens confidentiels auprès d’un échantillon d’entreprises représentatif du secteur privé au Canada du fait de leur secteur d’activité, de leur taille ou de la région où elles sont établies. La participation à l’enquête est volontaire, et bien que des efforts importants aient été consentis pour encourager les entreprises à y prendre part, certaines ne donnent pas suite aux tentatives de prises de contact de la Banque, refusent d’y participer ou disent ne pas pouvoir le faire pour diverses raisons, ce qui se traduit par des non-réponses. À partir des données recueillies sur les entreprises approchées entre 2009 et 2016, nous analysons les déterminants des non-réponses, dont les mois d’expérience des équipes de la Banque chargées de la prise de rendez-vous avec les répondants. Les estimations obtenues par la méthode des différences de différences donnent à penser que l’arrivée de nouvelles équipes accroît la probabilité de non-réponse. Dans le prolongement d’études antérieures, les résultats des régressions tendent aussi à valider l’hypothèse du lien entre certaines caractéristiques de l’entreprise et les non-réponses, notamment la taille, la forme juridique, le secteur d’activité et la participation passée. Rien ne laisse supposer que l’effet lié aux nouvelles équipes diffère sensiblement selon que les entreprises participent pour la première fois à l’enquête ou non. Enfin, nous n’observons pas de relation statistique significative entre les pointages de crédit des entreprises et les non-réponses, ni de tendance à la hausse évidente du taux de non-réponse à l’enquête, une fois que les autres facteurs pertinents ont été pris en compte.