À l’aide d’un modèle d’équilibre général dynamique et stochastique, j’analyse l’incidence des prêteurs non réglementés sur le marché hypothécaire. Dans mon modèle, on retrouve deux types d’intermédiaires financiers qui se distinguent sous trois aspects. Tout d’abord, seuls les intermédiaires réglementés sont soumis à des exigences de fonds propres. Ensuite, les intermédiaires non réglementés émettent des titres pour financer leurs activités puisqu’ils ne peuvent pas recevoir de dépôts. Enfin, les intermédiaires non réglementés font face à une fonction de demande plus élastique que les intermédiaires réglementés. Cette dernière hypothèse s’appuie sur des données empiriques canadiennes qui suggèrent que les intermédiaires financiers non réglementés émettent des prêts à des taux d’intérêt plus bas. Mes résultats montrent que le secteur non réglementé contribue à stabiliser l’économie puisqu’il constitue une source de capitaux de rechange lorsque le secteur réglementé est incapable de répondre à la demande de crédit. Par conséquent, le ralentissement économique qui suit un choc financier négatif sera moins important dans une économie dans laquelle le secteur non réglementé occupe une place considérable.