Nous utilisons la valeur relative pour mesurer les limites à l’arbitrage sur titres à revenu fixe. La valeur relative rend compte des écarts apparents par rapport aux relations de nonarbitrage. Il s’agit d’une valeur simple, intuitive et calculable sans le recours à un modèle, quelle que soit l’obligation. Une stratégie de pseudo-négociation se fondant sur la valeur relative génère des rendements plus élevés que celle qui s’appuie sur la mesure bien connue du bruit statistique. La valeur relative est donc un meilleur indicateur des limites à l’arbitrage. Nous élaborons des indices de valeur relative pour les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, l’Allemagne, l’Italie, la France, la Suisse et le Canada. Les limites à l’arbitrage augmentent avec la rareté du capital dans chacun des pays. Elles présentent aussi de fortes similitudes entre les pays, ce qui cadre avec la mobilité des capitaux dans le monde. Les indices de valeur relative sont mis à jour régulièrement et rendus publics.