M. Dodge, nommé gouverneur de la Banque du Canada pour un mandat de sept ans commençant le 1er février 2001, a pris sa retraite le 31 janvier 2008. À titre de gouverneur, il présidait le Conseil d'administration de la Banque.
Originaire de Toronto, M. Dodge est titulaire d'un baccalauréat spécialisé en économie de l'Université Queen's et d'un doctorat en économie décerné par l'Université Princeton en 1972.
Au cours de sa carrière universitaire, M. Dodge a été professeur adjoint en économie à l'Université Queen's, professeur adjoint d'études canadiennes et d'économie internationale à l'école d'études internationales supérieures de l'Université Johns Hopkins, puis agrégé supérieur de recherches à la faculté de commerce de l'Université de la Colombie-Britannique ainsi que professeur invité au département d'économie de l'Université Simon Fraser. De plus, M. Dodge a dirigé le programme d'économie internationale de l'Institut de recherche en politiques publiques.
Durant sa remarquable carrière au sein de la fonction publique fédérale, M. Dodge a occupé divers postes de responsabilité à la Société centrale d'hypothèques et de logement, à la Commission de lutte contre l'inflation et au ministère de l'Emploi et de l'Immigration. Il a également travaillé au ministère des Finances où, en 1992, après avoir gravi plusieurs échelons, dont celui de suppléant au G7, il a été nommé sous-ministre des Finances; à ce titre, il a siégé au Conseil d'administration de la Banque du Canada de 1992 à 1997.
En 1998, M. Dodge a été nommé sous-ministre de la Santé, poste qu'il occupait encore au moment de sa nomination comme gouverneur de la Banque du Canada.
L'économie canadienne continue de fonctionner au-dessus de sa capacité de production, malgré un ralentissement de la croissance et une baisse de l'inflation au quatrième trimestre de 2007. Les conditions financières se sont dégradées depuis octobre, ce qui a entraîné un resserrement des conditions du crédit dans les pays industrialisés.
Le discours portant sur des questions liées au système financier que je prononce en fin d'année est devenu une tradition. Par « système financier », j'entends les institutions et les marchés financiers ainsi que les systèmes de compensation et de règlement par lesquels transitent les actifs financiers.
Au Canada, la Banque entrevoyait un ralentissement de l'expansion économique au quatrième trimestre de cette année et durant la première moitié de 2008, suivi d'un certain renforcement. Comme vous pouvez le voir au Tableau 2, on s'attendait à ce que la vigueur de la demande intérieure finale se maintienne tout au long de la période de projection, mais que les exportations nettes soient sensiblement en baisse.
Compte tenu des membres qui font partie de l'IFI et de l'attention que ce dernier porte à la stabilité financière, je ne crois pas me tromper en affirmant que nous tous ici présents avons suivi avec intérêt, c'est le moins qu'on puisse dire, les événements de l'été dernier sur les marchés financiers.
Depuis la publication de la Mise à jour de juillet du Rapport, et avec en toile de fond la robuste expansion économique mondiale et les cours élevés des matières premières, l'économie canadienne a été plus vigoureuse que prévu. Elle fonctionne maintenant davantage au-delà de son potentiel qu'on ne l'avait alors anticipé.
La turbulence sur les marchés financiers ne s'est pas produite dans un climat de faiblesse économique. En fait, au cours des dernières années, l'économie mondiale a affiché une robustesse remarquable.
La croissance robuste observée à l'échelle du globe, alimentée par une intensification du commerce international et facilitée par l'évolution et l'expansion continues des marchés de capitaux, s'est poursuivie de façon remarquable. La progression de la demande intérieure a commencé à s'accélérer en Europe et en Asie et à ralentir aux États-Unis, ce qui a calmé quelque peu les inquiétudes entourant les déséquilibres mondiaux dont je vous avais entretenu lors de ma dernière visite.
La croissance économique et l'inflation au Canada au premier semestre de l'année ont été plus élevées qu'on ne s'y attendait dans la livraison d'avril du Rapport sur la politique monétaire. La Banque juge que l'économie fonctionne à l'heure actuelle davantage au-delà de son potentiel que ce qui était projeté en avril.
Au fil des ans, nous, à la Banque du Canada, avons appris que la meilleure contribution que la politique monétaire peut apporter au bien-être économique des Canadiens et des Canadiennes consiste à garder l'inflation à un niveau bas, stable et prévisible.
Il y a 60 ans, quelques mois à peine après le 25e anniversaire de votre organisme, le secrétaire d'État George Marshall livrait son célèbre discours de remise des diplômes à l'Université Harvard, dans lequel il traçait les grandes lignes de ce qui allait devenir le plan Marshall.
Nous souhaitons tous que ce développement se poursuive, dans le cadre de la progression vers un ordre commercial et financier libéralisé et fondé sur le marché. N'oublions pas qu'un système économique ouvert et fondé sur le marché est de plus en plus déterminant dans un monde où les changements découlent de l'avancement des technologies et de nouveaux modes de concurrence, et où les ajustements sont constants.
De même, comme un régime de retraite peut les aider à attirer et à retenir des employés, les entreprises comptent elles aussi sur la robustesse du système de pension. Et, en tant que banquier central, je sais qu'un système de pension fiable joue un grand rôle dans l'efficience de l'économie et des marchés financiers.
Pourquoi un tel ordre est-il si important? Parce que, d'une part, l'histoire en a maintes fois démontré les vertus. Mais un autre facteur primordial à considérer est le monde dans lequel nous évoluons aujourd'hui : un monde où les ajustements sont perpétuels, où l'avancement des technologies amène constamment des changements, et où les secteurs industriels comme les pays cherchent sans cesse à s'assurer de nouveaux avantages. Dans ce contexte, les signaux de prix provenant des marchés nous aident à comprendre quels ajustements doivent être opérés.
Dans la plus récente livraison du Rapport sur la politique monétaire, que nous avons publiée jeudi dernier, nous indiquons que la croissance économique au Canada a bel et bien ralenti, mais que dernièrement, l'inflation a été plus élevée qu'escompté. Après avoir examiné l'éventail complet des indicateurs, la Banque considère maintenant que l'économie canadienne tournait à un niveau tout juste supérieur à son plein potentiel au premier trimestre de cette année.
Dans la plus récente livraison du Rapport sur la politique monétaire, que nous avons publiée jeudi dernier, nous indiquons que la croissance économique au Canada a bel et bien ralenti, mais que dernièrement, l'inflation a été plus élevée qu'escompté. Après avoir examiné l'éventail complet des indicateurs, la Banque considère maintenant que l'économie canadienne tournait à un niveau tout juste supérieur à son plein potentiel au premier trimestre de cette année.
L'évolution de la croissance économique au Canada concorde pour l'essentiel avec les prévisions de la Banque présentées dans la Mise à jour de janvier du Rapport sur la politique monétaire. Cependant, l'inflation a été plus élevée qu'escompté. Après avoir examiné l'éventail complet des indicateurs, la Banque considère maintenant que l'économie canadienne tournait à un niveau tout juste supérieur à son plein potentiel au premier trimestre de cette année.
À mon avis, ce bilan est attribuable dans une très large mesure à l'acceptation de plus en plus généralisée de la nécessité d'un ordre financier et commercial libéralisé à l'échelle internationale. Bon nombre d'États qui, autrefois, s'étaient fermés au monde extérieur jouent maintenant un rôle actif au sein de l'économie mondiale.
Notre but premier, à la Banque, est de favoriser le bien-être économique et financier des Canadiens et des Canadiennes. Au fil des ans, nous avons appris que la meilleure contribution que la politique monétaire peut apporter à cet égard est de donner confiance à ces derniers dans la valeur future de leur monnaie. Pour ce faire, nous maintenons l'inflation à un niveau bas, stable et prévisible.
Un système financier fiable et efficient est essentiel au bien-être économique du pays. La Banque du Canada collabore avec d'autres organismes gouvernementaux, de même qu'avec les acteurs des marchés, à favoriser le fonctionnement sûr et efficace du système financier.
La Banque du Canada existe depuis plus de 70 ans. Durant toutes ces années, elle a eu un grand mandat : promouvoir le bien-être économique et financier du pays. Au fil des ans, elle a appris que la meilleure contribution que la politique monétaire peut apporter à cet égard consiste à donner confiance aux Canadiens et Canadiennes dans la valeur future de leur monnaie. Pour ce faire, elle maintient l'inflation à un niveau bas, stable et prévisible.
On estime que l'économie canadienne tournait à un niveau équivalent ou tout juste supérieur à sa capacité de production à la fin de 2006, après avoir enregistré une croissance plus faible que prévu au second semestre de l'an dernier. Ce ralentissement est attribuable à une baisse de la demande d'exportations canadiennes — associée à la faiblesse de l'activité dans les secteurs de l'automobile et du logement aux États-Unis — et à la nécessité pour les entreprises canadiennes d'ajuster leurs stocks.
L'intégration des marchés financiers internationaux se poursuit. Les bourses et les institutions financières se regroupent et de nouveaux instruments financiers voient constamment le jour. Tous ces facteurs influent sur le fonctionnement des marchés mondiaux, ce qui a de profondes implications pour l'efficience et la compétitivité des institutions et des marchés canadiens.
Étant d'importants producteurs de matières premières, le Canada et l'Australie dépendent fortement du commerce extérieur pour favoriser leur croissance économique et, l'un comme l'autre, nous comptons en grande partie sur les marchés internationaux de capitaux. C'est pourquoi je veux vous entretenir tout d'abord de la façon dont nous percevons l'évolution de l'économie du Canada et du globe et de ce que l'avenir pourrait nous réserver.
La situation a quelque peu changé depuis. Dans la plus récente livraison du Rapport, que nous avons publiée jeudi dernier, nous mentionnons que l'économie canadienne fonctionne actuellement à un niveau tout juste supérieur à sa capacité de production.
Vous allez discuter de sujets qui sont d'une importance cruciale pour la prospérité économique de l'Ontario. Comment développer pleinement le capital humain et le retenir? Comment encourager la recherche, l'innovation et la commercialisation en Ontario? Comment améliorer la compétitivité de la province sur les marchés mondiaux?
Allocution prononcée par David Dodge, gouverneur de la Banque du Canada, devant l'Association canadienne d'économique