La turbulence que traverse l’Europe en ce moment nous rappelle que la crise n’est pas terminée, mais qu’elle vient simplement d’entrer dans une nouvelle phase. Dans un monde submergé par les dettes, l’assainissement du bilan des banques, des ménages et des pays exigera des années.
Comme l’indique le titre de mon discours, j’aimerais aborder avec vous les liens qui existent entre l’économie réelle – c’est-à-dire le monde tangible des emplois et des biens et services – et le monde moins tangible de la finance – c’est-à-dire celui des flux monétaires, des taux d’intérêt et des marchés boursiers. Les deux entretiennent depuis longtemps des relations mouvementées.
Comme le dit le vieil adage, « la connaissance est fondée sur l’expérience, et l’expérience est fondée sur les erreurs ». Au Canada, nous avons commis nos erreurs tôt et souvent dans les années 1970 et 1980. Notre situation budgétaire s’est fortement détériorée, l’inflation a franchi la barre des 10 % et quelques petites banques régionales ont fait faillite.
Nous sommes ravis de vous rencontrer aujourd’hui pour discuter du point de vue de la Banque du Canada au sujet de l’économie et de l’orientation de la politique monétaire. Avant de répondre à vos questions, permettez-moi de vous donner un aperçu de la plus récente livraison du Rapport sur la politique monétaire, qui a été publiée la semaine dernière.
Nous sommes ravis de vous rencontrer aujourd’hui pour discuter du point de vue de la Banque du Canada au sujet de l’économie et de l’orientation de la politique monétaire. Avant de répondre à vos questions, permettez-moi de vous donner un aperçu de la plus récente livraison du Rapport sur la politique monétaire, qui a été publiée la semaine dernière.
La reprise mondiale entre dans une nouvelle phase. Dans les économies avancées, les facteurs temporaires favorisant la croissance en 2010 – tels que le cycle des stocks et la demande refoulée – ont déjà fait sentir leurs effets en grande partie, et les stimulants budgétaires feront place à l'assainissement budgétaire pendant la période de projection.
Étant originaire de Montréal, je suis particulièrement heureux de revenir dans ma ville natale pour prononcer mon premier discours en tant que premier sous-gouverneur de la Banque du Canada.
Les indications fournies par les marchés financiers sont quelque peu fugaces en ce moment. Le degré de corrélation et la volatilité d’une large gamme de prix d’actifs, à savoir le dollar canadien, les contrats à terme sur l’indice S&P 500 et les écarts relatifs aux titres d’emprunteurs souverains en Europe, sont inhabituellement élevés.
Keynes avait pressenti les conséquences économiques du Traité de Versailles. Ses paroles prophétiques s'appliquent-elles aussi aux réformes financières en cours? Les décideurs publics tiennent-ils pour acquis le rôle essentiel joué par la finance en cherchant vainement à la rendre à l'épreuve des risques?
La crise financière mondiale dure depuis trois ans et sa dynamique a toujours une influence prépondérante sur les perspectives économiques. En particulier, on peut s'attendre à ce que les grandes forces que constituent les réductions des leviers d'endettement des banques, des ménages et des pays souverains intensifieront la variabilité et modéreront le rythme de la croissance économique à l'échelle du globe dans les années à venir.
Les banques centrales ont été forcées de recourir à des mesures de politique exceptionnelles pour contrer les répercussions macroéconomiques de la crise financière de 2008-2009. L’expérience a aussi soulevé des interrogations fondamentales sur les cadres existants de conduite de la politique monétaire, ce qui a amené les banques centrales à réexaminer des questions que l’on supposait résolues depuis longtemps.
La reprise économique se poursuit à l’échelle du globe mais n’est pas encore autosuffisante. L’importance plus grande accordée à l’assainissement des bilans des ménages, des banques et des gouvernements dans certaines économies avancées devrait modérer le rythme de la croissance mondiale par rapport à celui que la Banque prévoyait en avril.
Les événements récents ont mis en lumière le fait que, en matière de finance et d’économie, l’interdépendance est très souvent la règle à l’échelle du globe. Tout au long de son histoire, le Canada a été fortement influencé par ce qui se passe à l’extérieur de ses frontières.
De la fin de 2008 au milieu de 2009, le Canada a connu une récession courte et prononcée. Les principales composantes de la demande globale ont toutes reculé, à l’exception des dépenses publiques, et la production industrielle avait chuté de 15 %.
De la fin de 2008 au milieu de 2009, le Canada a connu une récession courte et prononcée. Les principales composantes de la demande globale ont toutes reculé, à l’exception des dépenses publiques, et la production industrielle avait chuté de 15 %.
Face à cette défaillance, le G20 s’est doté d’un programme complet et radical pour redéfinir le système financier mondial. Les semaines et les mois à venir seront déterminants pour son succès. Le temps des débats et des discussions tire à sa fin. Les autorités publiques doivent maintenant prendre des décisions et les mettre en oeuvre.
La Banque est chargée de fournir aux Canadiens des billets de banque qu’ils peuvent utiliser en toute confiance. À la fin de l’année 2009, le nombre de billets de banque en circulation s’élevait à 1,8 milliard, et leur valeur totalisait 55,5 milliards de dollars – soit environ 1 630 $ par Canadien.
Comme le titre de la conférence l’évoque, le secteur des produits de base a traversé de nombreux cycles d’expansion et de contraction. Une question évidente et fondamentale se pose : comment éviter ceux-ci à l’avenir?
Monsieur le Président, distingués membres du Comité, bonjour. Je suis ravi de me présenter devant ce comité aujourd’hui pour discuter du point de vue de la Banque du Canada au sujet de l’économie et de l’orientation de la politique monétaire.
Monsieur le Président, distingués membres du Comité, bonjour. Je suis ravi de me présenter devant ce comité aujourd’hui pour discuter du point de vue de la Banque du Canada au sujet de l’économie et de l’orientation de la politique monétaire.
Bonjour. Je suis heureux d'être ici parmi vous aujourd'hui pour discuter de la livraison d'avril du Rapport sur la politique monétaire, que la Banque a publiée ce matin.
John Maynard Keynes a dit que l'analyse avait pour but « de nous munir d'une méthode rationnelle et ordonnée pour résoudre les problèmes particuliers. […] Telle est la nature du raisonnement économique. »
Le fait que la Ottawa Economics Association organise un autre colloque sur les défis perpétuels que constituent pour le Canada l'évolution démographique.
J'aimerais remercier les étudiants des universités d'un océan à l'autre qui se sont joints à moi en ce jour spécial, qui marque le 75e anniversaire de la Banque du Canada.
Je vous remercie de m'avoir invité ici aujourd'hui. C'est un plaisir d'être avec vous. Cet après-midi, j'aimerais vous parler de liquidité et du rôle de la Banque du Canada.
Je suis ravi d'être ici, à Winnipeg. Aujourd'hui, je compte préciser certains éléments des perspectives économiques établies par la Banque du Canada.
Paul et moi sommes heureux d'être ici parmi vous aujourd'hui pour discuter du Rapport sur la politique monétaire, que nous avons publié ce matin.
Le début d'une nouvelle année est un moment propice à la réflexion, sur les douze mois qui viennent de s'écouler et sur ce que l'avenir nous réserve. L'année 2009 a sans nul doute été marquée par des bouleversements économiques et financiers considérables aux quatre coins du monde, qui ont plongé le Canada dans une grave récession.