Classification : Recherches menées par les banques centrales

  1. Les prochaines étapes dans l'évolution de la politique monétaire au Canada

    En 2006, la Banque a lancé un programme de recherche en vue de sonder deux voies d'amélioration possibles du cadre de maîtrise de l'inflation existant : 1) la réduction du taux d'inflation visé; 2) l'adoption d'un régime ciblant le niveau des prix plutôt que le taux d'inflation. L'article rend compte des progrès réalisés à ce jour, replace les conclusions tirées dans le contexte plus large de la littérature et formule des pistes de recherche à explorer. Les études publiées antérieurement et les récentes recherches entreprises par la Banque portent à croire que la poursuite d'une cible d'inflation inférieure à 2 % est probablement préférable au maintien du statu quo, mais on n'a pas encore déterminé jusqu'où abaisser exactement la cible ni quelle serait l'ampleur des avantages qu'en tirerait la population canadienne. En ce qui concerne l'établissement éventuel d'une cible fondée sur le niveau des prix, les résultats sont moins clairs : on devra étudier les répercussions d'une telle mesure sur les pratiques contractuelles et les attentes d'inflation, ainsi que la manière dont les autorités monétaires pourraient asseoir la crédibilité de leur engagement envers la cible. Il conviendra aussi d'évaluer la vulnérabilité de l'économie canadienne aux chocs habituellement considérés dans la littérature comme très préjudiciables à l'efficacité d'une cible de niveau des prix.

    Classification : Cadre de la politique monétaire; Cibles en matière d'inflation; Inflation : coûts et avantages; Inflation et prix; Modèles économiques; Recherches menées par les banques centrales
  2. Inflation non anticipée et redistribution de la richesse au Canada

    Article de la Revue de la Banque du Canada: Revue de la Banque du Canada - Printemps 2009 - Césaire Meh, Yaz Terajima

    L'un des arguments les plus décisifs en faveur de la stabilité des prix repose sur le fait que l'inflation non anticipée engendre des changements dans la répartition des revenus et de la richesse parmi différents agents économiques. Des transferts de richesse se produisent parce que de nombreux prêts sont établis sans indexation. Ainsi, en abaissant la valeur réelle des actifs et des passifs libellés en termes nominaux, une hausse non anticipée du niveau des prix entraîne une redistribution de la richesse qui s'opère des créditeurs vers les débiteurs. L'article quantifie ces effets de redistribution que l'inflation non anticipée entraîne au Canada, en présentant tout d'abord des données complètes relatives aux actifs et aux passifs nominaux de divers secteurs économiques et groupes de ménages. Les auteurs constatent que l'inflation non anticipée a d'importantes répercussions sur la répartition de la richesse, même en période de faible croissance des prix. En réduisant le fardeau réel de leur dette, le phénomène profite principalement à deux groupes : les jeunes ménages à revenu moyen, qui sont nombreux à opter pour des prêts hypothécaires à taux fixe, et les administrations publiques. En revanche, il lèse les ménages à revenu élevé ainsi que les ménages d'âge moyen à revenu moyen, dont l'avoir comprend notamment des obligations à long terme et des parts de fonds de pension non indexés.

    Classification : Bilan sectoriel; Inflation : coûts et avantages; Inflation et prix; Recherches menées par les banques centrales
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