Depuis 2009, le Cadre du Groupe des Vingt (G20) pour une croissance forte, durable et équilibrée propose un mécanisme à l’appui de la coordination des politiques macroéconomiques à l’échelle internationale. Le Cadre a produit des résultats, dont la fixation d’objectifs en matière d’assainissement des finances publiques. Il reste que la croissance mondiale n’a été ni forte ni équilibrée depuis la crise. En outre, plusieurs pays avancés tardent à se doter de plans crédibles de redressement budgétaire, alors que les progrès vers une flexibilité accrue des taux de change dans certaines économies émergentes sont lents. Un renforcement du processus d’examen par les pairs et un approfondissement des analyses des effets de débordement internationaux permettraient d’accroître l’empreinte du Cadre sur les politiques mises en œuvre par les membres du G20.
Classification : Évolution économique et financière récente; Politique budgétaire; Questions internationales; Régimes de taux de changeLe système monétaire international actuel doit être repensé. L’article débute par une évaluation du système existant, qui met en lumière les forces et les faiblesses de ce dernier. Les auteurs soulignent que le système n’a pas favorisé l’ajustement rapide et symétrique des taux de change réels qui s’imposait pour soutenir l’intégration de la Chine et des autres marchés émergents à l’économie mondiale. L’absence d’un tel ajustement a contribué à la crise financière et à la récession qui ont frappé l’économie de la planète et, parce qu’elle fait obstacle au rééquilibrage requis de la demande dans le monde, elle freine la reprise à l’échelle internationale. Les auteurs proposent ensuite un axe pour la réforme de ce système, suivant lequel toutes les économies et zones monétaires d’importance systémique adopteraient des taux de change flottants convertibles déterminés par les marchés et soutenus par des politiques monétaires, budgétaires et de réglementation financière adéquates. Ils examinent aussi le rôle que peuvent jouer les pays membres du G20 et les grandes institutions financières internationales pour promouvoir et faciliter la mise en place d’un tel environnement.
Classification : Questions internationales; Régimes de taux de changeDans les économies de marché émergentes, le taux de change réel doit pouvoir s’ajuster pour que le solde de la balance courante se maintienne à un niveau viable et pour aider à réduire l’instabilité macroéconomique et financière.
Classification : Économie du développement; Questions internationales; Régimes de taux de changePour mieux comprendre la dynamique de l’économie chinoise et la manière dont elle interagit avec le reste du monde, les auteurs intègrent la Chine à un modèle qui englobe les économies du « G3 » (États-Unis, zone euro et Japon) en prêtant une attention particulière à la modélisation de la politique monétaire de ce pays et du taux de change du yuan.
Classification : Cycles et fluctuations économiques; Modèles économiques; Questions internationales; Régimes de taux de changeLe Canada a été un acteur important de la création du Fonds monétaire international (FMI) durant l'après-guerre, mais il a aussi été le premier membre influent de cette institution à faire une entorse à l'orthodoxie du système de taux de change fixes de Bretton Woods, en abandonnant ce régime en 1950 au profit d'un taux de change flottant déterminé par le marché.
Classification : Cadre de la politique monétaire; Régimes de taux de change; Taux de changeLa Chine arrive au deuxième rang pour le produit intérieur brut mesuré en parité de pouvoir d'achat et au troisième pour la part qu'elle représente dans les exportations mondiales, et elle possède les réserves de change les plus importantes au monde. Elle ne joue toutefois qu'un rôle mineur dans le système financier international : ses banques sont peu présentes à l'étranger, le renminbi ne circule pratiquement pas hors du pays et les marchés de capitaux chinois ne constituent pas une source de financement significative pour les emprunteurs étrangers. Le faible degré d'intégration de la Chine dans le système financier mondial s'explique par la priorité donnée aux objectifs de politique intérieure. Au fur et à mesure que son économie se développera et que son système financier se fortifiera grâce aux réformes, la Chine gagnera en importance sur les marchés financiers mondiaux. Des changements sont déjà en cours, aiguillonnés par la canalisation de la puissance financière du pays vers les placements étrangers, et les autorités se sont engagées à assouplir le taux de change. Ces changements faciliteront l'intégration de l'économie chinoise dans le système financier mondial. Les auteurs de l'article exposent la situation actuelle et émettent des hypothèses sur l'évolution future des institutions et des marchés financiers chinois.
Classification : Marchés financiers; Questions internationales; Régimes de taux de changeÉtant donné l'interdépendance croissante des systèmes financiers et des systèmes de paiement et de règlement qu'ils englobent, il est primordial de déterminer quelle est la politique monétaire optimale lorsque deux systèmes de paiement interconnectés sont assujettis à la surveillance d'autorités distinctes.
Classification : Régimes de taux de change; Systèmes de compensation et de règlement des paiementsL'intégration de la Chine dans l'économie mondiale profite à ce pays, où elle favorise le recul de la pauvreté et la hausse du niveau de vie, ainsi qu'aux États industrialisés, qui bénéficient pour leur part de la baisse du coût de production des biens manufacturés.
Classification : Régimes de taux de changeL'auteur examine les tendances récemment observées dans les économies émergentes au chapitre des interventions sur le marché des changes afin de déterminer l'ampleur et le degré de stérilisation de celles-ci par rapport aux périodes antérieures de forte accumulation de réserves officielles.
Classification : Questions internationales; Régimes de taux de change; Stabilité financièreSchembri analyse l'expérience canadienne en matière de changes flottants durant l'après-guerre, y compris ses effets sur l'économie nationale et son influence sur l'élaboration de la théorie macroéconomique. Le régime de changes flottants du Canada et la forte mobilité des capitaux entre ce pays et les États-Unis constituaient des précédents d'un grand intérêt relativement à la conduite des politiques macroéconomiques. Les succès remportés et les difficultés éprouvées par les autorités canadiennes dans la mise en oeuvre de leurs politiques monétaire et budgétaire sous un tel régime ont retenu l'attention des chercheurs du Fonds monétaire international et d'autres organisations dans le monde et ont fortement influé sur la conception du modèle de Mundell-Fleming, qui a représenté une avancée révolutionnaire dans le développement de la nouvelle macroéconomie ouverte.
Classification : Cadre de la politique monétaire; Recherches menées par les banques centrales; Régimes de taux de changeLe nouveau modèle keynésien élaboré par l'auteur décrit une petite économie ouverte composée de quatre secteurs : produits de base, biens manufacturés, biens non échangeables internationalement et biens importés. Le degré de rigidité des prix et des salaires varie d'un secteur à l'autre et est modélisé au moyen de contrats à la Calvo-Yun. Le travail et le capital sont imparfaitement mobiles d'un secteur à l'autre.
Classification : Modèles économiques; Questions internationales; Régimes de taux de changeL'auteure s'attache à mesurer l'ampleur des transferts de dépenses imputables aux variations du taux de change.
Classification : Questions internationales; Régimes de taux de changeÀ l'aide d'un modèle multifactoriel d'évaluation des actifs mettant à contribution les données relatives aux rendements observés sur les marchés de devises, d'obligations et d'actions de dix économies émergentes, l'auteur analyse l'incidence du choix de régime de change sur le coût du capital et l'intégration des marchés financiers des économies émergentes. D'après les résultats qu'il obtient, l'adoption d'un régime de changes fixes entraîne une baisse de la prime de risque de change exigée par les investisseurs étrangers.
Classification : Économie du développement; Régimes de taux de changeLes données récentes indiquent que les échanges économiques à l'intérieur d'un même pays et entre les pays n'ont absolument pas la même intensité : les liens sont beaucoup plus étroits à l'intérieur des frontières nationales qu'entre les pays. Toutefois, ces résultats ne signifient pas nécessairement que les frontières et les monnaies nationales constituent d'importants obstacles au commerce qu'il faut éliminer, puisqu'ils concordent également avec l'hypothèse voulant que les échanges intérieurs soient plus efficients parce que les producteurs nationaux sont mieux en mesure de répondre aux besoins et aux goûts des consommateurs locaux, grâce à la présence d'institutions communes ainsi que de réseaux sociaux et informationnels locaux. Mettant l'accent principalement sur les liens commerciaux à l'intérieur du Canada et des États-Unis ainsi qu'entre les deux pays, les auteurs passent en revue les données disponibles concernant l'effet négatif des frontières nationales sur l'étroitesse des liens économiques internationaux, en ce qui touche surtout le commerce des biens et des services, et en évaluent l'incidence sur le bien-être du pays. Ils examinent également les données relatives aux conséquences de l'utilisation de monnaies communes pour le commerce et le bien-être. Comme les modèles empiriques employés jusqu'à maintenant ne permettent pas de cerner l'explication appropriée, les auteurs estiment qu'il n'est pas encore possible de tirer des conclusions définitives pour la mise en oeuvre des politiques.
Classification : Cadre de la politique monétaire; Questions internationales; Régimes de taux de changePour élaborer des politiques efficaces et stabilisatrices, il importe d'abord de comprendre le cycle économique.
Classification : Questions internationales; Régimes de taux de change; Transmission de la politique monétaireLes auteurs décrivent une enquête spéciale sur les pratiques des entreprises canadiennes en matière de paiement et de présentation de l'information financière qui a été menée par les bureaux régionaux de la Banque du Canada afin de déterminer si le dollar américain a commencé à supplanter le dollar canadien comme unité de compte. La Banque a demandé à un éventail représentatif d'entreprises en quelles monnaies : i) elles indiquent leurs prix de vente à leurs clients canadiens; ii) elles les indiquent à leurs clients étrangers; iii) elles établissent leurs états financiers; iv) elles fixent les salaires. Les résultats présentés actualisent certains de ceux exposés dans un article de Murray et Powell paru antérieurement dans la Revue de la Banque du Canada.
Les données indiquent qu'en dépit de la prédominance du billet vert dans le commerce mondial et de son rôle d'étalon de valeur international, l'utilisation du dollar américain au Canada est très limitée. La vaste majorité des sociétés canadiennes établissent leurs prix et leurs états financiers en dollars canadiens, et très peu de Canadiens touchent un salaire versé dans une monnaie étrangère. Le dollar canadien demeure nettement privilégié pour l'établissement de la plupart des prix et des états financiers au Canada et la « dollarisation » reste un phénomène marginal.
Classification : Régimes de taux de changeLes graves crises financières qui se sont succédé dans le monde dans les années 1990, conjuguées au récent lancement de l'euro, ont ravivé l'intérêt pour la question du choix du régime de change. Celle-ci revêt une acuité particulière dans le cas des pays à marché émergent — les autres pays étant perçus comme n'ayant d'autre choix que de conserver le régime en place ou comme étant très peu susceptibles d'y apporter des modifications.
L'article analyse l'évolution des régimes de change dans les marchés émergents au cours de la dernière décennie et compare les forces et les faiblesses des divers systèmes possibles. Ceux-ci comprennent les régimes intermédiaires, comme les parités fixes mais ajustables qui ont été populaires pendant la plus grande partie de l'après-guerre, et les régimes de change situés aux deux pôles de l'éventail : taux de change fixé de façon définitive et flottement libre. Deux formules proposées récemment sont également étudiées : le flottement dirigé « bonifié » (en anglais, Managed Floating Plus) et l'arrimage à un panier de devises avec marges de fluctuation et parité mobile. Les deux formules tentent de combiner les avantages des régimes de changes flottants et fixes, mais la plus prometteuse paraît être le flottement dirigé bonifié.
Classification : Économie du développement; Régimes de taux de changeLa forte dépréciation du dollar canadien et le lancement réussi de l'euro ont déclenché un vif débat au Canada sur les avantages possibles de l'adoption du dollar américain comme monnaie officielle. Certains observateurs soutiennent que ce débat est vain, puisque notre économie serait déjà fortement « dollarisée ». Selon eux, les entreprises et les ménages canadiens préfèrent souvent utiliser le dollar américain plutôt que leur propre dollar pour les fonctions de monnaie courantes. Toutefois, très peu d'éléments de preuve ont été avancés à l'appui de ces affirmations.
Au terme d'un examen des données disponibles, les auteurs tirent provisoirement certaines conclusions concernant le degré réel de dollarisation du Canada. Les faits passés en revue donnent à penser que les propos pessimistes au sujet de la disparition imminente du dollar canadien sont largement dénués de fondement. Le dollar canadien continue d'être la principale monnaie utilisée comme unité de compte, moyen d'échange et réserve de valeur au pays. Rien ne permet de croire non plus qu'il pourrait être supplanté à ce titre par le dollar américain dans un avenir prévisible. En effet, à bien des égards, l'économie canadienne est moins dollarisée actuellement qu'il y a 20 ans.
Classification : Régimes de taux de changeL'auteure examine la littérature théorique et empirique consacrée à l'incidence des monnaies communes sur les marchés financiers et dresse le bilan des trois premières années de l'Union économique et monétaire (UEM) européenne.
Classification : Marchés financiers; Régimes de taux de changeLa dépréciation marquée du dollar canadien et le lancement réussi de l'euro ont déclenché un débat animé quant aux avantages que procurerait l'adoption du dollar américain comme monnaie officielle au Canada.
Classification : Régimes de taux de changeLes études précédentes sur les liens entre le type de régime de change et la croissance économique à moyen terme d'un pays s'appuyaient sur une typologie en trois volets, qui établissait une distinction entre régime de changes fixes, régime de changes flottants et régime intermédiaire.
Classification : Cadre de la politique monétaire; Régimes de taux de change; Taux de changees modèles traditionnels relatifs aux régimes de change font abstraction des effets déstabilisateurs qu'ont les variations marquées et imprévues du taux de change.
Classification : Régimes de taux de changeL'auteur résume les actes d'un colloque international tenu à la Banque du Canada en novembre 2000. Ce colloque, qui rend hommage au travail de pionnier du professeur Milton Friedman dans la théorisation des taux de change, marquait le 50e anniversaire de l'adoption initiale d'un régime de changes flottants par le Canada. L'article renferme également un sommaire de l'allocution prononcée par M. Friedman à titre de conférencier d'honneur.
Les études présentées au colloque passent en revue un grand nombre des arguments avancés par M. Friedman, à la lumière des progrès récents de la théorie économique et des techniques économétriques. Elles portent également sur les expériences diverses d'un large éventail de pays industrialisés et d'économies de marché émergentes. Selon les principaux résultats de ces études, il y a tout lieu de croire qu'un régime de changes flottants est approprié dans le cas des pays qui sont de grands exportateurs de produits de base et qui possèdent des politiques crédibles de faible inflation ainsi que des systèmes financiers relativement bien développés.
Classification : Régimes de taux de change; Taux de changeCet article porte sur les efforts déployés par les grands pays avancés afin de raffermir le système financier international et d'éviter les crises financières comme celles qui ont ébranlé les économies de marché émergentes dans les années 1990. Les efforts se sont concentrés sur deux grands volets : la prévention des crises et la gestion des crises.
Le volet prévention a débouché sur la création de nouveaux organes internationaux au sein desquels les pays à marché émergent sont représentés. Diverses mesures ont également été prises afin d'atténuer la vulnérabilité de ces pays aux crises financières. On a porté une attention particulière à l'importance de la mise en oeuvre de politiques macroéconomiques appropriées — notamment en ce qui concerne l'établissement de régimes de change viables —, de la solidité des systèmes financiers et d'une gestion prudente des risques.
Pour ce qui est de la gestion des crises, on s'est entendu pour fournir au Fonds monétaire international (FMI) un accès à des ressources supplémentaires quand vient le temps de prêter aux pays victimes d'une crise financière. Le FMI a aussi mis en place de nouveaux mécanismes de financement à l'intention des pays confrontés à de telles difficultés. On a également convenu que le secteur privé devra jouer un rôle accru dans la résolution des crises.
Classification : Questions internationales; Régimes de taux de changeLes auteurs étudient le comportement qu'a affiché le cours du dollar canadien de 1997 à 1999 afin d'y déceler des signes de volatilité excessive ou de forte surréaction. Ils se servent d'un petit modèle économétrique, fondé sur les déterminants fondamentaux du taux de change sur le marché, pour tenter d'établir le degré de sous-évaluation ou de surévaluation systématique de la monnaie canadienne.
Classification : Régimes de taux de change; Taux de change