L'auteur se penche sur les conséquences macroéconomiques de modifications discrétionnaires apportées aux instruments de la politique budgétaire dans le contexte canadien. Son analyse repose sur un cadre semi-structurel d'autorégression vectorielle. Dans le but de simuler le processus décisionnel des autorités, l'auteur incorpore certaines restrictions, fondées sur le jeu des interactions institutionnelles d'une série d'instruments budgétaires et non budgétaires. Il décrit la réaction réelle de l'économie à des chocs budgétaires et propose un modèle théorique afin de tester les mécanismes de transmission endogènes des chocs que génère une variation imprévue des dépenses publiques dans une petite économie ouverte où existent des rigidités nominales et réelles. Pour représenter les effets de telles variations, il compare les profils de réaction théoriques aux profils empiriques dégagés, dans le cadre d'une méthode d'estimation à information limitée. En général, le modèle reproduit très bien les réactions observées, surtout celles de la consommation, de l'investissement, des exportations, des importations et de l'inflation, mais il ne réussit pas à prévoir celle du taux de change réel.