Les auteurs comparent l'évolution respective de l'efficience des principales banques canadiennes et de banques commerciales américaines au cours des 20 dernières années. Trois méthodes d'évaluation sont retenues. Les auteurs examinent avec la première les grands ratios de rendement et constatent que les banques canadiennes sont aussi productives que les américaines. Avec la seconde, ils évaluent l'ampleur des économies d'échelle au sein des fonctions de production des établissements canadiens et des sociétés de portefeuille bancaires américaines à peu près comparables. L'analyse révèle l'existence d'économies d'échelle plus importantes au Canada qu'aux États-Unis, ce qui donne à penser que les banques canadiennes sont de taille moins efficiente que les sociétés américaines et qu'elles ont le plus à gagner d'une expansion. Avec la troisième méthode, les auteurs mesurent l'efficience coût des banques canadiennes et des sociétés de l'échantillon américain par rapport à l'institution qui se situe à la frontière efficiente dans le pays concerné (celle qui a les meilleures pratiques). Il ressort que les banques canadiennes sont non seulement plus près de cette frontière que ne le sont les sociétés aux États-Unis, mais aussi qu'elles s'en sont davantage rapprochées que ces dernières. Pour finir, s'intéressant à la dispersion des écarts d'efficience coût au Canada, les auteurs imputent une partie de celle-ci aux écarts d'investissement existant dans le domaine des technologies de l'information et de la communication. Ils comparent également avec la situation américaine.

Aussi publié sous le titre :

Jason Allen, Walter Engert et Ying Liu (2007). « A Comparison of Canadian and US Universal Banks: Efficiency, Productivity, and the Role of Technology », Money Affairs, Centre d’études monétaires latino-américaines, vol. 20, no 1, p. 61-96, janvier-juin.