Dernière mise à jour : février 2020

Dans notre étude, nous modélisons la réaction des maisons de courtage aux exigences réglementaires relatives aux fonds propres, aux positions et aux liquidités, comme celles du dispositif de Bâle III. Les courtiers réagissent par des mouvements endogènes afin d’assurer la tenue de marché pour le compte de tiers : ils jumellent des ordres d’achat et de vente au lieu de détenir les positions de leurs clients dans leur bilan. La tenue de marché pour le compte de tiers crée un arbitrage entre les coûts et les risques qui réduit le bien-être des investisseurs mais aussi les risques auxquels les courtiers s’exposent. Les coûts assumés par les investisseurs ne sont pas captés dans toutes les mesures de la liquidité. Si les prix des actifs sont davantage touchés, les écarts entre les cours acheteur-vendeur ne changent pas et les volumes des opérations peuvent même augmenter, ce qui pourrait expliquer les conclusions divergentes des études empiriques.