Abonnement aux Robert Lafrance - Dernières parutions
Robert Lafrance - Dernières parutions

  • 19 juin 2008

    L'intégration de la Chine au système financier mondial

    La Chine arrive au deuxième rang pour le produit intérieur brut mesuré en parité de pouvoir d'achat et au troisième pour la part qu'elle représente dans les exportations mondiales, et elle possède les réserves de change les plus importantes au monde. Elle ne joue toutefois qu'un rôle mineur dans le système financier international : ses banques sont peu présentes à l'étranger, le renminbi ne circule pratiquement pas hors du pays et les marchés de capitaux chinois ne constituent pas une source de financement significative pour les emprunteurs étrangers. Le faible degré d'intégration de la Chine dans le système financier mondial s'explique par la priorité donnée aux objectifs de politique intérieure. Au fur et à mesure que son économie se développera et que son système financier se fortifiera grâce aux réformes, la Chine gagnera en importance sur les marchés financiers mondiaux. Des changements sont déjà en cours, aiguillonnés par la canalisation de la puissance financière du pays vers les placements étrangers, et les autorités se sont engagées à assouplir le taux de change. Ces changements faciliteront l'intégration de l'économie chinoise dans le système financier mondial. Les auteurs de l'article exposent la situation actuelle et émettent des hypothèses sur l'évolution future des institutions et des marchés financiers chinois.
  • 16 juin 2006

    Doit-on s'inquiéter des déséquilibres mondiaux?

    Les excédents grandissants de la balance courante des pays asiatiques et le déficit croissant de celle des États-Unis soulèvent des inquiétudes : les déséquilibres dont ils s'accompagnent pourraient constituer une menace pour l'économie mondiale, surtout s'ils se renversent de manière désordonnée. Certains experts estiment que le jeu normal des forces du marché corrigera ces déséquilibres avec le temps; d'autres considèrent qu'il incombe aux décideurs publics de faciliter l'ajustement en mettant en oeuvre des politiques qui freinent la demande intérieure dans les pays déficitaires et la stimulent dans les pays excédentaires. Le propos des auteurs de l'article est d'éclairer les principaux enjeux et points de controverse relatifs à ce débat.
  • 21 novembre 2004

    Résumé de l'atelier du G20 sur l'établissement de solides marchés financiers nationaux tenu les 26 et 27 avril 2004

    Des représentants du G20, des universitaires, des opérateurs des marchés et des membres d'institutions financières internationales se sont réunis à Ottawa afin d'examiner le rôle que de solides marchés financiers locaux peuvent jouer dans l'expansion et le développement économiques, de mettre en commun leurs expériences et, dans la mesure du possible, de formuler des recommandations d'ordre stratégique. Les participants ont recensé plusieurs éléments qu'ils jugeaient indispensables à la promotion de marchés financiers nationaux dynamiques et à l'atténuation de la vulnérabilité externe : des politiques macroéconomiques saines, une infrastructure financière et des systèmes bancaires robustes et un taux de change flottant pour les pays qui ont un compte de capital très ouvert. Les études présentées dans le cadre des six séances et de la conférence principale ont mis en lumière un certain nombre de questions, dont les asymétries de monnaies, l'approche séquentielle de la libéralisation financière et des réformes prudentielles, le développement des marchés financiers locaux, le renforcement de l'infrastructure et de la gouvernance ainsi que les incitations appropriées.
  • 19 novembre 2002

    Parité des pouvoirs d'achat : définition, mesure et interprétation

    Les auteurs étudient le concept de la parité des pouvoirs d'achat (PPA) et ses implications pour la détermination de la valeur d'équilibre du taux de change du dollar canadien. La PPA a deux applications, d'abord en tant que théorie de la détermination du taux de change et ensuite comme outil de comparaison des niveaux de vie entre pays. Dans l'optique de la détermination du taux de change, la théorie de la parité des pouvoirs d'achat est surtout utile en ce qu'elle nous rappelle que la politique monétaire n'influe pas à long terme sur le taux de change réel, puisque celui-ci peut s'écarter de façon persistante de sa valeur fondée sur la PPA en réaction aux chocs réels. Pour comparer les niveaux de vie entre pays, on calcule les taux de change assurant la parité des pouvoirs d'achat en comparant les prix de paniers nationaux de consommation. Les taux ainsi établis servent à convertir le revenu par habitant dans divers pays en une monnaie commune. Ils sont utiles parce qu'ils permettent de compenser l'effet des différences entre les niveaux de prix nationaux et d'obtenir des mesures comparables du pouvoir d'achat, mais ils ne constituent pas une mesure fiable de la valeur d'équilibre du taux de change. Les auteurs concluent que l'écart actuel entre la valeur effective du dollar canadien et sa valeur selon la PPA ne signifie pas que celui-ci est sous-évalué; cet écart reflète plutôt l'incidence de facteurs réels persistants, en particulier la baisse des cours des produits de base.
  • 15 décembre 1999

    Le taux de change, la productivité et le niveau de vie

    Cet article examine une thèse avancée récemment, selon laquelle il existe une relation de cause à effet entre la baisse de notre taux de change et la diminution du niveau de vie des Canadiens relativement à celui des Américains. Les auteurs étudient les principaux canaux — à savoir la productivité et les termes de l'échange — susceptibles de relier le taux de change et le niveau de vie; leur analyse porte toutefois davantage sur le premier d'entre eux (la productivité). Les auteurs concluent que le recul des cours mondiaux des produits de base et la faible demande de biens et services produits au Canada ont influencé à la fois le niveau de vie des Canadiens et le taux de change et que le régime de changes flottants n'a pas, de façon isolée, joué un rôle dans la baisse relative du niveau de vie.
  • 14 novembre 1999

    Les indices du taux de change réel du dollar canadien

    Dans cet article, les auteurs exposent la méthode utilisée pour construire les indices du taux de change réel (ITCR), puis comparent et évaluent, tant sur le plan conceptuel que sur le plan empirique, divers ITCR canadiens. Dans leurs conclusions, les auteurs soulignent que la théorie et les résultats empiriques incitent à privilégier, parmi les ITCR disponibles, ceux qui sont calculés sur la base des coûts unitaires de main-d'oeuvre. Ils notent cependant que des considérations d'ordre pratique encouragent les autorités à tenir compte, dans la conduite de la politique monétaire, d'ITCR calculés à l'aide d'indices de prix.
  • 9 novembre 1996

    Le Canada et les institutions financières internationales

    Les institutions financières internationales, comme le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Banque des Règlements Internationaux, jouent un rôle important dans le système financier mondial. Cet article fait un survol des principales institutions financières internationales dont fait partie le Canada. Les auteurs de l'article décrivent les activités de ces institutions ainsi que la nature de la participation du Canada, notamment celle de la Banque du Canada, à leur fonctionnement. De plus, ils traitent des mesures récentes prises à la suite des Sommets de Halifax et de Lyon en vue d'améliorer l'efficacité des activités des institutions financières internationales.
  • 8 mai 1995

    Les déterminants fondamentaux du taux de change et le dollar canadien

    Les conceptions que les économistes se font des principaux facteurs de détermination des taux de change ont évolué avec le temps en réaction à l'évolution de la conjoncture économique et à de nouvelles tendances de la théorie économique. Cet article fournit un survol des principales théories de la détermination des taux de change. Les facteurs qui influencent l'évolution des taux de change sont variés et complexes. Cependant, les auteurs montrent que les grandes variations enregistrées par le taux de change réel Canada-États-Unis depuis le début des années 70 peuvent être saisies par une équation simple faisant ressortir le rôle joué par les prix des produits de base et les écarts de taux d'intérêt entre le Canada et les États-Unis. L'équation est utilisée pour interpréter l'évolution du taux de change réel au cours des deux dernières décennies. Ce taux s'écarte parfois beaucoup des valeurs prévues par l'équation. La raison en est peut-être que celle-ci omet certains facteurs qui peuvent influencer le taux de change, en particulier sur le court terme. Parmi ces facteurs, on peut citer la politique budgétaire, l'endettement extérieur, l'incertitude politique et les attentes des investisseurs. Il s'agit là de facteurs qui sont difficiles à quantifier, mais qui ont revêtu une importance particulière ces dernières années.