The Usage of Security Lending Facilities under Unconventional Monetary Policy: Evidence from Sweden

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Cette étude examine l’interaction entre l’assouplissement quantitatif et le dispositif de prêt de titres. Elle se base pour ce faire sur un ensemble de données détaillées concernant : les achats effectués par la Riksbank à des fins d’assouplissement quantitatif; les opérations réalisées dans le cadre du dispositif de prêt de titres par l’organisme suédois chargé de la gestion de la dette; et les opérations de pension de gré à gré en Suède. Un modèle théorique montre aussi comment la demande excédentaire d’actifs et les frictions de recherche transforment le dispositif de prêt de titres qui, d’abord conçu comme un filet de sécurité, devient un mécanisme de premier ressort. D’un point de vue empirique et théorique, nous constatons que l’expansion de l’assouplissement quantitatif est étroitement liée au recours accru au dispositif de prêt de titres. Le rétrécissement des écarts entre le rendement du dispositif de prêt de titres et les taux des opérations de pension sur le marché fait du rendement de ce dispositif une valeur plancher pour les prêts garantis, ce qui affaiblit les liens avec les taux de référence de la politique monétaire et pourrait modifier sa transmission. Les annonces d’assouplissement quantitatif font aussi augmenter le recours au dispositif de prêt de titres, ce qui soulève des préoccupations concernant l’aléa moral. En théorie, l’assouplissement quantitatif renforce le pouvoir de négociation des courtiers qui empruntent des liquidités et peut réduire leur recours au marché des pensions, ce qui a des répercussions pour la liquidité du marché.

DOI : https://doi.org/10.34989/swp-2026-9