The aggregate and heterogeneous effects of responding to shelter inflation
Cet article examine comment les mesures de politique monétaire prises en réponse à la hausse des frais de logement se répercutent à la fois sur l’économie dans son ensemble et sur les différents ménages. Nous constatons que les effets macroéconomiques globaux de ces mesures sont modestes, tandis que leurs conséquences redistributives entre les ménages sont nettement plus importantes. Les locataires et les propriétaires ont des préférences très différentes quant à la nécessité, pour la banque centrale, de réagir à une forte augmentation des frais de logement. Enfin, l’inflation liée au coût de l’intérêt hypothécaire réagit mécaniquement aux variations des taux d’intérêt. En conséquence, une politique monétaire qui réagit à ces mouvements de l’inflation génère une boucle de rétroaction endogène, produisant des oscillations indésirables de la consommation et de la production.