Monetary Policy Under Okun’s Hypothesis

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Le cadre de politique monétaire actuel de la Réserve fédérale est destiné à favoriser davantage d’« inclusion » par la prolongation d’une forte activité économique pendant des périodes d’expansion. Cette stratégie repose sur l’hypothèse d’Okun (1973) selon laquelle une économie à forte cadence entraîne une amélioration constante de la situation des petits salariés sur le marché du travail. Pour en vérifier la validité, nous construisons un cadre néo-keynésien à agents hétérogènes doté d’un modèle du marché du travail frictionnel. Sur ce marché du travail, trois états existent pour les travailleurs; d’autre part, les personnes peu qualifiées sont plus exposées que les autres aux aléas du cycle économique. En outre, les récessions y ont des conséquences durables sur le taux d’activité et les salaires, en accord avec les données empiriques. Lorsqu’une règle canonique de ciblage de l’inflation est appliquée, la contrainte de la borne du zéro induit un biais désinflationniste et aggrave les séquelles des récessions parmi les travailleurs au bas de l’échelle salariale. La stratégie de la Réserve fédérale, qui mise sur le maintien de taux bas à plus long terme après une récession, est un remède efficace contre une hystérésis portée par la contrainte de la borne du zéro et aboutit à des hausses notables de revenus chez les petits salariés ainsi qu’à une baisse globale des inégalités de revenus. Cependant, si elle est poursuivie activement, cette politique transforme le biais désinflationniste en un biais inflationniste. Étant donné que les banques centrales pourraient décider d’accorder une priorité différente à l’inflation et à l’inclusion, nous quantifions pour finir l’arbitrage entre ces deux variables auquel conduisent diverses règles de politique monétaire.

DOI : https://doi.org/10.34989/swp-2026-3