Fabienne Schneider est économiste-experte au département des Marchés financiers de la Banque du Canada. Elle est spécialisée en économie financière et s’intéresse principalement aux marchés des obligations d’État et à la structure de ces marchés. Avant son arrivée à la Banque, Fabienne était adjointe aux recherches et auxiliaire d’enseignement au Centre d’études de Gerzensee en Suisse. Elle a obtenu son doctorat en économie de l’Université de Berne.
Nous mettons au point une méthode pour quantifier les coûts de transaction sur le marché des pensions à l’aide de données sur les opérations de gré à gré, où les écarts acheteur-vendeur affichés ne sont pas observables. En estimant les écarts effectifs au niveau des opérations individuelles, nous élaborons une nouvelle mesure pour évaluer les coûts d’intermédiation dans différents segments du marché.
Cette étude examine l’interaction entre l’assouplissement quantitatif et le dispositif de prêt de titres. Elle se base pour ce faire sur un ensemble de données détaillées concernant : les achats effectués par la Riksbank à des fins d’assouplissement quantitatif; les opérations réalisées dans le cadre du dispositif de prêt de titres par l’organisme suédois chargé de la gestion de la dette; et les opérations de pension de gré à gré en Suède. Un modèle théorique montre aussi comment la demande excédentaire d’actifs et les frictions de recherche transforment le dispositif de prêt de titres qui, d’abord conçu comme un filet de sécurité, devient un mécanisme de premier ressort.
Nous étudions la section transversale des rendements d’équilibre des actifs sûrs à l’aide d’un modèle d’évaluation maniable, avec une demande de liquidité microfondée et plusieurs actifs sûrs présentant des coûts de transaction hétérogènes. Nous testons les principales prédictions de notre théorie à l’aide d’une nouvelle mesure des rendements d’opportunité (ou l’inverse) relatifs sur le marché des bons du Trésor américain.
La prime sur les bons du Trésor faisant partie de l’émission courante est une anomalie. Je l’explique à l’aide d’un modèle où les négociants principaux détiennent des stocks de bons du Trésor. J’utilise le modèle pour analyser les effets produits lorsqu’on élargit l’accès aux facilités d’une banque centrale.