AI Paradox: Promise vs. Reality—What It Means for Monetary Policy
Les progrès récents dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ont ravivé les attentes d’une augmentation spectaculaire de la productivité et d’une perturbation à grande échelle du marché du travail. Pourtant, malgré les progrès rapides des capacités de l’IA, la croissance globale de la productivité dans les économies avancées reste modérée, et les suppressions d’emplois à grande échelle ne se sont pas concrétisées. Cette divergence entre les promesses de la technologie et les résultats mesurés, appelée « paradoxe de la productivité de l’IA », pose des défis importants pour les politiques publiques.
Cet article synthétise les données empiriques émergentes concernant les effets de l’IA sur les marchés du travail et la productivité. Les effets à court terme se concentrent sur la restructuration des tâches au sein d’une même profession et l’embauche en début de carrière, tandis que les études causales au niveau microéconomique font état de gains de productivité considérables (15 à 60 %) qui n’apparaissent pas encore dans les statistiques agrégées en raison des délais de diffusion, des coûts d’ajustement organisationnel et des limites des mesures.
Nous examinons ensuite les implications macroéconomiques pour la production potentielle (Y*) et la dynamique de l’inflation. Si l’IA est susceptible de stimuler la production potentielle et d’exercer des pressions désinflationnistes à long terme, l’effet sur l’inflation durant la transition est beaucoup moins certain. Pour la politique monétaire, le principal défi consiste à distinguer en temps réel l’ajustement structurel de la faiblesse conjoncturelle. Nous soutenons qu’une politique efficace durant la transition vers l’IA devrait faire preuve d’une flexibilité mesurée.