Biographie

Maryam Haghighi est directrice des Systèmes intelligents et de l’Innovation à la Banque du Canada. À ce titre, elle dirige un portefeuille à l’échelle de l’organisation couvrant l’intelligence artificielle, l’analytique avancée, les plateformes de données et de calcul, l’infrastructure numérique et les technologies émergentes. Elle façonne l’orientation stratégique de la Banque dans ces domaines et collabore avec les secteurs de l’institution afin de transformer les avancées technologiques en capacités sécuritaires, responsables et évolutives qui renforcent la prise de décision, la résilience opérationnelle et la réalisation du mandat de la Banque.

Mme Haghighi agit également à titre de coprésidente du groupe de travail sur les technologies quantiques des banques centrales du G7, où elle fait progresser la collaboration internationale et la préparation stratégique face aux possibilités et aux risques associés aux technologies quantiques. Ses travaux contribuent à renforcer la préparation technologique et la résilience des banques centrales et du système financier dans son ensemble, tout en participant à l’orientation du dialogue mondial sur l’avenir des technologies émergentes dans les services financiers.

Leader reconnue dans les domaines de l’intelligence artificielle, des données et de la transformation numérique, Mme Haghighi a précédemment occupé le poste de directrice de la Science des données à la Banque. À ce titre, elle a fondé le Centre de science des données de la Banque et fait progresser son approche en matière de gouvernance responsable de l’intelligence artificielle. Elle a également joué un rôle déterminant dans l’élaboration de la stratégie quantique de la Banque et dans le développement de capacités organisationnelles favorisant l’innovation à grande échelle. Tout au long de sa carrière, elle a dirigé des équipes multidisciplinaires, mené des initiatives de transformation complexes et traduit les technologies émergentes en solutions concrètes dans des secteurs hautement réglementés.

Mme Haghighi est titulaire d’un doctorat en mathématiques de l’Université d’Ottawa et détient le titre d’administratrice agréée (C.Dir.). Son travail se situe au carrefour de la technologie, de la gouvernance et des politiques publiques, où elle contribue à faire progresser l’innovation responsable et à renforcer la résilience institutionnelle.


Travaux de recherche du personnel

Monetary Policy in an AI-Driven Two-Speed Economy

Document de travail du personnel 2026-27 Joshua Brault, Maryam Haghighi, Jing Yang
Nous analysons les mesures de politique monétaire prises en réaction à l’IA dans un modèle de type nouveau keynésien à deux secteurs qui définit deux formes de changement : l’augmentation et l’automatisation. Les deux réduisent la demande de main-d’œuvre, ce qui nécessite une détente monétaire qui crée des arbitrages pour ce qui est de l’inflation. L’automatisation aggrave ces arbitrages. L’inflation globale dépend de la forme des changements et de l’étendue de l’adoption de l’IA, ce qui rend la stabilisation par la politique monétaire plus complexe et les données agrégées potentiellement trompeuses.

Integrating Non-traditional Data and AI into Central Banking: A Canadian Perspective

Document analytique du personnel 2026-17 James Chapman, Ajit Desai, Maryam Haghighi, James (Jim) C. MacGee
Cette étude porte sur la façon dont les banques centrales intègrent des données non traditionnelles et l’intelligence artificielle (IA) dans l’analyse des politiques et les opérations. S’appuyant sur l’expérience de la Banque du Canada, elle traite des applications émergentes, des défis de gouvernance et des choix stratégiques liés au déploiement responsable de l’IA à grande échelle afin d’améliorer la richesse des analyses, l’efficience et la résilience institutionnelle.

AI Paradox: Promise vs. Reality—What It Means for Monetary Policy

Document analytique du personnel 2026-4 Joshua Brault, Maryam Haghighi, Jing Yang
Cet article passe en revue les données émergentes concernant les effets de l’IA sur le marché du travail et la productivité. Il souligne les premiers impacts au niveau des tâches, les gains de productivité considérables au niveau microéconomique, et les défis macroéconomiques que cela pose pour la politique monétaire durant la transition.

Plus