Une enquête téléphonique menée en décembre 2010 sur la connaissance et la compréhension qu'a le public du mandat et des politiques de la Banque du Canada indique que la proportion de la population connaissant la Banque s'est accrue pour atteindre 40 %, comparativement à 31 % en 1999, année où une enquête semblable a été réalisée. En 2010, 38 % des répondants ont dit avoir entendu, vu ou lu quelque chose au sujet de la Banque du Canada récemment*.

Cette amélioration quant à la connaissance de la Banque depuis 1999 va de pair avec les résultats de 2010, qui font ressortir une hausse de la proportion de bonnes réponses aux questions sur ce que fait la Banque et sur les raisons pour lesquelles elle modifie son taux directeur. En particulier, lorsqu'on leur a demandé ce que la Banque cherchait à accomplir en abaissant les taux d'intérêt, les deux tiers des personnes interrogées (67 %) ont bien répondu, citant comme objectif divers modes de stimulation de l'activité. Il s'agit d'une augmentation substantielle par rapport au chiffre de 53 % obtenu en 1999.

Parmi les personnes sondées en fin d'année qui ont déclaré connaître la Banque, 90 % ont dit avoir confiance dans la capacité de celle-ci de s'acquitter de son mandat de promouvoir le bien-être économique et financier du Canada. Presque deux personnes sur trois (63 %) interrogées en 2010 ont dit que les activités de la Banque ont de l'importance par rapport à leur situation financière personnelle et à leur bien-être économique en général.

La Banque du Canada a chargé la firme de sondage Ipsos Reid de mener l'enquête de 2010. Celle-ci a été réalisée par téléphone, du 6 au 9 décembre, auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 Canadiens adultes, dans le cadre de l'enquête omnibus Express d'Ipsos Reid. L'échantillon affiche une marge d'erreur (calculée à un intervalle de confiance à 95 %) de plus ou moins 3,1 points de pourcentage. Une légère pondération a été appliquée à l'échantillon pour qu'il corresponde aux caractéristiques de la population canadienne par région, par âge et par sexe prises en compte dans le recensement de 2006. L'enquête de 2010 comprenait, en plus des questions posées en 1999, quelques nouvelles questions.

Ipsos Reid a également effectué une enquête en ligne auprès de 1 000 Canadiens pour le compte de la Banque du Canada en décembre 2010. Bien qu'ils ne soient pas identiques, les résultats de l'enquête en ligne sont très similaires à ceux de l'enquête téléphonique. Les résultats obtenus en ligne en 2010 serviront de point de comparaison pour d'éventuelles enquêtes que la Banque souhaiterait réaliser en ligne seulement.

Même si l'enquête de 2010 ne s'est pas penchée sur les raisons pour lesquelles le public a une meilleure connaissance de la Banque du Canada par rapport à 1999, les efforts déployés par l'institution pour accroître la transparence et améliorer les communications en ce qui a trait aux décisions qu'elle prend ont vraisemblablement contribué à l'amélioration des résultats. Certaines initiatives engagées par la Banque depuis 1999 ont suscité un vaste intérêt dans les médias ainsi que dans les milieux de la finance, de l'économie et des politiques publiques, et ont probablement aidé à mieux faire connaître l'institution par rapport à ce que laissaient entrevoir les résultats de 1999 :

  • En 2000, la Banque du Canada a adopté un nouveau régime de huit dates « fixes » ou préétablies par an pour annoncer ses décisions concernant son taux directeur, analyse économique à l'appui.
  • Le Rapport sur la politique monétaire, qui était publié deux fois par an en 1999, est maintenant publié quatre fois par an.
  • Les membres du Conseil de direction de la Banque font beaucoup plus de discours et d'exposés et sont beaucoup plus présents dans les médias qu'en 1999.
  • En 2002, la Banque a commencé à publier la Revue du système financier deux fois par année. Cette publication porte sur l'évolution du système financier et présente une analyse des grandes orientations dans le secteur financier.
  • Depuis 1999, la Banque enrichit constamment le contenu de son site Web institutionnel, entre autres en y versant une quantité substantielle de nouvelles données. Cela coïncide avec une hausse considérable du recours à Internet comme principale source d'information dans le public.
  • La récente crise financière mondiale a attiré l'attention de la population sur l'économie et le système financier. Étant une institution clé dans ces deux domaines, la Banque et les mesures qu'elle a prises durant la crise ont reçu une importante couverture dans les médias et les chroniques financières.
  • Depuis 1997, les bureaux régionaux de la Banque s'emploient à renforcer les liens avec les milieux des affaires et des marchés financiers, les établissements d'enseignement et le grand public ainsi qu'à accroître la connaissance qu'a le public de la politique monétaire et des éléments de sécurité des billets de banque au moyen de consultations et de discours. Ces bureaux se chargent également de mener l'enquête sur les perspectives des entreprises (400 entreprises interrogées chaque année), dont les résultats sont publiés chaque trimestre par la Banque depuis 2004.

Consulter les résultats complets de l’enquête de 2010:

* Comme ces réponses ont été données à une question qui ne figurait pas dans l'enquête de 1999, il n'est pas possible de comparer ces chiffres à ceux de l'enquête précédente.