La Banque du Canada a publié aujourd'hui la livraison d'avril du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle elle examine les tendances économiques et financières au regard de la stratégie qu'elle poursuit pour la maîtrise de l'inflation au Canada.

L'évolution de l'économie mondiale est généralement conforme aux attentes, et les prévisions relatives à l'activité au pays demeurent essentiellement les mêmes que celles présentées dans la Mise à jour de janvier du Rapport sur la politique monétaire. On observe de plus en plus de signes témoignant de l'ajustement de l'économie canadienne aux changements en cours sur la scène internationale, notamment le réalignement des devises et le renchérissement des produits de base.

La Banque prévoit que l'économie canadienne progressera de quelque 2 1/2 % en 2005 et d'environ 3 1/4 % en 2006, la croissance provenant principalement du dynamisme de la demande intérieure. Afin de continuer à soutenir la demande globale, la Banque a décidé de maintenir à 2,5 % le taux cible du financement à un jour le 12 avril.

La Banque estime encore que l'économie fonctionne quelque peu en deçà des limites de sa capacité de production et qu'elle retournera à son plein potentiel au second semestre de 2006. L'inflation mesurée par l'indice de référence devrait revenir à 2 % vers la fin de l'an prochain. Selon le scénario établi à partir des cours à terme du pétrole, le taux d'augmentation de l'IPC global devrait rester légèrement au-dessus de 2 % cette année et descendre un peu en deçà de ce niveau au deuxième semestre de 2006. À la lumière de ces perspectives d'évolution de la croissance et de l'inflation, une réduction du degré de détente monétaire sera requise au fil du temps.

Ces prévisions sont entachées de risques, aussi bien à la hausse qu'à la baisse, et d'incertitudes. Parmi ces risques, mentionnons le rythme d'expansion en Asie ainsi que la trajectoire des cours du pétrole et des produits de base non énergétiques. Un autre risque concerne la résorption des déséquilibres des balances courantes à l'échelle mondiale. Les incertitudes liées aux perspectives pour le Canada ont trait pour la plupart à la façon dont l'économie s'ajuste aux modifications des prix relatifs associées aux principaux changements en cours sur la scène internationale.