John Murray

Ancien sous-gouverneur (2008 - 2014)

Biographie

John Murray a occupé le poste de sous-gouverneur à la Banque du Canada de janvier 2008 jusqu’à son départ à la retraite, en avril 2014. Avec les autres membres du Conseil de direction, M. Murray partageait la responsabilité des décisions touchant la politique monétaire et la stabilité du système financier, ainsi que de la formulation de l’orientation stratégique de la Banque.

Originaire de Toronto, M. Murray a obtenu un baccalauréat en commerce de l’Université Queen’s en 1971, puis une maîtrise et un doctorat en sciences économiques de l’Université de Princeton, en 1974 et en 1977 respectivement.

Après avoir terminé son doctorat, M. Murray a été professeur adjoint à l’Université de la Colombie-Britannique, puis professeur adjoint invité à l’Université de Caroline du Nord. En 1985-1986, il a également été maître de conférences à l’Université de Princeton.

M. Murray est entré au service de la Banque du Canada en 1980 en qualité d’économiste principal, au département des Études monétaires et financières, où il a été promu chargé de recherche en 1981, puis chef adjoint en 1982. De 1984 à 1987, il a occupé le poste de conseiller en recherches aux Études monétaires et financières ainsi qu’au département des Relations internationales, dont il est devenu sous-chef en 1987 et chef en 1990. M. Murray a été nommé conseiller du gouverneur en janvier 2000.


Discours

6 mars 2014

Regard de l’extérieur : analyse de l’économie canadienne du point de vue international

Discours John Murray comptables en management accrédités (CMA), les comptables généraux accrédités (CGA) et les membres de l’Institut de la gestion financière du Canada des sections de Victoria Victoria (Colombie-Britannique)
Le sous-gouverneur John Murray discute de l’économie canadienne d’un point de vue international.

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Publications de la Banque

Articles de la Revue de la Banque du Canada

14 novembre 2013

La prise de décision en matière de politique monétaire à la Banque du Canada

Le processus que suit la Banque du Canada pour prendre ses décisions en matière de politique monétaire a évolué au fil du temps. Ce processus exige beaucoup d’information et de collaboration, car il repose sur l’expertise, le jugement et l’analyse de nombreuses personnes. Cet article décrit le processus en vigueur à la Banque et corrige certaines erreurs répandues à son sujet, de même que des idées reçues concernant la politique monétaire.
18 novembre 2010

L'incidence des variations de change sur les prix a-t-elle vraiment diminué? Données récentes tirées de la littérature

Dans le prolongement d'un article paru dans une livraison antérieure de la Revue de la Banque du Canada, les auteurs réexaminent d'un oeil critique l'hypothèse voulant que le degré de transmission des variations du taux de change aux prix ait régressé, à la lumière de travaux effectués récemment à l'aide de modèles d'équilibre général dynamiques et stochastiques.
15 décembre 2007

Introduction - Cibles d'inflation : bilan des recherches récentes

Le régime de cibles d’inflation que le Canada a adopté en 1991 compte pour beaucoup dans la vigueur exceptionnelle affichée par l’économie canadienne ces dernières années. Un volet important du programme de recherche à moyen terme de la Banque du Canada consiste à cerner les facteurs ayant contribué aux excellents résultats obtenus grâce au régime actuel et à évaluer comment améliorer ce régime dans l’avenir.
21 août 2003

Le point sur la « dollarisation » du Canada

Les auteurs décrivent une enquête spéciale sur les pratiques des entreprises canadiennes en matière de paiement et de présentation de l'information financière qui a été menée par les bureaux régionaux de la Banque du Canada afin de déterminer si le dollar américain a commencé à supplanter le dollar canadien comme unité de compte. La Banque a demandé à un éventail représentatif d'entreprises en quelles monnaies : i) elles indiquent leurs prix de vente à leurs clients canadiens; ii) elles les indiquent à leurs clients étrangers; iii) elles établissent leurs états financiers; iv) elles fixent les salaires. Les résultats présentés actualisent certains de ceux exposés dans un article de Murray et Powell paru antérieurement dans la Revue de la Banque du Canada. Les données indiquent qu'en dépit de la prédominance du billet vert dans le commerce mondial et de son rôle d'étalon de valeur international, l'utilisation du dollar américain au Canada est très limitée. La vaste majorité des sociétés canadiennes établissent leurs prix et leurs états financiers en dollars canadiens, et très peu de Canadiens touchent un salaire versé dans une monnaie étrangère. Le dollar canadien demeure nettement privilégié pour l'établissement de la plupart des prix et des états financiers au Canada et la « dollarisation » reste un phénomène marginal.
21 décembre 2002

Les régimes de change dans les économies émergentes

Les graves crises financières qui se sont succédé dans le monde dans les années 1990, conjuguées au récent lancement de l'euro, ont ravivé l'intérêt pour la question du choix du régime de change. Celle-ci revêt une acuité particulière dans le cas des pays à marché émergent — les autres pays étant perçus comme n'ayant d'autre choix que de conserver le régime en place ou comme étant très peu susceptibles d'y apporter des modifications. L'article analyse l'évolution des régimes de change dans les marchés émergents au cours de la dernière décennie et compare les forces et les faiblesses des divers systèmes possibles. Ceux-ci comprennent les régimes intermédiaires, comme les parités fixes mais ajustables qui ont été populaires pendant la plus grande partie de l'après-guerre, et les régimes de change situés aux deux pôles de l'éventail : taux de change fixé de façon définitive et flottement libre. Deux formules proposées récemment sont également étudiées : le flottement dirigé « bonifié » (en anglais, Managed Floating Plus) et l'arrimage à un panier de devises avec marges de fluctuation et parité mobile. Les deux formules tentent de combiner les avantages des régimes de changes flottants et fixes, mais la plus prometteuse paraît être le flottement dirigé bonifié.
21 novembre 2002

Le Canada est-il « dollarisé »?

La forte dépréciation du dollar canadien et le lancement réussi de l'euro ont déclenché un vif débat au Canada sur les avantages possibles de l'adoption du dollar américain comme monnaie officielle. Certains observateurs soutiennent que ce débat est vain, puisque notre économie serait déjà fortement « dollarisée ». Selon eux, les entreprises et les ménages canadiens préfèrent souvent utiliser le dollar américain plutôt que leur propre dollar pour les fonctions de monnaie courantes. Toutefois, très peu d'éléments de preuve ont été avancés à l'appui de ces affirmations. Au terme d'un examen des données disponibles, les auteurs tirent provisoirement certaines conclusions concernant le degré réel de dollarisation du Canada. Les faits passés en revue donnent à penser que les propos pessimistes au sujet de la disparition imminente du dollar canadien sont largement dénués de fondement. Le dollar canadien continue d'être la principale monnaie utilisée comme unité de compte, moyen d'échange et réserve de valeur au pays. Rien ne permet de croire non plus qu'il pourrait être supplanté à ce titre par le dollar américain dans un avenir prévisible. En effet, à bien des égards, l'économie canadienne est moins dollarisée actuellement qu'il y a 20 ans.

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