22 décembre 2005 Soixante-dix ans d'activité : la Banque du Canada dans le contexte international (1935-2005) Revue de la Banque du Canada - Hiver 2005-2006 Michael Bordo, Angela Redish Bordo et Redish examinent l'évolution qu'ont connue les banques centrales au cours des 70 dernières années et mettent en lumière les périodes durant lesquelles le Canada a innové sur le plan des pratiques de banque centrale ou semblé suivre une démarche légèrement différente de celle des autres pays. Ils soulignent que les forces à l'oeuvre à l'échelle mondiale ont apparemment beaucoup influé sur l'inflation tout au long de ces 70 années, le Canada et les États-Unis ayant enregistré des taux d'inflation à peu près identiques même si leurs régimes de politique monétaire respectifs différaient sensiblement à certains égards. Le Canada, par exemple, s'est doté relativement tard d'une banque centrale, longtemps après la plupart des autres pays industrialisés. Le Canada a aussi été le seul pays à laisser sa monnaie flotter dans les années 1950 et au début de la décennie suivante, soit durant une bonne partie de la période régie par les accords de Bretton Woods. Il a en outre adopté des cibles d'inflation bien avant que les banques centrales de la majorité des autres pays n'en fassent autant, et il a introduit un certain nombre d'innovations au chapitre de la mise en oeuvre de la politique monétaire dans les années 1990. Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) de recherche : Cadre de la politique monétaire, Inflation et prix, Taux de change
25 octobre 2005 Les exportations, les importations et l'appréciation du dollar canadien Revue de la Banque du Canada - Automne 2005 Richard Dion, Michel Laurence, Yi Zheng L'évaluation objective des effets que l'appréciation enregistrée par le dollar canadien en 2003 et 2004 a eus sur les importations et les exportations exige un examen détaillé des nombreux autres facteurs ayant pu entrer en ligne de compte. Dion, Laurence et Zheng analysent les influences qu'ont subies les échanges extérieurs du Canada ces deux dernières années, y compris les mouvements du taux de change, les chocs mondiaux ou sectoriels, les entraves à l'offre nationale de certains produits et la concurrence livrée par les économies émergentes, en particulier la Chine. L'analyse est complétée par des modèles économétriques que la Banque a mis au point et qui fournissent des estimations statistiquement valides de l'incidence de la hausse du dollar canadien sur le profil d'évolution récent des exportations et des importations. Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) de recherche : Balance des paiements et composantes, Questions internationales, Taux de change
22 octobre 2005 L'incidence de l'appréciation du dollar canadien sur les entreprises du pays : résultats des enquêtes de la Banque du Canada sur les perspectives des entreprises Revue de la Banque du Canada - Automne 2005 Jean Mair Pour savoir comment les entreprises ont été touchées par l'appréciation du dollar canadien en 2003 et 2004 et quelles mesures elles ont prises pour y réagir, la Banque a ajouté des questions à l'enquête sur les perspectives des entreprises que mènent chaque trimestre ses bureaux régionaux. Environ la moitié des firmes sondées ont déclaré être désavantagées par l'appréciation de la monnaie du pays, une sur quatre s'est dite avantagée, tandis que les autres ont affirmé que l'effet était neutre pour elles. Jean Mair classe et résume les réactions des entreprises, en indiquant les secteurs qui ont été les plus et les moins durement atteints. Elle explique pourquoi les firmes ont été favorisées ou pénalisées par l'appréciation du dollar. Elle examine aussi les mesures adoptées au fil du temps en réponse à l'appréciation pour voir ce qu'elles peuvent nous apprendre sur le processus d'ajustement des entreprises. Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) de recherche : Balance des paiements et composantes, Évolution économique et financière récente, Taux de change
18 octobre 2005 Quels sont les déterminants des taux de change? Revue de la Banque du Canada - Automne 2005 Jeannine Bailliu, Michael R. King La compréhension des causes à l'origine des variations du taux de change représente un défi constant pour les économistes. Malgré des recherches approfondies, les modèles macroéconomiques traditionnels de détermination du taux de change — à l'exception de l'équation de taux de change de la Banque du Canada — n'ont pas obtenu beaucoup de succès. Cette lacune a incité des économistes à explorer de nouvelles méthodes de modélisation fondées sur des cadres d'analyse plus complexes et plus réalistes. Dans le contexte de la forte appréciation que le dollar canadien a connue en 2003 et 2004, Bailliu et King passent en revue les différents modèles de taux de change macroéconomiques ainsi que les modèles microstructurels qui mettent en relief l'importance des mécanismes de transaction, de l'asymétrie d'information et de l'hétérogénéité des investisseurs dans la compréhension de la dynamique de court terme des taux de change. Les auteurs dressent un bilan des connaissances actuelles concernant les déterminants du taux de change, soulignent les récentes percées dans ce domaine et dégagent de nouveaux axes de recherche prometteurs. Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) de recherche : Marchés financiers, Modèles économiques, Taux de change
5 octobre 2005 Le taux de change et la poursuite d'une cible d'inflation au Canada Revue de la Banque du Canada - Automne 2005 Christopher Ragan Un taux de change flottant pouvant s'ajuster librement aux chocs qui frappent les économies canadienne et mondiale constitue une composante essentielle du cadre de maîtrise de l'inflation de la Banque du Canada. Ce taux de change joue un rôle important dans le mécanisme de transmission de la politique monétaire. D'un point de vue pratique, il est intéressant de se demander comment la Banque intègre les fluctuations du taux de change dans le processus décisionnel relatif à la conduite de la politique monétaire. C'est seulement après avoir établi la cause et le degré de persistance d'une variation du taux de change, ainsi que son effet net probable sur la demande globale, que la Banque peut déterminer la mesure de politique monétaire à appliquer pour garder l'inflation à un niveau bas, stable et prévisible. Ragan se penche sur la nécessité de poursuivre des cibles d'inflation et sur le mécanisme de transmission de la politique monétaire, y compris sur le rôle du taux de change, avant de décrire deux catégories de variations du taux de change et leurs implications pour la politique monétaire. Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) de recherche : Cibles en matière d'inflation, Mise en oeuvre de la politique monétaire, Taux de change
20 avril 2005 Résumé du colloque Le Canada dans l'économie mondiale Revue de la Banque du Canada - Printemps 2005 Lawrence L. Schembri Le colloque économique de 2004 de la Banque du Canada a porté sur les liens réels et financiers entre l'économie canadienne et le reste du monde. Même si le Canada a énormément profité de son ouverture au commerce international de biens, de services et d'actifs financiers, les principaux chocs ayant frappé son économie ces dernières années sont venus pour beaucoup de l'étranger. C'est pourquoi comprendre la nature et l'ampleur des liens avec l'extérieur, leurs implications pour notre économie ainsi que le processus par lequel cette dernière s'ajuste aux chocs externes revêt une importance critique au regard de la formulation de la politique monétaire et du suivi du système financier. L'article explique l'objet de la rencontre — permettre aux économistes d'approfondir leur compréhension de ces questions de fond —, donne un aperçu des études soumises à chacune des cinq séances de travail et présente un résumé de la conférence principale ainsi que des discussions des participants à la séance de clôture. Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) de recherche : Balance des paiements et composantes, Questions internationales, Taux de change
23 mai 2004 La transmission des variations des taux de change dans les pays industrialisés Revue de la Banque du Canada - Printemps 2004 Jeannine Bailliu, Hafedh Bouakez La mesure dans laquelle les variations du taux de change se répercutent sur les prix est une question qui intéresse depuis longtemps les économistes. Cet intérêt a toutefois été avivé dans les années 1970, lorsque l'inflation s'est mise à grimper et que de nombreux pays industrialisés ont adopté des régimes de taux de change plus flexibles. On redoutait, en particulier, qu'une forte dépréciation de la monnaie n'entraîne une spirale inflationniste. Ces craintes se sont atténuées lorsque les pays industrialisés ont commencé à réduire et à stabiliser leur niveau d'inflation dans les années 1980 et au début des années 1990. La période de faible inflation dans laquelle la plupart des pays industrialisés sont entrés il y a une dizaine d'années a coïncidé avec la dépréciation substantielle du cours de certaines monnaies, dépréciation qui a touché les prix à la consommation de ces pays de manière beaucoup moins prononcée que prévu. Ce qui a amené beaucoup à conclure que le degré de transmission des variations du taux de change aux prix à la consommation avait faibli. Dans cet article, les auteurs examinent les facteurs qui pourraient rendre la transmission incomplète et passent en revue les diverses estimations empiriques du degré de transmission pour déterminer s'il a effectivement diminué. Puis, ils exposent les raisons possibles de cette baisse et examinent ses implications pour la politique monétaire. Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) de recherche : Cadre de la politique monétaire, Inflation et prix, Taux de change
22 décembre 2003 Les déséquilibres des paiements courants : quelques-uns des principaux enjeux touchant les grands pays industrialisés Revue de la Banque du Canada - Hiver 2003-2004 Jocelyn Jacob Ces dernières années, l'apparition d'importants déséquilibres de la balance courante dans les grandes économies de la planète, particulièrement aux États-Unis où le déficit a triplé, a ravivé les débats théoriques et les discussions publiques sur la viabilité de ces déséquilibres. Le principal objectif de l'auteur est de démontrer que la balance courante est le simple résultat de l'interaction de certaines forces structurelles et cycliques entre partenaires commerciaux. Pour ce faire, il examine les déterminants qui sous-tendent l'évolution de la balance courante des trois principales économies industrielles (les États-Unis, le Japon et la zone euro). Deux facteurs se dégagent nettement : l'accroissement plus rapide de la productivité aux États-Unis par rapport aux autres économies dominantes et, plus récemment, l'assouplissement de l'orientation budgétaire dans ce pays. L'auteur passe aussi en revue diverses évaluations des déséquilibres faites par des sources externes, comme l'OCDE et le FMI ainsi que des chercheurs universitaires, afin de déterminer les risques que ceux-ci peuvent faire peser sur la stabilité macroéconomique et financière. Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) de recherche : Questions internationales, Taux de change
22 août 2003 La mesure des attentes de taux d'intérêt au Canada Revue de la Banque du Canada - Été 2003 Grahame Johnson Les attentes des marchés financiers quant à l'évolution future du taux cible du financement à un jour constituent une importante source d'information pour la Banque du Canada. C'est par l'entremise des marchés financiers que les modifications au taux directeur se transmettent aux autres variables financières, telles que les taux d'intérêt à long terme, le taux de change et les autres prix d'actifs. Une appréciation juste des attentes des marchés peut par conséquent aider les autorités monétaires à évaluer les répercussions possibles des mesures envisagées. Johnson examine l'hypothèse relative aux attentes, selon laquelle il est possible de mesurer les attentes concernant les niveaux futurs du taux cible du financement à un jour en s'appuyant sur les rendements courants du marché monétaire. Bien que l'on puisse déterminer les attentes à partir du rendement courant de n'importe quel titre à revenu fixe à court terme, certains de ces actifs se sont révélés des indicateurs plus fiables que d'autres. La mise en oeuvre d'un régime de dates d'annonce préétablies a coïncidé avec l'accroissement du pouvoir de prévision de ces actifs à court terme. Par suite de cette amélioration, un modèle relativement simple de la courbe de rendement peut maintenant fournir une mesure exacte des attentes des marchés financiers. Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) de recherche : Marchés financiers, Taux d'intérêt, Taux de change
19 novembre 2002 Parité des pouvoirs d'achat : définition, mesure et interprétation Revue de la Banque du Canada - Automne 2002 Robert Lafrance, Lawrence L. Schembri Les auteurs étudient le concept de la parité des pouvoirs d'achat (PPA) et ses implications pour la détermination de la valeur d'équilibre du taux de change du dollar canadien. La PPA a deux applications, d'abord en tant que théorie de la détermination du taux de change et ensuite comme outil de comparaison des niveaux de vie entre pays. Dans l'optique de la détermination du taux de change, la théorie de la parité des pouvoirs d'achat est surtout utile en ce qu'elle nous rappelle que la politique monétaire n'influe pas à long terme sur le taux de change réel, puisque celui-ci peut s'écarter de façon persistante de sa valeur fondée sur la PPA en réaction aux chocs réels. Pour comparer les niveaux de vie entre pays, on calcule les taux de change assurant la parité des pouvoirs d'achat en comparant les prix de paniers nationaux de consommation. Les taux ainsi établis servent à convertir le revenu par habitant dans divers pays en une monnaie commune. Ils sont utiles parce qu'ils permettent de compenser l'effet des différences entre les niveaux de prix nationaux et d'obtenir des mesures comparables du pouvoir d'achat, mais ils ne constituent pas une mesure fiable de la valeur d'équilibre du taux de change. Les auteurs concluent que l'écart actuel entre la valeur effective du dollar canadien et sa valeur selon la PPA ne signifie pas que celui-ci est sous-évalué; cet écart reflète plutôt l'incidence de facteurs réels persistants, en particulier la baisse des cours des produits de base. Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) de recherche : Taux de change