Publication du Rapport sur la politique monétaire

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Bonjour. Tiff et moi sommes heureux d’être ici parmi vous aujourd’hui pour discuter du Rapport sur la politique monétaire, que la Banque a publié ce matin.

  • L’expansion économique mondiale se déroule essentiellement comme on l’entrevoyait en avril, la croissance étant modeste dans les grandes économies avancées et l’expansion robuste dans les pays émergents.
  • L’économie américaine a affiché une croissance plus lente que prévu. Elle continue d’être bridée par l’assainissement des bilans des ménages et la progression modérée de l’emploi.
  • Même si la croissance dans les grandes économies d’Europe a été plus vigoureuse qu’escompté, les mesures d’austérité budgétaire qui s’imposent dans un certain nombre de pays freineront l’expansion au cours de la période de projection. Au Japon, l’économie a commencé à se remettre des désastres survenus le 11 mars, mais le niveau de l’activité restera inférieur aux attentes formées précédemment.
  • En revanche, la croissance dans les pays émergents, surtout la Chine, demeure très forte. Par conséquent, les cours des produits de base devraient rester élevés, après les baisses qu’ils ont connues récemment. Ces cours élevés, conjugués à la demande excédentaire persistante dans les principales économies émergentes, contribuent à une généralisation des pressions inflationnistes à l’échelle du globe.
  • Les préoccupations répandues au sujet de la dette souveraine ont augmenté l’aversion pour le risque et la volatilité sur les marchés financiers. Dans sa projection, la Banque suppose que les autorités seront en mesure de contenir la crise de la dette souveraine en Europe, même si cette issue est entachée de risques manifestes.
  • Au Canada, l’expansion économique est largement conforme aux projections, même si le déplacement attendu de la demande se produit un peu moins vite que prévu. Les dépenses des ménages demeurent solides, et les investissements des entreprises, robustes. Les exportations nettes restent faibles, sous l’effet de l’atonie de la demande américaine et des problèmes qui continuent de se poser sur le plan de la compétitivité, en particulier la vigueur persistante du dollar canadien.
  • Malgré l’aversion accrue pour le risque à l’échelle mondiale, les conditions financières au Canada demeurent très favorables et la croissance des prêts octroyés au secteur privé est forte.
  • Après le ralentissement attendu de l’expansion au deuxième trimestre attribuable aux perturbations temporaires dans la chaîne d’approvisionnement et aux répercussions de la hausse des prix de l’énergie sur la consommation, la Banque entrevoit une nouvelle accélération de l’expansion au Canada au second semestre de 2011.
  • Au cours de la période de projection, les investissements des entreprises devraient rester vigoureux, la progression des dépenses des ménages se rapprocher de celle du revenu disponible, et les exportations nettes soutenir davantage la croissance.
  • Par rapport à la projection d’avril, on s’attend maintenant à ce que la progression des dépenses des ménages soit un peu plus ferme, les revenus de ces derniers étant plus élevés, et que les exportations nettes soient légèrement plus faibles, du fait de l’activité plus modérée aux États-Unis.
  • Dans l’ensemble, la Banque prévoit que l’économie affichera un taux d’expansion de 2,8 % en 2011, de 2,6 % en 2012 et de 2,1 % en 2013, et qu’elle retrouvera son plein potentiel au milieu de 2012.
  • À court terme, l’inflation mesurée par l’IPC global devrait rester au-dessus de 3 %, en raison principalement de facteurs temporaires, telle l’augmentation notable des prix des aliments et de l’énergie. Elle devrait retourner à la cible de 2 % d’ici le milieu de 2012, étant donné que les facteurs temporaires s’estompent, que l’offre excédentaire au sein de l’économie se résorbe graduellement, que la progression de la rémunération du travail reste modeste, que la productivité se redresse et que les attentes d’inflation demeurent bien ancrées.
  • L’inflation mesurée par l’indice de référence est un peu plus élevée qu’escompté, en raison de facteurs transitoires et de la vigueur plus persistante des prix de certains services. On prévoit maintenant que l’inflation mesurée par l’indice de référence continuera de se situer autour de 2 % au cours de la période projetée.
  • Même si les perspectives mondiales demeurent essentiellement inchangées, les risques se sont intensifiés à l’échelle du globe, surtout en Europe. Les trois principaux risques à la hausse en matière d’inflation au Canada ont trait à la possibilité que les prix des produits de base et l’inflation mondiale dépassent les projections, à un dynamisme accru des dépenses des ménages canadiens et à la possibilité que la marge de capacités excédentaires au sein de l’économie canadienne soit moindre qu’anticipé.
  • Les trois principaux risques à la baisse touchant l’inflation au Canada sont liés aux inquiétudes concernant la dette souveraine en Europe, aux vents contraires provenant de la vigueur persistante du dollar canadien et à la possibilité que la croissance des dépenses des ménages au pays soit plus faible qu’envisagé.
  • Dans l’ensemble, la Banque estime que les risques qui pèsent sur les perspectives d’évolution de l’inflation au Canada sont relativement équilibrés au cours de la période de projection.
  • Compte tenu de tous ces facteurs, hier, la Banque a maintenu le taux cible du financement à un jour à 1 %. Dans la mesure où l’expansion se poursuit et l’offre excédentaire notable au sein de l’économie se résorbe graduellement, la Banque réduira en partie la détente monétaire considérable en place, d’une façon compatible avec l’atteinte de la cible d’inflation de 2 %. Une telle réduction devra être évaluée avec soin.
  • Sur ce, Tiff et moi serons heureux de répondre à vos questions.

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