Revisiting the Monetary Sovereignty Rationale for CBDCs

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L’argument de la souveraineté monétaire actuellement invoqué en faveur des monnaies numériques de banque centrale (MNBC) est que, sans elles, les monnaies numériques privées et étrangères pourraient remplacer les monnaies nationales – processus nommé « substitution monétaire ». Cette substitution mettrait en péril la capacité d’une banque centrale de mettre en œuvre de manière efficace sa politique monétaire et d’agir en tant que prêteur de dernier ressort. J’estime que cet argument dresse un portrait important mais incomplet des conséquences et des risques d’une substitution monétaire du point de vue de la souveraineté monétaire.

Je cherche à brosser un portrait plus large et plus précis de trois façons. Premièrement, j’examine les conséquences d’une substitution monétaire au-delà des fonctions d’une banque centrale – des considérations importantes qui ont suscité moins d’intérêt dans les discussions publiques sur les MNBC. Deuxièmement, j’explore les principales différences entre la capacité de différents pays ou régions qui émettent une monnaie de mettre en œuvre leur politique monétaire et d’agir comme prêteur de dernier ressort. Plus précisément, je mets en évidence les différences entre le degré de souveraineté monétaire et les conséquences auxquelles les différents pays sont confrontés s’ils la perdent. Troisièmement, j’évalue les répercussions mais également les risques d’une substitution monétaire et montre comment ceux-ci sont aussi susceptibles de varier d’un pays à l’autre.

Je conclus en faisant ressortir une potentielle relation inverse entre les effets et la probabilité qu’un pays perde sa souveraineté monétaire.