Demand roars, supply whispers: Monetary policy and housing in Canada

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Nous examinons les effets des chocs de politique monétaire sur le marché canadien du logement. Nous utilisons, dans un modèle vectoriel autorégressif bayésien, les variations inattendues observées à haute fréquence autour des dates d’annonce préétablies comme instrument pour estimer les réactions des prix des logements, des mises en chantier, des permis de construire, des reventes, des stocks et des achats avec prêts hypothécaires à un choc restrictif de politique monétaire. Une hausse du taux directeur entraîne une baisse substantielle et persistante des prix moyens des logements. Les mises en chantier et les permis de construire diminuent, mais leurs effets sur l’évolution future du parc de logements sont à la fois lents et limités. Considérés sous l’angle de l’équilibre du marché, ces résultats concordent surtout avec l’hypothèse selon laquelle la demande de logements réagit plus fortement que l’offre. Les données sur les achats avec prêts hypothécaires fournissent des éléments probants supplémentaires à l’appui de cette interprétation.

DOI : https://doi.org/10.34989/sap-2026-52