Vue d’ensemble
La Banque du Canada a mené des consultations auprès des parties prenantes en prévision du renouvellement du cadre de politique monétaire.
La première série de rencontres a eu lieu en novembre 2024 avec des personnes et des organisations possédant une grande expertise et s’intéressant aux activités de la Banque. Les rencontres visaient à recueillir des commentaires préliminaires pour éclairer les questions de recherche orientant le renouvellement du cadre.
Parmi les participantes et participants figuraient des chercheuses et chercheurs universitaires, des groupes de réflexion, des groupes d’entreprises, des syndicats de même que des économistes du secteur syndical et du secteur privé. En tout, la Banque a tenu 16 rencontres réunissant 30 participantes et participants (voir l’Annexe A pour plus de détails).
La Banque a organisé une deuxième série de rencontres de septembre 2025 à février 2026 afin de recueillir des commentaires sur les trois grands thèmes de recherche liés au renouvellement.
La Banque a échangé avec des institutions financières et des gestionnaires de fonds de pension, des groupes de réflexion, des associations d’entreprises et d’employeurs, des syndicats, des groupes de consommateurs et des organisations de la société civile. En tout, la Banque a tenu 20 rencontres et tables rondes auxquelles ont participé 59 personnes représentant 37 organisations (voir l’Annexe B pour plus de détails).
Résumés des discussions
Sujet 1 : Comment faire face aux chocs d’offre
Les participantes et participants ont discuté de la fréquence et de la persistance croissantes des chocs attribuables à des facteurs environnementaux, à la démondialisation et à la numérisation dans un ordre mondial de plus en plus multipolaire, avertissant que la transition vers une économie carboneutre et les mutations du commerce international présentent des risques inégaux selon les régions du Canada. Selon ces personnes, la Banque ne devrait pas négliger les chocs d’offre positifs, comme les gains de productivité liés à l’intelligence artificielle, alors qu’elle se penche sur la façon dont elle devrait mener la politique monétaire dans un monde plus volatil.
Il s’est dégagé un large consensus selon lequel les mesures prises en réaction à des chocs d’offre doivent être flexibles et adaptées aux conditions économiques. Des économistes ont suggéré de traiter les chocs d’offre comme temporaires et d’en faire abstraction. D’autres ont mis en garde contre des règles aussi rigides, qui pourraient limiter la capacité de la Banque à réagir si des chocs – comme ceux survenus pendant la pandémie – s’avéraient persistants.
Les participantes et participants ont recommandé à la Banque d’élaborer un cadre de gestion des risques plus étoffé. Beaucoup ont suggéré que la Banque maintienne la flexibilité inhérente au cadre afin de stabiliser les prix et de répondre à différents types de chocs, qu’ils soient liés à l’offre ou à la demande, importants ou modestes, temporaires ou persistants.
Étant donné la capacité limitée de la politique monétaire à agir sur les chocs du côté de l’offre, certaines personnes ont souligné que la politique budgétaire pourrait devoir jouer un rôle plus important dans la réponse aux chocs futurs.
Quelle que soit la manière dont la Banque réagit à un choc, la plupart des parties prenantes l’ont encouragée à communiquer plus clairement ses actions et à expliquer en quoi les décisions de politique monétaire peuvent différer selon les situations.
Les groupes de réflexion et les groupes de consommateurs ont recommandé d’effectuer une analyse désagrégée pour comprendre les effets redistributifs des chocs au moment où ils se produisent, car ceux-ci peuvent être concentrés dans certains secteurs, régions ou groupes démographiques. Ces chocs peuvent toucher de manière disproportionnée les immigrants, les travailleurs à faible revenu et les personnes âgées à revenu fixe.
Sujet 2 : Comment mesurer l’inflation et aborder le sujet
Les participantes et participants ont fortement insisté sur le besoin de simplicité et de transparence dans l’utilisation que fait la Banque des mesures de l’inflation fondamentale. Beaucoup d’économistes du secteur privé ont indiqué que trop de mesures ont été utilisées par la Banque au cours des dix dernières années, ce qui a entraîné une certaine confusion.
Les économistes ont reconnu que les mesures de l’inflation fondamentale peuvent être utiles pour voir au-delà de la volatilité de l’indice des prix à la consommation (IPC) global. Toutefois, la plupart des personnes participantes ont recommandé que la Banque mette moins l’accent sur ses mesures privilégiées de l’inflation fondamentale dans ses analyses et communications, puisque l’efficacité d’une mesure peut varier selon le choc ou lu cycle économique. Dans l’ensemble, il a été recommandé à la Banque d’axer principalement ses communications publiques sur l’inflation globale, qui est sa variable cible.
Des participantes et participants ont indiqué qu’ils aimeraient que la Banque s’appuie sur une seule mesure de l’inflation fondamentale pour orienter sa politique monétaire, même si la plupart ont reconnu qu’il n’existe pas de mesure parfaite. L’IPC excluant les huit composantes les plus volatiles de l’inflation (IPCX) était jugé utile par les économistes du secteur privé en raison de sa valeur prédictive et du fait qu’il est facilement reproductible.
Lorsqu’on a demandé aux personnes participantes si elles seraient favorables à la publication d’un tableau de bord des indicateurs de l’inflation, la plupart se sont montrées favorables si celui-ci se limitait à une poignée d’indicateurs pertinents, faciles à reproduire et à communiquer. Pour les économistes, un tableau de bord pourrait être un outil utile de communication sur la politique monétaire. Les groupes de la société civile ont estimé quant à eux qu’il pourrait aider la population canadienne à mieux comprendre des informations complexes, surtout s’il inclut des définitions en langage clair et une explication sur l’utilisation de chaque indicateur.
De nombreuses parties prenantes ont souligné que le panier actuel de l’IPC, qui est une mesure agrégée pour l’ensemble des ménages, ne reflète pas l’expérience vécue des gens. Cela peut réduire la confiance dans les données sur l’inflation et, par extension, envers la Banque.
Des participants autochtones ont fait remarquer que l’IPC ne reflète pas fidèlement les pressions liées à la hausse des prix pour les Autochtones, puisque leur panier de consommation n’est pas le même. Par exemple, les coûts de transport sont nettement plus élevés en raison du nombre limité d’options.
Des groupes de la société civile et des groupes de réflexion ont suggéré d’améliorer la façon dont l’inflation est mesurée. Ils ont aussi appelé à la création d’outils qui pourraient compléter l’IPC, notamment :
- un panier de biens essentiels qui accorde plus d’importance aux aliments, au logement et au transport afin de mieux tenir compte de l’inflation subie par les ménages à faible revenu
- un indice d’abordabilité (comprenant les coûts du logement et de l’énergie) qui pourrait être utilisé dans les communications publiques et aider à rendre compte de l’expérience vécue de beaucoup de Canadiennes et de Canadiens
- un indice des prix pour les personnes âgées qui accorderait plus de poids aux coûts des soins de santé, du logement, des aliments et des services publics pour mieux refléter leurs habitudes de consommation
- une évaluation du revenu viable par région (comme celle de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques au Québec)
- une évaluation du panier type des nouveaux arrivants pour compléter l’IPC
Un groupe de réflexion a souligné la fragilité croissante de l’IPC à une époque où les prix sont très dynamiques. Comme les prix fluctuent quotidiennement, varient d’une région à l’autre et sont déterminés par les stratégies des entreprises, les repères de prix traditionnels ont changé. Le groupe a encouragé la Banque à se pencher sur la tarification dynamique lors du renouvellement du cadre.
Plusieurs organisations ont demandé à la Banque d’envisager de désagréger les données pour voir comment l’inflation touche la population de façon différenciée, et d’analyser les effets inégaux de la politique monétaire.
Des groupes en quête d’équité ont souligné le fardeau disproportionné que l’inflation fait porter aux femmes, qui assument souvent seules la charge d’une famille monoparentale. En effet, l’inflation des biens et services essentiels (logement, alimentation, transport, garde d’enfants) aggrave leur situation.
Quelques économistes ont recommandé d’approfondir les recherches sur le ciblage du niveau des prix, même si cela ne faisait pas partie du programme de recherche officiel. Si la Banque avait eu un objectif de ciblage du niveau des prix pendant la pandémie, elle aurait probablement dû relever les taux plus rapidement qu’elle ne l’a fait.
Des économistes du secteur privé ont souligné l’importance de mesurer les attentes d’inflation pour évaluer l’évolution de l’inflation, et ont réclamé des mesures plus efficaces et plus rapides, surtout en raison de la disparition des indicateurs fondés sur le marché, comme les obligations à rendement réel. Sans de telles mesures, les prix courants pourraient réagir de manière excessive aux chocs inflationnistes.
Sujet 3 : L’incidence de la politique monétaire sur le logement
Les économistes du secteur privé ont convenu que la Banque devait mentionner clairement et avec transparence l’incidence limitée de la politique monétaire sur l’offre de logements. Toutefois, le rôle de la Banque ne devrait pas être écarté d’emblée, car les conditions financières sont une considération pour les constructeurs. Du côté de la demande, l’abordabilité des logements est davantage dictée par les revenus et les déséquilibres structurels sur les marchés de l’habitation.
La plupart des participants ont suggéré que la Banque continue d’insister sur le fait qu’elle n’a pas de cible de politique concernant le logement. Certains ont encouragé la Banque à clarifier ce qu’elle peut et ne peut pas faire, et à signaler les domaines dans lesquels le secteur d’activité, les administrations publiques et les organismes de réglementation doivent intervenir.
En ce qui a trait à la façon dont les frais de logement sont mesurés, la plupart des économistes du secteur privé et des groupes de consommateurs ont convenu que le coût de l’intérêt hypothécaire devrait continuer d’être pris en compte dans le calcul de l’IPC, même s’il est lié mécaniquement au taux directeur. Il s’agit d’un coût important pour les ménages qui devrait rester inclus dans la mesure de l’inflation que la Banque vise. Une minorité de participants ont estimé qu’il valait la peine de se demander si on devrait exclure le coût de l’intérêt hypothécaire de l’IPC ou adopter le modèle suédois, qui exclut le coût de l’intérêt hypothécaire de la cible d’inflation.
Un groupe de réflexion a préconisé l’adoption d’une approche fondée sur le coût d’acquisition net pour mesurer les frais de logement, qui consisterait à mesurer le coût d’acquisition plutôt que les coûts de propriété. Il a soutenu que cette méthode refléterait mieux la façon dont la population ressent l’inflation liée au logement et permettrait de surveiller les pressions sous-jacentes sur les frais de logement. Un autre groupe de réflexion a déconseillé cette approche, la jugeant trop volatile.
Un grand nombre de participants a recommandé que la Banque accorde une plus grande importance à la hausse des loyers, tant dans ses travaux de recherche que dans ses communications. Les modifications de taux d’intérêt touchent différemment les propriétaires et les non-propriétaires. La Banque a été encouragée à suivre de près ces tendances. Comme l’endettement des ménages est réparti inégalement, les variations de taux ont aussi des effets différenciés sur le revenu et la richesse.
De nombreuses parties prenantes ont expliqué à la Banque comment les forces actuelles sur le marché de l’habitation influent sur les groupes qu’ils représentent :
- Des groupes d’entreprises ont mentionné que beaucoup de leurs membres de la Colombie-Britannique et du Grand Toronto ont eu du mal à attirer des talents, parce que les gens n’ont pas les moyens de s’installer à proximité des usines ou des commerces, et certains achètent même des maisons pour attirer des candidatures.
- Des groupes de la société civile ont indiqué que la disponibilité des habitations a fortement affecté la sécurité des femmes et leur stabilité économique. Par exemple, les refuges pour femmes fuyant la violence ont signalé qu’il était de plus en plus difficile de soutenir les femmes dans le besoin, car elles n’arrivent pas à trouver un logement et prolongent leur séjour.
- Des participants autochtones ont mentionné le décalage important entre la politique monétaire et la réalité du logement dans les réserves, en raison du mode de prestation particulier des logements.
- Des groupes de consommateurs et organisations de la société civile ont souligné que les ménages à faible revenu et à revenu fixe ont particulièrement souffert de la poussée d’inflation postpandémique. Cette situation a provoqué une tempête parfaite – les coûts hypothécaires, les loyers et les prix des biens essentiels ont tous augmenté simultanément – ce qui a accru le recours aux banques alimentaires et à l’endettement pour subvenir aux besoins essentiels.
- Certains participants ont exprimé des inquiétudes quant au fait que les personnes âgées sont injustement accusées de contribuer à la pénurie de logements et qu’elles pourraient être désavantagées si les prix des habitations reculaient. Certaines personnes âgées ne peuvent tout simplement pas se permettre de quitter leur maison en raison des coûts élevés associés à la vie dans les établissements de retraite et de soins. Elles sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers les prêts hypothécaires inversés pour compléter leur revenu.
- Des parties prenantes ont noté que des immigrants ont également eu l’impression d’être montrés du doigt pour les problèmes de logement actuels. Elles ont souligné que les nouveaux arrivants sont en fait confrontés à des frais de logement très élevés parce qu’ils ont des antécédents de crédit limités, doivent fournir un dépôt plus élevé et ont besoin de cosignataires.
- Des organisations communautaires ont fait valoir que les problèmes de logement sont aussi vécus différemment en milieu rural, et qu’elles tentent d’aider à développer des espaces à usage mixte ou de créer un modèle modifié de propriété partagée.
Autres sujets soulevés
Mandat et cible d’inflation de la Banque
Dans l’ensemble, les parties prenantes se sont montrées très favorables au maintien du régime flexible de ciblage de l’inflation et de la cible de 2 %. La cible est bien comprise, crédible et joue un rôle clé dans l’ancrage des attentes d’inflation. La barre pour justifier un changement était placée très haut. La plupart des participants n’étaient pas favorables à une réévaluation d’autres cadres de conduite de la politique monétaire, comme lors du renouvellement de 2021, car cela risquerait de compromettre la clarté de la cible et de nuire à la crédibilité de la Banque.
Les organisations syndicales ont recommandé à la Banque d’envisager un double mandat, qui ferait en sorte qu’elle énonce explicitement un objectif en matière d’emploi de pair avec la cible d’inflation. Certaines ont aussi suggéré de carrément relever la cible – par exemple, à 3 % – pour donner plus de marge de manœuvre à la Banque en cas de crise.
Un groupe de réflexion a suggéré de conserver le libellé sur le niveau d’emploi durable maximal introduit dans l’entente régissant le cadre de 2021, même si l’inflation mesurée par l’IPC reste la cible. Toutefois, de nombreuses autres parties prenantes ont proposé de supprimer ce libellé afin d’éviter toute confusion quant à l’objectif de maîtrise de l’inflation de la Banque.
Les participantes et participants ont encouragé la Banque à continuer d’utiliser sa plateforme et sa capacité à rassembler les gens pour faire avancer des conversations importantes, même pour des sujets qui ne relèvent pas de son mandat. Le rôle de premier plan de la Banque dans le débat sur la productivité au Canada a été donné en exemple de la façon dont elle peut influencer la politique économique. Les changements démographiques ont été soulevés comme un enjeu qui ne reçoit pas suffisamment d’attention actuellement.
Certaines de ces personnes ont dit souhaiter que la Banque soit plus transparente et rende davantage de comptes sur son processus d’élaboration des politiques, notamment en ce qui concerne les mesures de politique monétaire prises durant la pandémie1.
Communications de la Banque
Les communications de la Banque ont été un sujet récurrent dans les discussions. Afin de renforcer la confiance envers la Banque, de nombreuses parties prenantes ont plaidé pour des explications plus claires et accessibles de ses décisions, qui refléteraient davantage la façon dont l’inflation touche le public.
Des préoccupations concernant la politisation de la Banque au cours des dernières années ont également été soulevées à maintes reprises.
Les groupes de consommateurs ont noté que les communications de la Banque semblaient adaptées aux participants au marché et aux leaders d’entreprise plutôt qu’au public. Cela a donné l’impression que la Banque ne se soucie pas de l’impact de ses décisions sur le bien-être financier des Canadiennes et Canadiens.
Les économistes du secteur privé ont souligné que beaucoup de gens sont pessimistes quant au contexte économique actuel. L’inflation est près de la cible, mais les enjeux d’abordabilité sont au cœur des préoccupations de la population, ce qui pose des défis de communication pour la Banque. Les gens veulent que les prix baissent, pas seulement qu’ils augmentent plus lentement. Les parties prenantes ont encouragé la Banque à combler cet écart de communication en expliquant la différence entre l’inflation et l’abordabilité, ainsi que les risques liés à une chute des prix. Beaucoup ont incité la Banque d’expliquer de façon plus proactive qu’elle ne cible pas l’abordabilité.
Certains participants aimeraient aussi que la Banque s’associe à d’autres organismes, comme des groupes de femmes et des associations de nouveaux arrivants, pour l’aider à diffuser de l’information sur son mandat et ses décisions. Un groupe de consommateurs a suggéré de redoubler d’efforts pour favoriser une meilleure compréhension de la relation entre le taux directeur et les autres taux d’intérêt, étant donné qu’une grande partie de la population n’a pas accès à des conseils financiers.
Annexe A : Participants aux consultations de 2024
Universitaires et groupes de réflexion
- Lauréates et lauréats de la Bourse de recherche de la Banque du Canada
- Institut de recherche en politiques publiques
- Institut C.D. Howe
- Centre for Future Work
- Fondation Atkinson
- Tulo Centre of Indigenous Economics
Économistes du secteur privé
- Banque Royale
- Banque Scotia
- BMO
- CIBC
Associations d’entreprises
- Fédération canadienne de l’entreprise indépendante
- Chambre de commerce du Canada
- Conseil canadien pour l’entreprise autochtone
Syndicats
- Unifor
- Congrès du travail du Canada
Annexe B : Participants aux consultations de 2025-2026
Institutions financières et fonds de pension
- Banque TD
- Banque Royale
- Banque Nationale
- Banque Scotia
- BMO
- CIBC
- Desjardins
- Alberta Investment Management Corporation
- Investissements PSP
- Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario
- Société ontarienne de gestion des placements
- Caisse de dépôt et placement du Québec
- British Columbia Investment Management Corporation
- Régime de retraite des soins de santé de l’Ontario
Milieu des politiques publiques et de la recherche
- Institut Fraser
- Institut Macdonald-Laurier
- Centre for the Study of Living Standards
- Institut bouclier canadien pour la politique publique
- Centre for Future Work
- Fondation Atkinson
Associations d’entreprises et d’employeurs
- Conseil canadien des affaires
- Chambre de commerce du Canada
- Manufacturiers et exportateurs du Canada
- Fédération canadienne de l’entreprise indépendante
- Chambre de commerce des femmes canadiennes
Groupes communautaires et groupes en quête d’équité
- Fondation canadienne des femmes
- Centre for Newcomers
- United Way Centraide Canada
- Prospérité Canada
- Conseil d’action sur l’abordabilité
Syndicats
- Congrès du travail du Canada
- Unifor
Groupes de consommateurs
- Conseil des consommateurs du Canada
- Union des consommateurs
Familles, jeunes et personnes âgées
- Generation Squeeze
- Canadian Association of Retired Persons
- FADOQ