Remettre l’économie sur pied après la pandémie de COVID-19

La pandémie finira un jour. La première sous-gouverneure, Carolyn A. Wilkins, parle de ce dont aura besoin l’économie après cette crise.

Assistez au discours prononcé par la première sous-gouverneure devant l’École Munk des affaires internationales et politiques publiques (par vidéoconférence). Lisez le discours complet.

Le potentiel de croissance de l’économie a reculé

Les entreprises ont réduit leurs investissements en raison de la pandémie, ce qui a affaibli le potentiel de croissance économique. La crise de la COVID-19 transformera profondément l’économie; certains types d’emploi pourraient carrément disparaître. Il risque d’y avoir des « séquelles », c’est-à-dire des conditions où des travailleurs pourraient se retrouver au chômage pour une période prolongée parce qu’ils ne parviennent pas à trouver un emploi adéquat ou parce qu’ils ne possèdent pas les compétences requises.

Les secteurs les plus touchés, dont ceux des loisirs et de l’hôtellerie, emploient beaucoup de jeunes, de nouveaux immigrants et de femmes. Ces groupes sont particulièrement susceptibles d’être mis sur la touche pendant plus longtemps. »

Stimuler la productivité est plus important que jamais

L’économie doit croître pour que l’on puisse rehausser le niveau de vie de tous. En contribuant à créer des emplois, la croissance peut réduire les séquelles pour les travailleurs. L’augmentation de la productivité est un moyen important de revitaliser le potentiel de croissance.

La bonne nouvelle : les Canadiens et les Canadiennes montrent qu’ils sont capables d’innover. Pensons, entre autres, aux entreprises qui se sont rapidement organisées pour que leurs employés de bureau puissent télétravailler pendant la pandémie et aux chaînes d’approvisionnement qui ont été restructurées sans délai pour distribuer des fournitures médicales. Le Canada doit mettre à profit ce type d’innovation pour augmenter la productivité.

Nous devons déployer de nouvelles approches pour favoriser la reprise

La pandémie touche plus durement certains groupes. Nous devons donc faire en sorte que la reprise ne fasse pas de laissés pour compte.

  • Certains travailleurs ont perdu leur emploi en raison des changements technologiques. Nous devons les épauler en investissant dans l’éducation et l’apprentissage continu.
  • Les programmes qui ont contribué à maintenir le lien d’emploi des travailleurs pendant cette crise ont été importants. Il faudrait aussi envisager des façons d’aider davantage de femmes à retourner au travail et à conserver leur emploi.
  • Les gouvernements et les entreprises devront collaborer plus que jamais. La pandémie nous a donné beaucoup d’exemples de cas où le privé s’est joint à l’effort.

De nombreuses institutions financières ont offert leur appui en accordant des reports de remboursement de prêts, hypothécaires et autres. Cette initiative s’est ajoutée aux mesures publiques pour aider les familles à tenir le coup malgré les baisses de revenu, et les banques à éviter des pertes sur prêts. »

La Banque du Canada jouera son rôle

La Banque contribue à préserver la stabilité du système financier pour permettre le bon fonctionnement de l’économie. Elle aide également à garantir la stabilité économique en veillant à la maîtrise de l’inflation, comme le prévoit l’entente à cet effet avec le gouvernement du Canada.

Nous procédons actuellement à un examen de l’entente relative à la cible de maîtrise de l’inflation afin de faire en sorte que nous prenons les meilleures dispositions possible. Vous pouvez être assurés que lorsque nous conclurons l’entente avec le gouvernement fédéral l’année prochaine, c’est que nous saurons avec certitude qu’elle servira au mieux les intérêts des Canadiens.