Foreign Exchange Interventions: The Long and the Short of It

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Nous étudions les effets des interventions sur le marché des changes dans un modèle de type nouveau keynésien à deux régions où les gouvernements émettent des obligations à court et à long terme. La substituabilité imparfaite entre les obligations donne lieu à des effets de portefeuille qui rendent les interventions sur le marché des changes efficaces. Dans la pratique, les banques centrales étrangères interviennent sur les marchés obligataires américains à court et à long terme. Il est donc essentiel de modéliser les interventions sur ces deux marchés. Nous étalonnons le modèle à l’aide de données portant sur les États-Unis et une région étrangère (partenaire commercial des États-Unis), puis nous simulons les interventions de cette région sur le marché des changes. Nous constatons que, dans notre modèle, ces interventions n’ont pas les effets habituels des actions entreprises selon le mode du « chacun pour soi ». Dans les deux régions, les interventions sur le marché des obligations à court terme font baisser le PIB, tandis que celles sur le marché des obligations à long terme le font monter. Ces résultats s’expliquent par l’incidence des interventions sur le canal de la prime de terme, qui domine le canal de la balance commerciale dans notre modèle.

DOI : https://doi.org/10.34989/swp-2022-25