Résultats de l’enquête du 3e trimestre de 2026 | Vol. 23.3 | 19 octobre 2026
Dans le cadre de l’enquête sur les perspectives des entreprises, les entrevues ont été menées en personne, par vidéoconférence et par téléphone entre le 6 août et le 2 septembre 2026. Environ les trois quarts des entrevues ont eu lieu avant la rupture des négociations commerciales entre le Canada et les États‑Unis et l’annonce de nouvelles contre‑mesures tarifaires canadiennes. Le Pouls des leaders d’entreprise est une enquête mensuelle en ligne. Les résultats les plus récents sont ceux de juillet, août et septembre 2026. La présente publication tient aussi compte des résultats des consultations spéciales menées en juillet et en août sur la façon dont les entreprises s’adaptent aux tensions et à l’incertitude commerciales.
Vue d’ensemble
- Les données d’enquête, recueillies surtout avant la rupture des négociations commerciales entre le Canada et les États‑Unis et l’annonce de nouvelles contre‑mesures tarifaires, montrent que la confiance générale des entreprises s’est améliorée au troisième trimestre de 2026 après s’être détériorée au trimestre précédent.
- Les entreprises ont fait état de perspectives de ventes plus encourageantes qu’au deuxième trimestre. Au moment de l’enquête, l’atténuation de l’effet modérateur des tensions commerciales et de l’incertitude géopolitique au Moyen‑Orient expliquait en grande partie cette amélioration. Les entreprises ont également signalé des perspectives d’exportation plus favorables, soutenues principalement par la demande américaine et les prix élevés du pétrole.
- Les intentions d’investissement des entreprises ont légèrement diminué, mais demeurent robustes. Les tensions commerciales et l’incertitude qui en découle pèsent sur les plans de plusieurs entreprises, mais la demande et les prix élevés des produits de base soutiennent ceux d’autres entreprises. Malgré une certaine amélioration de la demande, les intentions d’embauche des entreprises restent faibles, et la plupart d’entre elles maintenir leurs effectifs.
- La majorité des entreprises font encore état de capacités excédentaires, mais une part légèrement plus importante qu’au trimestre précédent indique qu’elles auraient de la difficulté à répondre à une hausse inattendue de la demande.
- Les attentes des entreprises à l’égard de la croissance des prix de leurs intrants et de leurs prix de vente se sont modérées, mais demeurent élevées. Ces attentes ont souvent été attribuées à l’effet des prix mondiaux plus élevés du pétrole et des tensions commerciales.
- Les entreprises qui doivent composer avec des hausses de coûts plus importantes que d’habitude prévoient de continuer de les répercuter sur leur clientèle. Pour plusieurs entreprises, les intentions de répercuter davantage les coûts reflètent une légère amélioration des conditions de la demande et les efforts déployés pour compenser la compression antérieure de leurs marges bénéficiaires.
- Comparativement au trimestre précédent, les attentes d’inflation des entreprises ont baissé dans l’ensemble, mais demeurent élevées.
- Les résultats recueillis depuis la rupture des négociations commerciales entre le Canada et les États‑Unis donnent à penser que les nouveaux droits de douane américains et les contre-mesures tarifaires canadiennes pèsent sur les perspectives des entreprises (encadré 1). Les attentes d’inflation ont augmenté, parallèlement aux nouveaux droits de douane et au récent rebond des prix de l’énergie. Les droits de douane minent aussi la confiance des entreprises, assombrissent les perspectives d’exportation et d’investissement et créent une pression à la hausse sur les coûts et les prix.
- De façon plus générale, les entreprises s’adaptent aux tensions commerciales par divers moyens, notamment en modifiant les chaînes d’approvisionnement, en augmentant l’efficience, en explorant de nouveaux marchés et en réduisant leur capacité de production (encadré 2).
La confiance des entreprises s’est en moyenne améliorée ce trimestre
Après s’être détériorée au trimestre précédent, surtout à cause de la guerre au Moyen-Orient, la confiance des entreprises s’est améliorée au troisième trimestre de 2026 (graphique 1). Même si la hausse des coûts des intrants et l’incertitude géopolitique liée à la guerre continuent de peser sur les conditions d’affaires, moins d’entreprises qu’au deuxième trimestre ont fait état de ces pressions. Après l’échec des négociations commerciales entre le Canada et les États‑Unis, les entreprises ont également indiqué que les nouveaux droits de douane américains sur certains biens exportés et les contre‑mesures tarifaires canadiennes pesaient sur leurs perspectives (encadré 1).
La proportion d’entreprises qui se préparent à une récession au Canada au cours des 12 prochains mois ou qui intègrent cette possibilité dans leur budget est passée de 17 à 6 %, le niveau le plus bas observé depuis l’ajout de la question à ce sujet en 2023. Cette baisse concorde avec le regain de confiance des entreprises au début du trimestre.
Graphique 1 : Les entreprises ont été plus nombreuses qu’au trimestre précédent à faire état de conditions d’affaires favorables
Les perspectives de ventes des entreprises se sont améliorées
Les entreprises ont déclaré des ventes passées plus fortes et des perspectives de ventes plus élevées au troisième trimestre. Le solde des opinions relatif aux indicateurs des ventes futures se situe maintenant au-dessus de sa moyenne historique (graphique 2).
Au moment de l’enquête, plusieurs facteurs soutenaient les perspectives de ventes intérieures :
- Les tensions commerciales, la guerre au Moyen‑Orient et l’incertitude accrue qui en découle ont moins pesé sur les perspectives de ventes intérieures des entreprises qu’au deuxième trimestre. En particulier, les effets indirects, comme l’affaiblissement de la confiance des consommateurs et la réduction des dépenses dans les secteurs touchés par les droits de douane, ont eu des répercussions moins graves qu’au trimestre précédent.
- Les entreprises des secteurs des biens et services de consommation discrétionnaire ont fait état de perspectives de ventes quelque peu améliorées, soutenues par une demande accrue de biens et services abordables et une activité touristique plus forte.
- Les perspectives de ventes des entreprises dont l’activité liée au marché du logement demeurent faibles, malgré une certaine amélioration depuis le dernier trimestre. Cependant, celle‑ci tient à des signes de stabilisation de la demande après une période de ralentissement, et non à une reprise.
- Comme dans les enquêtes récentes, plusieurs entreprises ont déclaré que les dépenses publiques, en particulier celles consacrées aux projets d’infrastructure et à la défense, soutiennent leurs perspectives.
Graphique 2 : Les indicateurs des ventes futures des entreprises se sont raffermis
Selon les données recueillies avant la rupture des négociations commerciales, les indicateurs des exportations avaient légèrement augmenté dans la première moitié du trimestre et étaient encore bien au-dessus de la moyenne historique, ce qui semblait indiquer que leur vigueur se maintenait (graphique 3). En outre, plusieurs facteurs soutenaient les perspectives de ventes à l’exportation :
- La solide demande étrangère, en particulier des États-Unis, renforce les perspectives des exportateurs. Cette vigueur se manifeste dans un large éventail de secteurs, notamment ceux de la fabrication, du tourisme et des services professionnels, ainsi que parmi les entreprises qui bénéficient d’investissements dans l’intelligence artificielle (IA) et dans d’autres infrastructures aux États‑Unis.
- Les prix élevés des produits de base et l’expansion des capacités de production et de transport soutiennent les exportations des entreprises du secteur des ressources naturelles, en particulier le pétrole et le gaz.
- Comme au trimestre précédent, les entreprises sont peu nombreuses à déclarer que les tensions commerciales et l’incertitude qui en découle assombrissent leurs perspectives de ventes.
Lors de consultations spéciales, les exportateurs ont indiqué avoir pris diverses mesures pour s’adapter aux tensions commerciales (encadré 2). Certains ont indiqué chercher de nouveaux débouchés en diversifiant leurs marchés d’exportation et en adaptant leurs produits ou services à de nouvelles clientèles.
Graphique 3 : Les indicateurs des exportations futures demeurent supérieurs à la moyenne
Les intentions d’investissement demeurent robustes, mais les intentions d’embauche sont faibles
Les intentions d’investissement des entreprises ont légèrement diminué, mais demeurent robustes (graphique 4). Dans l’ensemble, l’amélioration des conditions de la demande soutient les intentions d’investissement. Pour les entreprises du secteur des ressources naturelles, la forte demande et les prix élevés des produits de base soutiennent les perspectives d’investissement. Dans l’ensemble des secteurs, les entreprises ont déclaré vouloir investir dans les technologies numériques, y compris les outils d’IA intégrés aux logiciels, aux machines et aux systèmes d’automatisation destinés à améliorer l’efficacité. De façon générale, les entreprises ont indiqué que les tensions commerciales pesaient moins sur leurs ventes à court terme. Cependant, l’incertitude entourant le contexte commercial à long terme continue de restreindre les intentions de dépenses en immobilisations des entreprises. Les résultats recueillis depuis la rupture des négociations commerciales entre le Canada et les États‑Unis semblent indiquer que le regain de tensions commerciales freine davantage les projets d’investissement des entreprises (encadré 1).
Les intentions d’embauche des entreprises demeurent faibles et inférieures à leur moyenne historique (graphique 4). La plupart d’entre elles prévoient de maintenir leurs effectifs au niveau actuel et indiquent souvent que ceux‑ci sont suffisants pour répondre à la demande attendue. Plusieurs croient aussi que l’automatisation et d’autres gains d’efficience accroîtront leur productivité et leur permettront de répondre à la hausse de leurs ventes sans embaucher. Celles qui prévoient d’augmenter leur effectif ont généralement fait état d’une hausse de la demande, souvent associée aux dépenses publiques ou aux ressources naturelles.
Graphique 4 : Les intentions d’investissement des entreprises demeurent robustes, mais les intentions d’embauche sont faibles
Les capacités excédentaires demeurent présentes, mais se sont légèrement résorbées
La plupart des entreprises continuent de déclarer que leur capacité physique et leur effectif actuels sont suffisants. La part d’entre elles affirmant qu’elles auraient de la difficulté à répondre à une hausse inattendue de la demande a augmenté et a atteint la moyenne historique (graphique 5). Cette augmentation est attribuable à une proportion accrue d’entreprises prévoyant quelques difficultés; seules quelques-unes prévoyaient de sérieuses difficultés. Un peu plus d’entreprises qu’au trimestre précédent ont cité les contraintes de capacité physique et les perturbations des chaînes d’approvisionnement comme sources de pressions sur la capacité.
Une plus grande proportion d’entreprises qu’au trimestre précédent a déclaré avoir plus de difficulté à trouver de la main‑d’œuvre qu’un an auparavant. Toutefois, le nombre d’entreprises signalant des pénuries de main-d’œuvre contraignantes reste relativement stable et inférieur aux niveaux historiques (graphique 5). Les entreprises ont souvent attribué leurs pénuries de main‑d’œuvre à des problèmes structurels, comme des difficultés à recruter en milieu rural. Ces pénuries se concentraient principalement dans les métiers spécialisés et les postes techniques exigeant une expertise particulière. Toutefois, quelques entreprises ont également fait état de pénuries plus généralisées, qu’elles attribuaient surtout aux changements apportés aux politiques d’immigration.
Graphique 5 : Les contraintes de capacité se sont accentuées, mais les pénuries de main-d’œuvre demeurent limitées
Les entreprises s’attendent à ce que la croissance des prix reste élevée
Les attentes des entreprises à l’égard de la croissance des salaires n’ont pratiquement pas changé depuis la mi‑2024 et demeurent près de la moyenne historique (graphique 6). Un peu plus d’entreprises qu’au dernier trimestre s’attendent à ce que les salaires continuent d’augmenter au même rythme au cours des 12 prochains mois que durant les 12 derniers mois. Les ajustements au coût de la vie restent le principal facteur soutenant les attentes des entreprises en ce qui concerne la croissance des salaires. Un dixième d’entre elles – une proportion plus importante qu’aux récents trimestres – a également indiqué que les efforts déployés pour attirer et retenir des travailleurs exercent des pressions à la hausse sur la croissance attendue des salaires.
Graphique 6 : La croissance attendue des salaires reste pratiquement inchangée et près de la moyenne historique de l’enquête
Les répondants s’attendent à ce que la hausse du coût de leurs intrants hors main‑d’œuvre et de leurs prix de vente se modère au cours des 12 prochains mois, mais reste élevée (graphique 7). La plupart d’entre eux mentionnent encore les prix plus élevés du carburant – liés à la guerre au Moyen-Orient – et les droits de douane comme sources de pressions à la hausse sur les coûts prévus. Toutefois, les entreprises sondées avant la rupture des négociations commerciales et la récente flambée des prix du pétrole s’attendaient généralement à ce que ces hausses de coûts soient plus faibles qu’au trimestre précédent.
Graphique 7 : La croissance attendue des prix des intrants et des prix de vente reste élevée malgré un ralentissement
Environ la moitié des entreprises, soit plus qu’au trimestre précédent, ont déclaré avoir l’intention de répercuter sur leur clientèle une partie ou la totalité de leurs hausses de coûts liées à la guerre au Moyen‑Orient et aux droits de douane. Les entreprises, en particulier celles qui font affaire avec les consommateurs, ont déjà répercuté certaines hausses de coûts antérieures sur leur clientèle et prévoient de continuer de le faire au cours des 12 prochains mois (graphique 8). Ces intentions en matière de prix reflètent à la fois une certaine amélioration de la demande et la volonté des entreprises de reconstituer les marges comprimées par les hausses de coûts antérieures. Toutefois, plusieurs entreprises – plus qu’au trimestre précédent – ont également noté que les pressions concurrentielles continuent de limiter leur capacité à augmenter les prix.
Graphique 8 : Les entreprises ayant connu des hausses de coûts plus importantes que d’habitude prévoient en répercuter une plus grande part
En juillet et en août, les attentes d’inflation des entreprises à l’horizon d’un an sont restées inférieures aux niveaux élevés atteints lorsque les prix du pétrole ont bondi en avril dans le contexte de la guerre au Moyen‑Orient (graphique 9). Cependant, elles ont de nouveau augmenté en septembre, à la suite de la rupture des négociations commerciales et des récentes hausses des prix du pétrole (encadré 1). Par rapport au deuxième trimestre, les attentes des entreprises concernant l’inflation moyenne sur les deux prochaines années demeurent élevées, tandis que celles sur cinq ans sont pratiquement inchangées.
Les entreprises ont exprimé une plus grande incertitude quant au moment où l’inflation reviendra à 2 %. Lorsqu’on leur a demandé à quel moment elles pensaient que l’inflation allait revenir à 2 %, près du quart d’entre elles – une proportion plus importante qu’au trimestre précédent – ont répondu que c’était trop difficile à dire.
Graphique 9 : Les attentes d’inflation à court terme ont augmenté
Encadré 1 : Les perspectives des entreprises se sont détériorées depuis la rupture des négociations commerciales
Les résultats recueillis depuis la rupture des négociations commerciales entre le Canada et les États‑Unis le 21 août donnent à penser que les nouveaux droits de douane américains et les contre‑mesures tarifaires canadiennes pèsent sur les perspectives des entreprises.
Parmi les entreprises ayant participé à l’enquête, celles qui ont été sondées après la rupture des négociations commerciales ont fait état d’une confiance plus faible et d’attentes réduites quant aux exportations (graphique 1-A). Ces résultats récents donnent à penser que l’amélioration des perspectives des entreprises observée plus tôt au troisième trimestre de 2026 s’est en partie inversée. Néanmoins, la confiance et les attentes restent considérablement plus fortes qu’au sommet des tensions commerciales en 2025, ce qui laisse entrevoir une modération plutôt qu’un changement fondamental des perspectives des entreprises.
Les réponses recueillies depuis le 22 août indiquent également que la hausse des prix du pétrole et les nouveaux droits de douane s’accompagnent d’une augmentation des attentes d’inflation (graphique 1-A). Celles‑ci ont progressé sensiblement, mais ne sont pas revenues aux niveaux élevés observés au déclenchement du conflit commercial avec les États‑Unis, au début de 2025, ni autour du sommet atteint par les prix du pétrole en avril 2026 en raison de la guerre au Moyen‑Orient.
Graphique 1-A : Les perspectives des entreprises se sont détériorées depuis la rupture des négociations commerciales et la flambée des prix du pétrole
Depuis la rupture des négociations commerciales et l’annonce de nouveaux droits de douane, les tensions commerciales ont pesé plus lourdement sur les intentions d’investissement qu’au début du mois d’août (graphique 1-B). L’effet modérateur des tensions commerciales s’était atténué jusqu’au début d’août 2026, mais il est depuis revenu à des niveaux comparables à ceux observés à la fin de 2025 et au début de 2026.
Graphique 1-B : Les tensions commerciales pèsent de nouveau sur les intentions d’investissement
Les entreprises sondées après la rupture des négociations commerciales étaient également plus susceptibles que celles sondées précédemment de déclarer que les tensions commerciales persistantes avaient fait augmenter leurs coûts et leurs prix (graphique 1‑C). Comme dans les enquêtes précédentes, parmi les entreprises sondées le plus récemment, la proportion de celles signalant que les tensions commerciales ont fait augmenter leurs coûts est plus élevée que celle signalant une hausse des prix de vente. Cela concorde avec le fait que les hausses de coûts liées aux droits de douane n’ont été que partiellement répercutées sur la clientèle.
Graphique 1-C : Depuis la rupture des négociations commerciales, davantage d’entreprises anticipent une hausse de leurs coûts et de leurs prix de vente
Encadré 2 : Les entreprises s’adaptent aux tensions commerciales
Dans le cadre de consultations spéciales menées en juillet et en août, et en réponse à des questions spéciales posées en septembre, les entreprises ont fait état d’un éventail de mesures qu’elles ont prises en réponse aux tensions commerciales depuis le début de 2025 (graphique 2-A).
- De nombreuses entreprises cherchent à réaliser des gains d’efficacité et à réduire les pressions sur les coûts. Les mesures les plus courantes comprennent :
- modifier les chaînes d’approvisionnement, notamment en changeant de fournisseurs ou en s’approvisionnant en intrants auprès d’autres pays, afin de réduire l’exposition aux produits visés par les droits de douane
- augmenter les dépenses en technologie, y compris dans l’automatisation et l’IA, afin d’améliorer l’efficacité et de compenser les coûts plus élevés découlant du contexte commercial
- Les entreprises cherchent aussi de nouveaux débouchés en diversifiant leurs marchés d’exportation et en adaptant leurs produits ou services aux besoins de leurs nouvelles clientèles. Par exemple, des entreprises du secteur de l’aluminium font leur entrée sur les marchés européens et des entreprises du secteur de l’acier prennent de l’expansion au Canada grâce aux achats du gouvernement fédéral et aux dépenses en matière de défense.
- Certaines entreprises procèdent à des ajustements qui impliquent une réduction de leur capacité, notamment :
- réduire leurs activités, leur capacité de production ou leurs effectifs en réponse à un affaiblissement de la demande
- réduire leurs investissements au Canada ou les déplacer à l’étranger afin de limiter leur exposition aux droits de douane, particulièrement dans les secteurs de l’acier et de l’automobile, où les droits de douane favorisent les projets d’expansion aux États‑Unis
- adopter une approche attentiste en matière d’investissement en raison de l’incertitude commerciale persistante
De nombreuses entreprises considèrent que ces ajustements sont temporaires parce qu’elles s’attendent à ce que les droits de douane soient tôt ou tard éliminés ou modifiés. Par exemple, plusieurs d’entre elles ont indiqué qu’elles pourraient annuler les changements apportés à leurs chaînes d’approvisionnement si les conditions commerciales s’amélioraient et que les mesures de rétorsion étaient éliminées. Toutefois, certaines entreprises ont mentionné avoir apporté des ajustements permanents pour s’adapter au nouvel environnement commercial.
Graphique 2-A : Depuis le début des tensions commerciales, de nombreuses entreprises se sont adaptées
Les résultats de l’enquête représentent des opinions exprimées par les répondants et ne reflètent pas forcément le point de vue de la Banque du Canada.
L’Enquête sur les perspectives des entreprises est une publication qui contient les résultats d’une enquête menée par le personnel des bureaux régionaux de la Banque du Canada au moyen d’entrevues réalisées auprès des responsables d’une centaine d’entreprises, choisies en fonction de la composition du produit intérieur brut du secteur canadien des entreprises. Des précisions sur le questionnaire et les réponses obtenues sont présentées dans le site Web de la Banque du Canada.
Le Pouls des leaders d’entreprise est une enquête en ligne menée chaque mois par la Banque du Canada auprès de 700 à 1 000 dirigeants d’entreprises canadiennes, qui sont appelés à répondre à l’un des trois courts questionnaires de l’enquête. Pour en savoir plus sur Le Pouls des leaders d’entreprise, voir T. Chernis, C. D’Souza, K. MacLean, T. Reader, J. Slive et F. Suvankulov, The Business Leaders’ Pulse—An Online Business Survey, document d’analyse du personnel 2022-14, Banque du Canada (juin 2022).