Agathe Côté a occupé le poste de sous-gouverneure à la Banque du Canada de juillet 2010 jusqu’à son départ à la retraite, en février 2016. Avec les autres membres du Conseil de direction, Mme Côté partageait la responsabilité des décisions touchant la politique monétaire et la stabilité du système financier, ainsi que de la formulation de l’orientation stratégique de la Banque.
Née à Saint-Hyacinthe, au Québec, Mme Côté a fait ses études en économie à l’Université de Montréal, où elle a obtenu un baccalauréat en 1981 et une maîtrise en 1983.
Mme Côté est entrée à la Banque en 1982 comme économiste. Elle a d’abord travaillé au département des Relations internationales, puis à celui des Études monétaires et financières. Après avoir occupé divers postes comportant des responsabilités de plus en plus importantes, Mme Côté a été nommée sous-chef du département des Études monétaires et financières en 2000 et sous-chef du département des Marchés financiers en 2001. De 2003 à 2008, elle a été chef du département des Recherches (aujourd’hui le département des Analyses de l’économie canadienne). En 2008, elle a été nommée conseillère du gouverneur, s’occupant de questions liées à la politique monétaire au pays et à l’étranger, ainsi que secrétaire du Conseil de direction chargée de la fonction Politique monétaire. Mme Côté a également été membre du Comité consultatif des comptes nationaux de Statistique Canada.
La sous-gouverneure Agathe Côté traite de l’importance des attentes d’inflation dans la conduite de la politique monétaire et présente l’enquête que la Banque du Canada a créée pour suivre de près les attentes des ménages.
La sous-gouverneure Agathe Côté traite du régime de ciblage de l’inflation et des questions sur lesquelles portent les recherches effectuées par la Banque en vue du renouvellement de la cible en 2016.
Dans son discours intitulé La promesse du potentiel, la sous-gouverneure Agathe Côté traite de la production potentielle au Canada et de ses implications pour l’économie et l’inflation.
La sous-gouverneure Agathe Côté traite des progrès accomplis par les intervenants des secteurs public et privé ainsi que du travail qu’il leur reste à faire pour accroître la résilience des infrastructures des marchés financiers.
Les règles de rétroaction visent à aider les décideurs à maintenir l'inflation au voisinage de la trajectoire souhaitée sans pour autant engendrer une variabilité des autres variables économiques. Elles établissent des liens entre les taux d'intérêt à court terme sur lesquels la banque centrale exerce son action et le taux d'inflation observé ou son écart par rapport au taux pris pour cible.
Les auteures décrivent les types les plus courants de règle de rétroaction et certains résultats de simulations.
L'existence d'un marché au Canada pour les obligations à rendement réel permet de mesurer directement les attentes d'inflation en comparant les rendements de ces obligations et ceux des obligations ordinaires à long terme du gouvernement canadien. Toutefois, les attentes d'inflation mises à part, d'autres facteurs peuvent influencer les écarts de rendement. Les auteurs font remarquer après avoir passé ces facteurs en revue que ceux-ci peuvent générer un biais assez important dans la mesure du niveau des attentes d'inflation.
Sur longue période, cependant, les modifications de l'écart de rendement peuvent s'avérer un bon indicateur des variations des attentes d'inflation à long terme. Selon cette mesure, les attentes d'inflation sont en baisse depuis la fin de 1994.