Entreprises non financières

Rapport sur la stabilité financière – 2026

Les entreprises canadiennes demeurent en bonne santé financière dans l’ensemble, mais les risques augmentent. L’incertitude commerciale et les tensions géopolitiques pourraient créer de nouvelles pressions sur certaines entreprises.

Les vulnérabilités des entreprises non financières au Canada sont demeurées pratiquement inchangées au cours des 12 derniers mois. La santé financière de ces entreprises est généralement restée stable, même dans les secteurs les plus vulnérables aux droits de douane américains et à l’incertitude commerciale, comme celui de la fabrication. Les indicateurs de tensions financières chez les entreprises se sont stabilisés dans la deuxième moitié de 2025, après avoir augmenté pendant plusieurs années.

Les risques pour les entreprises canadiennes sont toutefois en hausse. Celles‑ci pourraient subir d’importantes pressions financières en raison de l’incertitude commerciale persistante et de la guerre au Moyen‑Orient.

Santé financière des entreprises

Les vulnérabilités restent les mêmes

Les entreprises canadiennes sont demeurées dans l’ensemble en bonne santé financière depuis la publication du Rapport précédent.

Malgré les tensions commerciales persistantes, les entreprises continuent de conserver en moyenne plus de réserves de trésorerie et d’actifs liquides qu’à l’habitude avant la pandémie. Leur rentabilité reste par ailleurs solide. En raison de ces deux facteurs, elles disposent d’un coussin pour absorber les chocs négatifs et couvrir d’éventuels coûts imprévus.

Même dans les secteurs les plus vulnérables aux droits de douane américains, comme celui de la fabrication, la santé financière des entreprises est généralement restée stable.

De manière générale, la dette des entreprises a augmenté par rapport au produit intérieur brut au cours des deux dernières années, ce qui est en partie attribuable aux conditions d’emprunt favorables pour les grandes entreprises. D’un autre côté, le ratio de la dette à l’actif se maintient sous les niveaux d’avant la pandémie et est resté essentiellement stable au cours de la dernière année (graphique 9).


Ces dernières années, les grandes entreprises ont émis des obligations pour tirer parti des faibles coûts d’emprunt. Il s’agit d’un des principaux facteurs expliquant la hausse de l’endettement des entreprises. Les petites et moyennes entreprises ne peuvent généralement pas émettre d’obligations et dépendent donc principalement des banques et des coopératives de crédit pour leur financement.

Par ailleurs, même si les conditions générales de prêt aux entreprises sont restées stables ces derniers trimestres, les résultats de l’enquête menée par la Banque auprès des responsables du crédit tendent à indiquer que les conditions sont un peu plus restrictives pour les petites entreprises que pour les grands emprunteurs.

Les indicateurs des tensions financières pesant sur les entreprises se sont stabilisés

Après avoir augmenté ces trois dernières années, la part des prêts commerciaux en souffrance s’est stabilisée dans la deuxième moitié de 2025. Elle demeure faible comparativement à des périodes antérieures de tensions marquées, comme la crise financière mondiale de 2008‑2009 (graphique 10).

Le nombre de prêts douteux consentis aux petites entreprises a continué d’augmenter ces derniers mois, alors qu’il y a eu une diminution du côté de ceux consentis à de grandes entreprises (graphique 11).


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