Notre étude montre que les multiplicateurs pour les dépenses publiques financées par des emprunts varient considérablement selon le pays où se trouve l’acheteur du titre de créance. L’analyse, fondée sur un échantillon de 33 pays, permet de constater que les dépenses publiques ont des effets multiplicateurs plus importants quand elles sont financées par la vente de titres de créance à des investisseurs étrangers (non-résidents) plutôt qu’à des investisseurs nationaux (résidents). Un modèle théorique (en contexte de flexibilité ou de rigidité des prix) montre que le pays où se trouve le créancier public explique ces différences de réaction dans la mesure où l’investissement privé est évincé dans chaque cas. La mobilité internationale croissante des capitaux du secteur privé résident réduit la différence entre les effets des deux types de financement, dans le modèle comme les données.