Il y a à peine trois ans, la crise financière était une source de préoccupation majeure partout dans le monde. Cette situation sans précédent a eu des répercussions graves et coûteuses que nous ressentons encore aujourd’hui.
La mondialisation constitue à la fois l’occasion à saisir et le grand défi de notre époque. Elle peut faire sortir des milliards de personnes de la pauvreté, élargir considérablement les perspectives économiques et rendre l’économie mondiale plus diversifiée et plus résiliente.
Les cours des produits de base font de nouveau les manchettes. Certains, comme ceux du cuivre et des bovins, ont enregistré des niveaux records; d’autres grimpent rapidement et se rapprochent de leurs sommets antérieurs.
Les atouts du Canada ont été très apparents tout au long de la crise financière. Ils nous ont protégés du pire de la tempête et ont permis au pays de se placer dans le peloton de tête au sortir de la récession.
Les atouts du Canada ont été très apparents tout au long de la crise financière. Ils nous ont protégés du pire de la tempête et ont permis au pays de se placer dans le peloton de tête au sortir de la récession.
Pourquoi la santé financière des ménages intéresse-t-elle la Banque du Canada? Elle s’y intéresse parce que la façon dont les Canadiens dépensent et combien ils dépensent ont une incidence à la fois sur la conduite de la politique monétaire et sur la stabilité du système financier.
La turbulence que traverse l’Europe en ce moment nous rappelle que la crise n’est pas terminée, mais qu’elle vient simplement d’entrer dans une nouvelle phase. Dans un monde submergé par les dettes, l’assainissement du bilan des banques, des ménages et des pays exigera des années.
DiscoursJean Boivinl’Association CFA Okanagan et la Faculté de gestion du campus de l’Okanagan de l’Université de la Colombie-BritanniqueKelowna (Colombie-Britannique)
Comme l’indique le titre de mon discours, j’aimerais aborder avec vous les liens qui existent entre l’économie réelle – c’est-à-dire le monde tangible des emplois et des biens et services – et le monde moins tangible de la finance – c’est-à-dire celui des flux monétaires, des taux d’intérêt et des marchés boursiers. Les deux entretiennent depuis longtemps des relations mouvementées.
Comme le dit le vieil adage, « la connaissance est fondée sur l’expérience, et l’expérience est fondée sur les erreurs ». Au Canada, nous avons commis nos erreurs tôt et souvent dans les années 1970 et 1980. Notre situation budgétaire s’est fortement détériorée, l’inflation a franchi la barre des 10 % et quelques petites banques régionales ont fait faillite.