Le mandat de la Banque du Canada est de favoriser la prospérité économique et financière du pays. Il s'agit manifestement d'un mandat important, et nous sommes déterminés à atteindre l'excellence dans nos efforts pour le réaliser.
Le thème de ce colloque, « gérer la reprise », tombe à point nommé : alors que nous laissons derrière nous les périls les plus graves de la crise financière et que nous nous apprêtons à vivre des jours meilleurs, notre attention se tourne vers les défis que pose la reprise sur le plan des politiques.
DiscoursMark CarneyForum économique international des Amériques, Conférence de Montréal
Le thème de cette conférence – « s'adapter au nouvel ordre mondial » – laisse entendre que nous connaissons la façon dont le commerce international et la finance mondiale seront réorganisés dans la foulée de la crise actuelle. Le résultat final est cependant loin d'être prédéterminé.
La turbulence financière qui a pris naissance sur le marché américain des prêts hypothécaires à risque en août 2007 a atteint son paroxysme vers la fin de 2008, pour finir par perturber l'ensemble de l'économie mondiale.
Nous traversons à l'heure actuelle une période particulièrement difficile. L'économie canadienne est en récession et l'économie mondiale est en proie à une crise de confiance, provoquée par la pire débâcle financière depuis la Grande Dépression, alimentée par la chute abrupte des échanges commerciaux, de la production manufacturière et du patrimoine financier, et intensifiée par une hausse marquée du chômage.
Dans les grandes économies du globe, le règlement des problèmes liés aux défaillances au sein du système bancaire figure parmi les principales priorités en matière de politiques. La tourmente financière actuelle fait ressortir crûment le fait que, manifestement, bon nombre de banques à l'extérieur du Canada ne faisaient pas leur travail ou le faisaient de telle sorte que leurs actions ont créé des risques énormes.
Comme la profession que vous exercez vous amène à vous intéresser aux devises, aux marchés monétaires, aux marchés de capitaux et aux produits dérivés, je suis convaincu que les dix-huit derniers mois ont été excitants et captivants – si je peux m'exprimer ainsi.