Message de la chef de l’exploitation

J’ai le plaisir de vous présenter le rapport annuel de la Banque du Canada sur les risques liés aux changements climatiques.

En tant que société d’État et banque centrale du Canada, la Banque s’est engagée à réduire son empreinte climatique. Le présent rapport témoigne de cet engagement en exposant nos objectifs et en rendant compte de nos progrès de manière transparente, conformément à la Stratégie pour un gouvernement vert du gouvernement du Canada.

La façon la plus directe de réduire notre empreinte climatique est de trouver des moyens de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, notre consommation d’eau et nos déchets. En 2025, nous avons accompli des progrès notables dans la réduction de notre consommation d’eau. En particulier, nous avons réduit la quantité d’eau nécessaire pour les systèmes essentiels des bâtiments en modernisant l’équipement et en réalisant des gains d’efficacité opérationnelle.

Nous gérons également les risques liés aux changements climatiques associés aux placements détenus par le Régime de pension de la Banque du Canada pour le compte des membres du personnel et des personnes retraitées qui y participent. 

Enfin, compte tenu de notre rôle unique en tant que banque centrale du Canada, nous mesurons aussi les risques financiers liés aux changements climatiques qui découlent des actifs inscrits à notre bilan au nom de la population canadienne, et en rendons compte.

Afin de dresser un portrait encore plus clair des progrès que nous réalisons, nous avons simplifié notre présentation de ce rapport annuel en nous concentrons sur les secteurs opérationnels où nos actions ont les effets les plus directs.

La chef de l’exploitation,
Alexis Corbett

À propos du présent rapport

Le rapport annuel de la Banque du Canada sur les risques liés aux changements climatiques est publié conformément à la directive du gouvernement du Canada, qui oblige les sociétés d’État à :

  • établir leurs objectifs en fonction de la Stratégie pour un gouvernement vert, notamment viser la cible d’opérations zéro émissions d’ici 2050, s’il y a lieu, et veiller à renforcer leur résilience climatique
  • publier des informations sur leurs engagements, y compris leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) dans leurs principaux domaines d’activité
  • adopter les normes du Groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques (GTIFCC)

Les normes du GTIFCC et, plus récemment, les Normes internationales d’information financière portant sur les obligations en matière d’informations financières liées à la durabilité définissent quatre domaines dans lesquels les organisations doivent fournir des informations en lien avec les changements climatiques :

  • les approches relatives à la gouvernance
  • les stratégies pertinentes
  • les pratiques et processus en matière de gestion des risques
  • les indicateurs et cibles utilisés pour évaluer et gérer les occasions et les risques liés au climat

En 2025, aucun changement important n’a été apporté aux priorités stratégiques, à la gouvernance ou aux pratiques de gestion de la Banque à l’égard des risques liés aux changements climatiques. Par conséquent, le présent rapport porte principalement sur l’efficacité de la Banque à gérer les risques climatiques et à progresser vers ses cibles. Pour en savoir plus sur la gouvernance, la stratégie et les pratiques de gestion des risques de la Banque en matière de changements climatiques, veuillez consulter la page Communication par la Banque du Canada des risques liés aux changements climatiques pour 2024.

Sauf indication contraire, toutes les données financières fournies dans ce rapport sont exprimées en dollars canadiens et toute l’information qu’il contient est en date du 31 décembre 2025.

Portée

Le présent rapport se penche sur les cibles et les indicateurs de la Banque dans trois grands domaines :

  • les opérations matérielles
  • le bilan (les opérations financières)
  • le Régime de pension de la Banque du Canada (ou Régime de pension)

La Banque a établi des engagements qui concordent avec ceux du gouvernement fédéral, notamment l’objectif d’atteindre la cible d’opérations zéro émissions d’ici 2050. D’autres cibles particulières sont énoncées dans la section Mesures et cibles. La portée dans chacun des trois domaines abordés dans ce rapport est décrite ci-dessous.

Opérations matérielles

Ce rapport porte sur les répercussions qu’ont sur le climat l’exploitation des immeubles et du parc automobile appartenant à la Banque ainsi que la production et la distribution des billets de banque.

En plus de fixer des cibles pour réduire les incidences sur le climat dans ces secteurs, la Banque s’emploie constamment à renforcer la résilience de ses opérations matérielles. Cela passe notamment par :

  • des opérations décentralisées et des installations de relève dans la mesure du possible, pour que la Banque puisse continuer à servir la population canadienne en cas d’événement perturbateur
  • des mesures de protection contre les perturbations dans la chaîne d’approvisionnement, les chocs de demande et les risques climatiques qui pourraient nuire à la production et à la distribution des billets de banque

La Banque procède régulièrement à une évaluation des risques pour s’assurer que ses opérations matérielles et son infrastructure demeurent résilientes vis-à-vis de l’évolution des risques liés à l’environnement et aux changements climatiques.

Bilan

En tant que banque centrale du pays, la Banque a un bilan qui diffère de celui des autres institutions financières. Ses actifs et passifs ne sont pas détenus en vue de générer des profits. Ils contribuent plutôt à assurer l’indépendance de la Banque dans la conduite de la politique monétaire et le maintien de la stabilité du système financier.

Bien que la Banque mesure et déclare les risques financiers liés aux changements climatiques découlant de ses opérations sur les marchés, elle ne peut pas facilement diversifier ses actifs et réduire son exposition à ces risques. De plus, les mandats de la Banque déterminent la taille et la composition des actifs de son bilan.

Au 31 décembre 2025, les titres du gouvernement du Canada représentaient 84,8 % des actifs de la Banque divulgués dans ce rapport (tableau 1)1. Les actifs restants sont les suivants :

  • Les placements en obligations provinciales, qui représentaient environ 2,8 % des actifs. Ces obligations ont été acquises dans le cadre des mesures prises par la Banque en réaction à la pandémie de COVID-19, et leur part dans le bilan devrait continuer de diminuer2.
  • Les prêts et créances comprenant des titres achetés dans le cadre de conventions de revente, qui eux représentaient autour de 12,4 % des actifs. Ces actifs servent à renforcer le taux cible du financement à un jour de la Banque, à gérer son bilan et à favoriser le fonctionnement ordonné des marchés financiers canadiens.
Tableau 1 : Actifs de la Banque du Canada visés par la communication des risques liés aux changements climatiques
Activité 31 décembre 2024 31 décembre 2025
Valeur nominale à la fin de l’exercice financier, en millions de dollars canadiens
Placements
Obligations du gouvernement du Canada, bons du Trésor, obligations à rendement réel et Obligations hypothécaires du Canada 231 686 189 638
Obligations provinciales 7 881 6 225
Obligations de sociétés 22 0
Prêts et créances
Titres achetés dans le cadre de conventions de revente 19 456 27 798
Total des actifs 259 046 223 661

Régime de pension de la Banque du Canada

Les actifs du Régime de pension de la Banque du Canada sont détenus en fiducie dans le Fonds de pension et investis conformément à une stratégie supervisée par le Conseil d’administration de la Banque. Les gestionnaires d’actifs externes sont évalués selon la mesure dans laquelle ils tiennent compte des facteurs de durabilité importants, dont les changements climatiques, dans le processus de décisions de placement. La prise en compte de ces facteurs contribue à accroître la résilience et la valeur à long terme du Régime.

En date du 31 décembre 2025, les actifs du Fonds de pension visés par ce rapport totalisaient 2,5 milliards de dollars (tableau 2). Le reste des avoirs privés du Fonds de pension (64 millions de dollars) n’est pas visé par le rapport étant donné que les données accessibles pour ces actifs sont limitées.

Tableau 2 : Actifs du Fonds de pension visés par la communication des risques liés aux changements climatiquesValeur marchande au 31 décembre 2025, en millions de dollars canadiens
Type d’actif Millions $ CA
Actions de sociétés ouvertes 887
Titres du gouvernement du Canada 286
Créances privées 160
Obligations provinciales 296
Obligations de sociétés 173
Actifs immobiliers 318
Fonds d’investissement dans les infrastructures 388
Total des actifs 2 508

Nota : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme ne correspond pas forcément à leur total respectif.

Mesures et cibles

Opérations matérielles

Les cibles de la Banque en matière de durabilité, présentées à la figure 1, correspondent à celles du gouvernement du Canada.

Figure 1 : Cibles de la Banque du Canada en matière de durabilité

Émissions de GES

Atteindre la carboneutralité d’ici 2050

Réduire les émissions des immeubles de 40 % d’ici 2025 (cible atteinte) et de 80 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 2018

Énergie

Combler 100 % des besoins en électricité des immeubles de la Banque avec des sources d’énergie renouvelable d’ici 2022 (cible atteinte)

Eau et déchets

Atteindre une consommation d’eau presque nulle d’ici 2035 ou avant

Atteindre une production de déchets nulle d’ici 2040 ou avant

  • Détourner au moins 75 % (en poids) des déchets opérationnels non dangereux d’ici 2030
  • Détourner au moins 75 % (en poids) des déchets plastiques d’ici 2030
  • Détourner au moins 90 % (en poids) des déchets de construction et de démolition d’ici 2030

Des précisions sur les mesures et les données connexes de la Banque sont présentées dans l’annexe.

Émissions de GES

Conformément au Protocole des GES (en anglais seulement) utilisé à l’échelle internationale, la Banque déclare ses émissions de GES provenant :

  • des sources qu’elle contrôle, appelées émissions de portée 1
  • des sources d’énergie qu’elle achète, appelées émissions de portée 2
  • des sources dont elle peut être indirectement responsable, appelées émissions de portée 3

La Banque déclare toutes les émissions de portée 1 et de portée 2. En ce qui concerne les émissions de portée 3, elle ne communique actuellement que celles qui proviennent de sa chaîne d’approvisionnement des billets de banque.

Les émissions de portée 1 et de portée 2 de la Banque sont présentées dans le graphique 1.

Les efforts de la Banque pour réduire les émissions de portée 1 et de portée 2 se sont concentrés sur la diminution des émissions produites par ses immeubles. Ces émissions ont légèrement augmenté en 2025 pour les raisons suivantes :

  • une augmentation de la demande de chauffage à cause des températures plus froides
  • une hausse temporaire de la consommation d’énergie pendant la transition de la Banque vers un nouveau système de chauffage à eau chaude à basse température plus efficient

Dans l’ensemble, les émissions générées par les immeubles ont diminué de près de 60 % par rapport au niveau de référence de 2018. La Banque est ainsi en bonne voie d’atteindre sa cible de réduction de 80 % d’ici 2030.

La Banque est parvenue à ces réductions en :

  • améliorant ses systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation et en installant un éclairage écoénergétique
  • en achetant des certificats d’énergie renouvelable pour maintenir la cible qu’elle a atteinte, soit de combler 100 % des besoins en électricité de ses immeubles avec des sources d’énergie renouvelable

La Banque continue d’examiner les améliorations prévues et d’explorer des actions supplémentaires pour atteindre ses cibles.

Les émissions de portée 3 de la Banque dans sa chaîne d’approvisionnement en billets de banque sont présentées au graphique 2. Il y a un décalage d’un an pour les dernières données sur la chaîne d’approvisionnement en billets de banque en raison du temps nécessaire pour les recueillir auprès des fournisseurs.

Des précisions sur les données annuelles sont présentées dans l’annexe.

Eau et déchets

La consommation d’eau a diminué en 2025 grâce à plusieurs mises à niveau de l’équipement et améliorations de l’efficacité opérationnelle dans les immeubles de la Banque. Ces travaux ont permis de réduire la quantité d’eau nécessaire pour les systèmes essentiels des bâtiments. Le graphique 3 présente la consommation d’eau annuelle dans les installations de la Banque.

L’annexe fournit également des précisions sur la consommation d’eau annuelle de la Banque ainsi que des données sur la quantité d’eau utilisée pour produire et distribuer les billets de banque et sur les déchets générés par cette activité.

Pour détourner davantage des déchets produits dans ses installations, en 2025, la Banque a :

  • lancé une campagne pour sensibiliser le personnel sur la bonne manière de trier les déchets dans les bacs afin de réduire la quantité de matières recyclables et compostables acheminées dans les sites d’enfouissement
  • diminué l’utilisation d’emballages à usage unique dans ses services de restauration et encouragé l’adoption de solutions réutilisables ou durables
  • réalisé des audits de suivi sur la production de déchets dans ses installations pour connaître la quantité de déchets opérationnels non dangereux et de déchets de plastique générés dans chacune d’elles, afin de repérer les possibilités d’en détourner davantage

Bilan

La Banque utilise l’intensité carbonique moyenne pondérée (ICMP) pour évaluer et mesurer l’exposition aux risques climatiques de son bilan (graphique 4)3. L’ICMP augmente ou diminue proportionnellement à la pondération du portefeuille de la Banque en actifs de secteurs à intensité carbonique relativement élevée.

Pour en savoir plus sur les données et la méthodologie, consultez l’annexe.

Placements

Les chiffres de l’ICMP pour les placements déclarés dans la communication de 2024 ont été mis à jour pour tenir compte des révisions de Statistique Canada concernant le produit intérieur brut (PIB) et les émissions de GES.

L’ICMP des titres du gouvernement du Canada a diminué de 3 % entre 2024 et 2025, puisque le PIB a augmenté et que les émissions ont diminué. À 274 t éq. CO2/million $, elle reste nettement plus élevée que la moyenne de tous les pays du G7 (169 t éq. CO2/million $), selon les données et estimations déclarées4. Cela s’explique principalement par la taille relativement importante du secteur canadien des ressources naturelles.

L’ICMP des obligations provinciales a légèrement diminué entre 2024 et 2025. Si la composition du portefeuille d’obligations provinciales reste la même, l’ICMP de ces actifs devrait diminuer à mesure que le Canada poursuit sa transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

Prêts et créances

Des titres sont achetés dans le cadre de conventions de revente pour renforcer le taux cible du financement à un jour de la Banque, gérer son bilan et favoriser le fonctionnement ordonné des marchés financiers canadiens. En 2025, l’ICMP des contreparties à ces conventions s’établissait à 1 t éq. CO2/million $.

Régime de pension

L’International Sustainability Standards Board indique que les communications relatives aux changements climatiques publiées par les gestionnaires d’actifs doivent inclure les émissions financées. En ce qui concerne le Fonds de pension de la Banque, les émissions financées correspondent aux émissions de portée 3 et incluent les émissions de GES principalement liées à ses portefeuilles de placements. Elles sont un substitut à l’empreinte carbone des portefeuilles de placements du Fonds de pension.

De 2024 à 2025, l’ICMP des actifs du Fonds de pension visés par ce rapport (graphique 5) a évolué comme suit :

  • diminution de 3 % pour les titres du gouvernement du Canada
  • augmentation de 1 % pour le portefeuille d’obligations provinciales en raison de changements dans sa composition
  • augmentation de 6 % pour le portefeuille d’obligations de sociétés en raison des changements dans la composition des portefeuilles du Régime de pension
  • augmentation de 19 % pour les actions de sociétés ouvertes, principalement en raison d’une légère hausse des pondérations dans les secteurs à plus forte intensité de carbone – comme les matériaux, l’énergie et les services publics – ainsi que d’une modification du portefeuille de placements du Fonds de pension
  • augmentation de 62 % pour le portefeuille de titres de dette privée en raison d’un changement de méthode de déclaration par un gestionnaire d’actifs externe

Pour les actifs du Fonds liés à l’immobilier et aux infrastructures, la Banque déclare les émissions absolues ainsi que les mesures d’intensité. Elle procède ainsi parce que les gestionnaires externes utilisent généralement l’ICMP pour les portefeuilles publics et la mesure d’intensité pour les catégories d’actifs privés.

Le niveau de GES et la mesure de l’intensité en fonction des revenus pour le portefeuille immobilier ont diminué en 2025, en partie en raison des programmes de dépenses en immobilisations lancés par les gestionnaires externes du Fonds pour décarboner les actifs. En même temps, la mesure de l’intensité en fonction de la superficie a augmenté, principalement à cause d’une correction du nombre de mètres carrés de superficie déclarés (tableau 3).

Tableau 3 : Mesures liées au climat pour les actifs immobiliers du Fonds de pension
Mesure 2023 2024* 2025
Émissions de GES (t éq. CO2) 4 896 3 457 2 826
Intensité carbonique (t éq. CO2/million $ CA de revenus) 194,2 131,6 109,7
Intensité des émissions de GES (kg éq. CO2/1 000 mètres carrés) 44,4 24,9 26,3

Nota : t éq. CO2 = tonnes d’équivalent dioxyde de carbone; kg éq. CO2 = kilogrammes d’équivalent dioxyde de carbone. Les mesures sont basées sur les données les plus récentes des gestionnaires d’actifs externes du Fonds de pension et pourraient ne pas correspondre à celles des années indiquées.
* Les émissions ont considérablement diminué en 2024 en raison d’un changement de méthode de calcul de la part d’un des gestionnaires d’actifs externes.
† La part d’émissions de GES du Fonds de pension est basée sur son pourcentage de participation dans chaque fonds sous-jacent.
‡ Les intensités moyennes pondérées sont basées sur les placements du Fonds de pension dans chaque fonds sous-jacent.

L’intensité des émissions du portefeuille d’actifs liés aux infrastructures du Fonds de pension a baissé entre 2024 et 2025 sous l’effet de mesures visant à décarboner certains actifs et de changements apportés au mode de calcul des données sur les émissions (tableau 4).

Tableau 4 : Mesure des émissions financées pour les actifs du Fonds de pension liés aux infrastructures
Fonds d’investissement dans les infrastructures 2023 2024 2025
Émissions financées (t éq. CO2)* 25 059 22 572 21 114
Intensité des émissions (t éq. CO2/million $ CA investis) 95,0 73,0 57,6

Nota : t éq. CO2 = tonnes d’équivalent dioxyde de carbone. Les mesures sont basées sur les données les plus récentes des gestionnaires d’actifs externes du Fonds de pension et pourraient ne pas correspondre à celles des années indiquées.
* La part d’émissions de GES du Fonds de pension est basée sur son pourcentage de participation dans chaque fonds sous-jacent.
† Les intensités moyennes pondérées sont basées sur les placements du Fonds de pension dans chaque fonds sous-jacent.

Pour en savoir plus sur les données et la méthodologie, consultez l’annexe.

Annexe

Opérations matérielles

Émissions de GES

Le tableau A-1 présente l’inventaire des émissions de GES de la Banque du Canada, qui comprend les émissions provenant de ses bâtiments et de son parc automobile, ainsi que de la production et de la distribution des billets de banque.

Tableau A-1 : Inventaire des émissions de GES de la Banque du CanadaTonnes d’équivalent dioxyde de carbone
Type d’émissions Activité 2018 2022 2023 2024 2025
Portées 1
Gaz naturel 1 210 989 882 668 636
Diesel 54 43 52 59 39
Réfrigérants 26 35 0 11
Parc automobile 8 10 8 7 3
Total partiel 1 298 1 041 978 734 690
Portée 2
Électricité 593 817 1 007 975 964
Vapeur 979 663 417 283 492
Eau réfrigérée 34 32 48 70 66
Total partiel (méthode fondée sur l’emplacement) 1 605 1 513 1 473 1 328 1 522
Total partiel (méthode fondée sur le marché) 1 605 696 466 353 558
Total (méthode fondée sur l’emplacement) 2 903 2 555 2 451 2 062 2 212
Total (méthode fondée sur le marché) 2 903 1 737 1 443 1 088 1 247
Portée 3
Catégorie 1 : achats de biens et de services Billets de banque 3 646 2 913 775 695
Catégorie 4 : transport et distribution en amont Distribution en gros des billets de banque 1 183 658 397 519
Total 4 829 3 571 1 172 1 214

Voici les notes concernant les données relatives aux émissions de GES présentées dans le tableau A‑1 :

  • Les résultats suivent les normes établies par le World Business Council for Sustainable Development et le World Resources Institute5.
  • Les données et méthodes sous-jacentes au calcul des émissions continuent d’évoluer. La Banque continuera d’adapter sa méthode de déclaration en conséquence, de manière à garantir la conformité aux meilleures pratiques ainsi que la transparence, l’uniformité et l’exactitude.
  • Les émissions actuelles de portée 1 et de portée 2 de la Banque n’incluent pas les émissions produites par les locaux loués, qui représentent 4 % de l’empreinte totale de ses immeubles.
  • Le document Scope 2 Guidance du Protocole des GES du World Resources Institute comporte deux méthodes de calcul des émissions de portée 2. La méthode fondée sur l’emplacement tient compte des émissions du réseau électrique, tandis que celle fondée sur le marché tient compte des certificats d’énergie achetés. Cette distinction entre les méthodes s’applique seulement aux émissions de portée 26.
  • Depuis 2022, la Banque achète des certificats d’énergie renouvelable afin d’obtenir une électricité 100 % renouvelable dans les quatre immeubles qu’elle possède en Ontario et au Québec, conformément à l’engagement du gouvernement du Canada en faveur d’une électricité 100 % renouvelable. Cela a entraîné une réduction des émissions de portée 2 de la Banque selon la méthode fondée sur le marché.
  • Les variations annuelles de la consommation d’énergie de la Banque sont attribuables aux fluctuations météorologiques saisonnières ainsi qu’au remplacement et au recalibrage de l’équipement.
  • Il y a un décalage d’un an par rapport au plus récent inventaire de la chaîne d’approvisionnement des billets de banque en raison du temps qu’il faut pour recueillir les données auprès des fournisseurs.
  • Les chiffres ayant été arrondis, leur somme ne correspond pas forcément à leur total respectif.

Le tableau A-2 indique la quantité annuelle d’émissions de GES provenant des immeubles appartenant à la Banque.

Tableau A-2 : Émissions de GES provenant des immeubles de la Banque du Canada
Mesure Unité de mesure Cible Niveau de référence (2018) 2022 2023 2024 2025
Émissions totales des immeubles t éq. CO2 Réduire les émissions des immeubles de 40 % d’ici 2025 et de 80 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 2018 2 895 1 727 1 436 1 080 1 244
Écart par rapport à 2018 % -40 % -50 % -63 % -57 %

Nota : t éq. CO2 = tonnes d’équivalent dioxyde de carbone. Les émissions produites par les immeubles comprennent les émissions du gaz naturel, des génératrices diesel, des réfrigérants (émissions fugitives), de l’électricité, de la vapeur et de l’eau réfrigérée. Les émissions passées de la Banque ont été mises à jour conformément au Rapport d’inventaire national 2025 du Canada. Les émissions de portée 2 de l’électricité sont calculées et communiquées au moyen de l’approche fondée sur le marché, selon laquelle l’approvisionnement en énergie renouvelable par le biais de certificats d’énergie renouvelable est pris en compte. Pour en savoir plus, voir M. Sotos, GHG Protocol Scope 2 Guidance: An Amendment to the GHG Protocol Corporate Standard, World Resources Institute (2015).

Approvisionnement en électricité renouvelable

Le tableau A-3 présente la quantité d’électricité renouvelable que la Banque achète chaque année pour alimenter ses installations à l’aide d’énergie 100 % renouvelable.

Tableau A-3 : Approvisionnement en électricité renouvelable
Mesure Unité de mesure Cible Niveau de référence (2018) 2022 2023 2024 2025
Consommation d’énergie totale des immeubles Kilowattheure Combler 100 % des besoins en électricité des bâtiments avec des sources d’énergie renouvelable d’ici 2022 L’approvisionnement en électricité renouvelable a débuté en 2022. 21 098 165 21 490 557 20 582 843 20 392 345
Approvisionnement en énergie renouvelable Pourcentage de la consommation d’électricité totale des immeubles 100 % 100 % 100 % 100 %

Consommation d’eau

Le tableau A-4 présente la consommation d’eau annuelle dans les installations de la Banque.

Tableau A-4 : Consommation d’eau à la Banque du Canada
Mesure Unité de mesure Cible Niveau de référence (2018) 2022 2023 2024 2025
Consommation d’eau totale mètres cubes Atteindre une consommation d’eau presque nulle d’ici 2035 39 311 28 566 27 720 28 654 23 563

Billets de banque

Le tableau A-5 présente les émissions de GES, la consommation d’eau et les déchets liés à la production et à la distribution des billets de banque.

Tableau A-5 : Mesures propres aux billets de banque
Mesure Unité de mesure Niveau de référence (2018) 2022 2023 2024
Émissions de GES
Centres des opérations des agences (méthode fondée sur l’emplacement) t éq. CO2 1 059 913 791 651
Transport de gros t éq. CO2 1 183 658 397 519
Chaîne d’approvisionnement t éq. CO2 3 646 2 913 775 695
Émissions de GES totales t éq. CO2 5 888 4 484 1 963 1 865
Écart par rapport à 2018 % S. O. -24 % -67 % -68 %
Consommation d’eau
Centres des opérations des agences Mètres cubes 19 355 13 517 12 095 10 221
Chaîne d’approvisionnement Mètres cubes 8 951 6 582 7 467 164
Consommation d’eau totale Mètres cubes 28 306 20 099 19 561 10 385
Écart par rapport à 2018 % S. O. -29 % -31 % -63 %
Production de déchets
Centres des opérations des agences Tonnes 138 160 211* 179
Chaîne d’approvisionnement Tonnes 370 394 271 36
Production de déchets totale Tonnes 508 554 482* 214
Écart par rapport à 2018 % S. O. +9 % -5 %* -58 %

* Les données reflètent une correction des chiffres publiés en 2023.
Nota : t éq. CO2 = tonnes d’équivalent dioxyde de carbone. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme ne correspond pas forcément à leur total respectif.

Voici quelques remarques concernant les données présentées au tableau A-5 :

  • Le nombre de nouveaux billets produits chaque année varie en fonction de la demande. Cela a une incidence sur la quantité annuelle d’émissions de GES, d’eau et de déchets associée à la production et à la distribution des billets.
  • Les émissions ont diminué en 2024 pour les raisons suivantes :
    • aucun nouveau billet de banque n’a été imprimé pour la distribution en gros
    • les volumes de production de matières premières ont baissé
    • la consommation d’énergie des centres des opérations des agences de la Banque a diminué

Bilan et Régime de pension

Qualité des données

Pour 2025, les actifs déclarés pour le Fonds de pension comprennent certaines estimations fondées sur la modélisation des données fournies par les fournisseurs aux fins de la production de ce rapport (tableau A-6).

En outre, la mise en correspondance avec les entités mères a été utilisée afin de fournir des estimations pour les titres inscrits au bilan qui ont été achetés dans le cadre de conventions de revente et pour le portefeuille d’obligations de sociétés du Fonds de pension.

Tableau A-6 : Qualité des données pour les portefeuilles du bilan et du Fonds de pension de la Banque du Canada
Portefeuille d’actifs financiers Données sur les émissions (%)
Déclarées Modélisées par le fournisseur Mises en correspondance avec l’entité mère Couverture totale
Bilan
Titres du gouvernement du Canada 100 100
Titres provinciaux 100 100
Titres achetés dans le cadre de convention de revente 27 72 99
Fonds de pension
Actions de sociétés ouvertes 86 11 97
Obligations de sociétés 40 44 10 94
Titres provinciaux 100 100
Titres du gouvernement du Canada 100 100
Créances privées 100 100
Biens immobiliers privés 100 100
Infrastructure privée 100 100

Nota : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme ne correspond pas forcément à leur total respectif.


  1. 1. Les Obligations hypothécaires du Canada émises par la Société canadienne d’hypothèques et de logement sont également considérées comme des titres du gouvernement du Canada, car celui-ci en est le débiteur ultime (par le biais d’une garantie).[]
  2. 2. Le dernier titre du portefeuille d’obligations provinciales arrivera à échéance en mars 2031.[]
  3. 3. Les chiffres de l’ICMP dans le présent rapport incluent les émissions de portée 1 et de portée 2 déclarées par les émetteurs des avoirs inscrits au bilan de la Banque. Pour en savoir plus sur la méthodologie, voir la Communication par la Banque du Canada des risques liés aux changements climatiques pour 2022.[]
  4. 4. Moyenne calculée en pondérant la dette totale du marché du G7 à la fin de 2025, telle qu’indiquée par Bloomberg Finance L.P.[]
  5. 5. Pour en savoir plus, consultez World Business Council for Sustainable Development et World Resources Institute, « The greenhouse gas protocol », dans A corporate accounting and reporting standard, édition révisée, Washington, D.C., Conches-Genève (mars 2004) et M. Sotos, GHG Protocol Scope 2 Guidance: An Amendment to the GHG Protocol Corporate Standard, World Resources Institute (2015).[]
  6. 6. Voir M. Sotos, GHG Protocol Scope 2 Guidance: An Amendment to the GHG Protocol Corporate Standard, World Resources Institute (2015).[]

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