Monetary Policy in a Volatile World: ToTEM Simulations

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Par rapport à la période avant la pandémie, les chocs d’offre dans le modèle TOTEM de la Banque du Canada ont été modérément plus importants depuis 2022, et nettement plus importants si l’on inclut la pandémie de 2020-2021. Les simulations du modèle TOTEM montrent que des chocs d’offre modérément plus importants rendent l’inflation plus volatile sans nettement détériorer les perspectives d’inflation à moyen terme ni augmenter sensiblement les risques de récession. Toutefois, quand les chocs d’offre sont particulièrement importants, les épisodes où l’inflation fondamentale sort de la fourchette de 1 à 3 % deviennent à la fois plus fréquents et plus durables, et les risques de récession augmentent fortement. Dans de tels contextes, des arbitrages plus difficiles s’imposent dans la conduite de la politique monétaire du fait que la stabilisation de l’inflation entraîne des coûts croissants pour l’activité réelle, et qu’un resserrement encore plus énergique de la politique monétaire ne peut pas reproduire les taux d’inflation observés en périodes de stabilité. L’amplification des risques inflationnistes – en raison du désancrage des attentes d’inflation ou de la forte transmission des coûts aux prix – rend ces arbitrages plus difficiles et réduit la capacité de faire abstraction des chocs inflationnistes. En présence d’une telle amplification, il convient de prendre des mesures beaucoup plus restrictives que celles dictées par la règle empirique pour gérer les périodes d’inflation élevée plus fréquentes et assurer la stabilité des prix.

DOI : https://doi.org/10.34989/sap-2026-27