Résultats de l’enquête du 1er trimestre de 2026 | Vol. 23.1 | 20 avril 2026
Les entrevues de l’enquête sur les perspectives des entreprises ont été menées en personne, par vidéoconférence et par téléphone entre les 5 et 25 février 2026, avant le début de la guerre au Moyen-Orient. Le Pouls des leaders d’entreprise est une enquête mensuelle en ligne. Les résultats les plus récents sont ceux des enquêtes menées en janvier, février et mars 2026. La présente publication tient aussi compte des résultats d’appels de suivi avec des participants à l’enquête sur les perspectives des entreprises. Ces appels ont été tenus entre le 18 et le 27 mars, après le début de la guerre au Moyen‑Orient, auprès de participants sélectionnés en fonction de leur exposition aux effets économiques de la guerre. Ces résultats sont complétés par des consultations ciblées avec des chefs de file des secteurs fortement touchés.
Vue d’ensemble
- Les données de l’enquête, recueillies surtout avant la guerre au Moyen‑Orient, montrent que la confiance des entreprises a légèrement remonté par rapport au trimestre précédent pour atteindre des niveaux semblables à ceux d’avant le début du conflit commercial avec les États‑Unis.
- Les entreprises s’attendent à une amélioration de la croissance des ventes. Moins d’entreprises qu’au trimestre précédent ont déclaré que les tensions commerciales influent sur leurs perspectives de ventes, tandis qu’une plus grande partie a indiqué que les dépenses publiques soutiennent les ventes.
- Les intentions d’investissement se sont améliorées et les intentions d’embauche se sont redressées par rapport à leurs faibles niveaux antérieurs. Cela tient au renforcement de la demande intérieure et à l’atténuation des effets de l’incertitude. Néanmoins, certaines entreprises ont indiqué que les tensions commerciales nuisent à leurs projets d’investissement.
- Les entreprises anticipent des hausses des prix des intrants et des prix de vente d’une ampleur qui se situe dans la moyenne. Les réponses à l’enquête obtenues avant le début de la guerre au Moyen‑Orient indiquent que les entreprises s’attendent pour la plupart à une croissance des prix stable au cours des 12 prochains mois.
- Les attentes d’inflation des entreprises à l’horizon d’un an se sont légèrement accentuées, ce qui reflète les réponses reçues en mars, après le début de la guerre au Moyen‑Orient. Toutefois, les attentes à tous les horizons restent inférieures au sommet atteint au plus fort du conflit commercial au début de 2025.
- Les résultats des appels de suivi donnent à penser que de nombreuses entreprises sont déjà confrontées à des augmentations des coûts des intrants en raison de la montée des prix de l’énergie, des engrais et du fret liée à la guerre au Moyen-Orient. D’autres s’attendent à des augmentations au cours des prochains mois, à mesure que les fournisseurs vont intégrer ces augmentations de coûts à leurs prix. Les perspectives de ventes, d’investissement et d’emploi de la plupart des entreprises sont pratiquement inchangées.
La confiance des entreprises remonte : elles sont moins nombreuses à déclarer que les tensions commerciales pèsent sur leurs perspectives
La confiance des entreprises a continué de remonter par rapport aux bas niveaux observés en 2025, lorsque les inquiétudes entourant les tensions commerciales et les droits de douane ont atteint un sommet (graphique 1). Ainsi, la proportion d’entreprises qui se préparent à une récession au Canada au cours des 12 prochains mois ou qui intègrent cette possibilité dans leur budget est passée de 22 à 9 %. C’est le plus bas niveau depuis qu’une question à ce sujet a été ajoutée à l’enquête, en 2023.
Graphique 1 : La confiance des entreprises continue de se redresser par rapport aux creux du printemps 2025
Parallèlement à ces améliorations, les tensions commerciales pèsent moins sur les perspectives des entreprises. Comparativement aux derniers trimestres, les entreprises sont moins nombreuses à s’attendre à des effets sur leurs ventes ou leurs coûts (graphique 2)1. Par conséquent, au début du premier trimestre de 2026, les entreprises étaient mieux placées qu’à la fin de 2025 pour faire face au choc économique associé à la guerre au Moyen‑Orient.
Graphique 2 : Moins d’entreprises déclarent que les tensions commerciales influent sur leurs prix de vente et les prix de leurs intrants
Les perspectives de ventes des entreprises se sont améliorées
Le solde des opinions relatif aux indicateurs des ventes futures s’est amélioré pour un troisième trimestre consécutif et est retourné à sa moyenne historique (graphique 3). Des entreprises ont signalé que, même si l’incertitude liée aux échanges commerciaux avait précédemment amené certains clients à suspendre ou à réduire leurs dépenses d’exploitation ou d’investissement, cette prudence semble s’estomper à mesure que les entreprises s’adaptent à l’incertitude et que la confiance augmente. De plus, les entreprises ont été plus nombreuses qu’au cours des derniers trimestres à indiquer que les dépenses publiques – surtout celles liées aux projets d’infrastructure et de défense – alimentent leurs perspectives.
Malgré ces améliorations, les perspectives restent modérées chez les entreprises qui font partie de secteurs d’activité visés par des droits de douane à l’exportation ou indirectement touchés par les politiques commerciales américaines, ou qui offrent des services à ces secteurs.
Graphique 3 : Les indicateurs des ventes futures ont remonté à leur moyenne historique
Comme aux derniers trimestres, la plupart des entreprises exportatrices ont déclaré que les biens qu’elles vendent aux États‑Unis sont conformes à l’Accord Canada‑États‑Unis‑Mexique (ACEUM) et qu’ils sont donc exemptés de droits de douane. Ce trimestre, moins d’entreprises ont déclaré être confrontées à des obstacles à la croissance de leurs ventes à l’exportation découlant de l’incertitude entourant les politiques commerciales américaines. Par exemple, moins d’entreprises ont indiqué avoir des réserves à entrer sur le marché américain ou que les clients américains hésitaient à faire appel à des fournisseurs canadiens.
Comme au trimestre précédent, seule une petite proportion d’entreprises exportatrices a déclaré des ventes plus élevées à des clients non américains (graphique 4). Quelques entreprises en sont aux premières étapes de la diversification de leurs exportations vers des marchés non américains dans le but de réduire leur exposition à l’incertitude entourant les politiques de commerce extérieur. Néanmoins, la plupart des exportateurs vers les États‑Unis n’ont pas diversifié leurs relations commerciales; beaucoup mentionnent soit un besoin limité de le faire, soit des obstacles à la diversification, comme les coûts de transport associés à l’accès à des marchés éloignés du Canada.
Graphique 4 : Les données montrant que les entreprises diversifient leurs échanges commerciaux pour moins dépendre des États-Unis restent limitées
Peu d’entreprises ont évoqué la révision à venir de l’ACEUM lorsqu’elles ont abordé leurs perspectives, et celles qui l’ont fait l’ont vu comme un risque plutôt que comme un facteur clé qui façonne leurs plans à court terme2. Seul un petit nombre a déclaré avoir constaté des effets concrets sur les ventes dans le contexte de la révision prochaine ou avoir pris des mesures précises pour s’y préparer.
Les intentions d’investissement et d’embauche des entreprises se sont raffermies
Les intentions d’investissement se sont améliorées pour un deuxième trimestre d’affilée, le solde des opinions se situant maintenant bien au-dessus de sa moyenne à long terme (graphique 5). Le raffermissement de la demande intérieure est un facteur important qui sous-tend la vigueur des investissements. Plus d’entreprises qu’aux derniers trimestres concentrent leurs investissements sur l’accroissement de la productivité et l’expansion de leur capacité, alors qu’une plus faible proportion d’entre elles privilégient les dépenses d’entretien régulier.
Graphique 5 : Les intentions d’investissement des entreprises se sont raffermies et ont atteint leur plus haut niveau depuis le début des tensions commerciales
L’incertitude entourant les droits de douane et les échanges commerciaux continue de peser sur les intentions d’investissement d’une minorité d’entreprises, dont la plupart s’attendent à des investissements plus faibles ou inchangés au cours des 12 prochains mois. Toute l’amélioration des intentions d’investissement ce trimestre est associée aux entreprises qui ont indiqué que leurs projets d’investissement ne sont pas touchés par les tensions commerciales (graphique 6).
Graphique 6 : Les intentions d’investissement des entreprises non touchées par les tensions commerciales ont fortement augmenté
Les entreprises sont plus nombreuses qu’au cours des derniers trimestres à envisager d’accroître leurs effectifs. Près de la moitié des entreprises comptent embaucher plus de personnel dans les 12 prochains mois. La part d’entreprises planifiant engager s’approche maintenant de sa moyenne historique (graphique 7). Toutefois, la plupart des hausses d’effectif prévues devraient être modestes. L’amélioration des intentions d’embauche des entreprises reflète en partie des perspectives de ventes plus encourageantes. La proportion d’entreprises qui prévoient de réduire leurs effectifs est descendue sous sa moyenne historique après avoir fortement monté au trimestre précédent.
Graphique 7 : Les intentions d’embauche des entreprises se normalisent après une récente période de faiblesse
Malgré l’amélioration de leurs perspectives de ventes, la plupart des entreprises continuent de déclarer que leur capacité physique et leur effectif actuels sont suffisants. La part d’entre elles affirmant qu’elles auraient de la difficulté à répondre à une hausse inattendue de la demande s’est accrue, mais reste inférieure à la moyenne historique (graphique 8, ligne jaune). Le nombre d’entreprises ayant fait état de pénuries de main-d’œuvre persistantes est à peu près le même qu’au dernier trimestre (graphique 8, ligne verte). Toutefois, même si la proportion d’entreprises qui disent avoir plus de difficulté à trouver de la main-d’œuvre qu’il y a un an reste inférieure à la moyenne, elle augmente lentement depuis les cinq derniers trimestres.
Graphique 8 : La plupart des entreprises n’ont signalé aucune contrainte de capacité ou pénurie de main-d’œuvre
Les entreprises s’attendent à des hausses normales de leurs coûts et de leurs prix de vente
Les attentes à l’égard de la progression des salaires restent essentiellement inchangées par rapport au trimestre précédent, les entreprises anticipant en moyenne une croissance des salaires d’environ 3,5 %. Les entreprises croient que, au cours des 12 prochains mois, les salaires monteront à un rythme plus lent qu’au cours des 12 derniers mois (graphique 9). Les ajustements plus modestes au coût de la vie et la faible performance des entreprises continuent de modérer les attentes à cet égard pour certaines.
Graphique 9 : Les entreprises s’attendent à ce que la croissance des salaires continue de ralentir
Les entreprises sondées avant le début de la guerre au Moyen‑Orient s’attendent à ce que la croissance des prix de leurs intrants et de leurs prix de vente soit stable au cours des 12 prochains mois, et anticipent des hausses d’une ampleur qui se situe dans la moyenne dans les deux cas (graphique 10). Pour certaines entreprises, la faiblesse de la demande continue de freiner la progression des prix. De plus, les entreprises sont moins nombreuses qu’au cours des derniers trimestres à déclarer que les droits de douane et les coûts liés au commerce ont une incidence sur leurs attentes par rapport aux prix des intrants. Cela reflète ce qui suit :
- un nombre croissant d’entreprises déclarent que leurs intrants sont actuellement conformes à l’ACEUM
- moins d’entreprises s’attendent à ce que les contre-mesures tarifaires influent sur les prix de leurs intrants, en partie en raison de l’élimination de la plupart de ces contre-mesures l’automne dernier
- certaines entreprises ou leurs fournisseurs ont apporté des ajustements à leurs chaînes d’approvisionnement pour limiter les hausses de coûts attribuables aux droits de douane
Néanmoins, les entreprises anticipent des pressions potentielles sur les coûts. La plupart des entreprises prévoient que les négociations de l’ACEUM mèneront à des taux tarifaires moyens supérieurs pour les exportations canadiennes vers les États-Unis par rapport aux niveaux actuels. Certaines estiment que l’incertitude entourant les négociations de l’ACEUM fera grimper les prix des intrants. Par exemple, les entreprises signalent que certains fournisseurs intègrent déjà les droits de douane plus élevés attendus, ce qui contribue à l’augmentation des prix de certains produits. De plus, la plupart des entreprises contactées dans le cadre d’appels de suivi après le début de la guerre au Moyen-Orient observent déjà des hausses directes de coûts ou s’attendent à ce que les coûts des intrants montent à mesure que les coûts accrus de l’énergie se propageront dans les chaînes d’approvisionnement (encadré 1).
Graphique 10 : Les entreprises s’attendent à une hausse modérée des prix de leurs intrants et de leurs prix de vente
Les attentes d’inflation à court terme ont légèrement augmenté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, en raison de la poussée des prix de l’énergie et des perturbations attendues des chaînes d’approvisionnement liées à la guerre (encadré 1). Par ailleurs, les attentes d’inflation à tous les autres horizons demeurent généralement stables, entre 2,5 et 3 % (graphique 11). Bien que les droits de douane et les politiques commerciales soient encore parmi les facteurs les plus cités qui intensifient les attentes d’inflation, la part des entreprises qui les mentionnent a continué de reculer ce trimestre.
Graphique 11 : Les attentes d’inflation à court terme ont légèrement augmenté
Encadré 1 : La guerre au Moyen-Orient change les perspectives des entreprises en matière de prix
En mars 2026, le personnel de la Banque du Canada a communiqué avec un sous-ensemble ciblé de répondants récents à l’enquête sur les perspectives des entreprises pour comprendre comment leurs perspectives avaient changé depuis le début de la guerre au Moyen‑Orient. Au total, 20 entreprises ont été sélectionnées en raison de leur forte probabilité d’être touchées par le conflit, en particulier étant donné leur dépendance à l’égard du carburant, des engrais ou des chaînes d’approvisionnement mondiales. L’objectif n’était pas de reproduire la représentativité de l’enquête, mais de cibler les plus exposées afin de mieux comprendre les canaux par lesquels la guerre toucherait les entreprises et l’ampleur des répercussions. Le présent encadré expose les résultats de ces appels, complétés par les résultats de quelques consultations ciblées avec des chefs de file de secteurs et les observations du Pouls des leaders d’entreprise, qui ont été recueillies tout au long du mois de mars.
Certaines entreprises ont déjà vu les prix de leurs intrants augmenter et d’autres s’attendent à des hausses
Les résultats des appels de suivi de mars donnent à penser que la guerre au Moyen-Orient a entraîné des changements importants dans les perspectives des entreprises de l’échantillon. La plupart des entreprises avaient revu à la hausse leurs attentes à l’égard des prix de leurs intrants, citant expressément les prix du carburant et des engrais, le fret et les taux de change.
Les entreprises des segments en amont de la chaîne de valeur et celles dont les activités consomment beaucoup de carburant – c’est-à-dire celles des secteurs de l’agriculture, du pétrole et du gaz, de certains secteurs manufacturiers et du transport – ont déjà connu des majorations des prix de leurs intrants. Les prix des engrais ont grimpé, mais une grande partie des agriculteurs ont accès à l’engrais dont ils ont besoin pour cette saison des semailles. Par conséquent, les effets à long terme sur les prix et les opérations dépendront de la durée du conflit. Les consultations menées auprès du secteur indiquent que les risques pesant sur l’approvisionnement pour la production d’aluminium dans la région du Golfe ont fait monter les prix mondiaux de l’aluminium, ce qui gonfle les coûts des transformateurs d’aluminium. Les consultations laissent aussi entrevoir une hausse des coûts du carburant et du fret pour les entreprises qui font affaire avec les consommateurs.
Parallèlement, un petit sous-ensemble d’entreprises se trouvant plus loin dans la chaîne d’approvisionnement a déclaré ne pas encore avoir connu d’augmentation de ses coûts, mais s’attend à ce que cela se produise au cours des prochains mois quand les fournisseurs ajusteront leurs prix en fonction des coûts accrus.
Les obstacles à l’augmentation des prix entraînent une transmission partielle des coûts plus élevés
Même si les 20 entreprises de l’échantillon escomptaient une montée des prix des intrants, les changements dans les attentes relatives aux prix de vente étaient moins courants. Chez les entreprises qui avaient déjà observé ou anticipé un accroissement des prix des intrants, leur capacité de transmettre les hausses de coûts variait selon le secteur. Par exemple, les entreprises de transport ont indiqué que les contrats comprennent généralement des clauses d’ajustement des prix du carburant. Ces clauses permettent habituellement une transmission complète des coûts liés à une augmentation des prix du carburant – ou parfois partielle dans les cas où les prix restent hauts ou pour certains clients, par exemple. De nombreuses entreprises d’autres secteurs ont exprimé des préoccupations quant à leur capacité de transmettre les coûts découlant des prix plus élevés des intrants. Elles ont mentionné des facteurs tels que :
- un contexte de faible demande
- les budgets limités des consommateurs
- la forte concurrence dans le secteur
- les contrats préexistants qui limitent les ajustements de prix
- un pouvoir d’établissement des prix limité
Certaines d’entre elles craignent – ou vivent déjà – une compression des marges, car elles absorbent une partie ou la totalité de l’augmentation de leurs coûts. D’autres ont souligné qu’il est trop tôt pour déterminer les répercussions sur les clients.
Les résultats des enquêtes régulières de la Banque montrent aussi les premiers signes que les attentes d’inflation des entreprises sont influencées par les hausses de prix liées à la guerre. En effet, les répondants au Pouls des leaders d’entreprise interrogés après le début de la guerre ont fait état d’attentes d’inflation plus élevées que ceux consultés les semaines précédentes (graphique 1-A).
Graphique 1-A : Les attentes d’inflation des entreprises ont augmenté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient
Les perspectives de ventes dans certains secteurs ont été touchées
La plupart des 20 entreprises de l’échantillon ont indiqué que la guerre au Moyen‑Orient n’a pas eu une incidence importante sur leurs perspectives de ventes, d’investissement ou d’emploi. Et même si quelques entreprises ont mentionné la possibilité de perturbations des chaînes d’approvisionnement si la guerre devait durer, aucune n’a rencontré ces problèmes jusqu’à présent.
Cependant, lors de consultations avec le personnel de la Banque, les chefs de file des secteurs fortement exposés à la guerre ont fait état de certaines révisions des attentes à l’égard des ventes. Les entreprises du secteur pétrolier et gazier s’attendent à une augmentation de leurs ventes, car elles maximisent l’utilisation de la capacité existante. En revanche, les producteurs d’acier ont déclaré que le conflit pesait sur leurs perspectives, car une demande plus faible en provenance du Moyen‑Orient pourrait faire gonfler l’excédent d’acier mondial et exercer des pressions à la baisse sur les prix. Les résultats des consultations donnent aussi à penser que les prix plus élevés de l’essence ajoutent à la pression sur les budgets déjà serrés des ménages, ce qui entraîne une réduction des dépenses discrétionnaires. Ces résultats concordent avec ceux d’une enquête spéciale menée auprès des ménages sur l’incidence de la guerre sur leurs attentes et leurs comportements3.
En général, dans les appels de suivi, les entreprises ont indiqué que les mesures qu’elles ont prises se limitaient à une prudence accrue, à un suivi étroit de l’évolution de la situation dans la région du Golfe et aux efforts déployés pour atténuer la hausse des coûts. Cela tient en partie à l’incertitude persistante des entreprises quant à la durée de la guerre, à la nature de la résolution éventuelle et aux répercussions pour leurs activités.
Notes
- 1. La majorité des entrevues de l’enquête sur les perspectives des entreprises ont été réalisées avant que la Cour suprême des États‑Unis se prononce contre les droits de douane imposés en vertu de la International Emergency Economic Powers Act. Aucune des entreprises interrogées après la publication de la décision n’a mentionné la décision comme un thème important.[←]
- 2. La première révision conjointe de l’ACEUM débutera le 1er juillet 2026.[←]
- 3. Voir Banque du Canada, « Encadré 2 : Les ménages s’attendent à ce que la guerre au Moyen-Orient affaiblisse l’économie et fasse monter les prix », Enquête sur les attentes des consommateurs au Canada – Premier trimestre de 2026 (avril 2026).[←]
Les résultats de l’enquête représentent des opinions exprimées par les répondants et ne reflètent pas forcément le point de vue de la Banque du Canada.
L’Enquête sur les perspectives des entreprises est une publication qui contient les résultats d’une enquête menée par le personnel des bureaux régionaux de la Banque du Canada au moyen d’entrevues réalisées auprès des responsables d’une centaine d’entreprises, choisies en fonction de la composition du produit intérieur brut du secteur canadien des entreprises. Des précisions sur le questionnaire et les réponses obtenues sont présentées dans le site Web de la Banque du Canada.
Le Pouls des leaders d’entreprise est une enquête en ligne menée chaque mois par la Banque du Canada auprès de 700 à 1 000 dirigeants d’entreprises canadiennes, qui sont appelés à répondre à l’un des trois courts questionnaires de l’enquête. Pour en savoir plus sur Le Pouls des leaders d’entreprise, voir T. Chernis, C. D’Souza, K. MacLean, T. Reader, J. Slive et F. Suvankulov, The Business Leaders’ Pulse—An Online Business Survey, document d’analyse du personnel 2022-14, Banque du Canada (juin 2022).