From Stress to Strategy: How Banks Balance the Scales

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Cette étude présente un modèle de test de résistance en équilibre partiel dans lequel des banques hétérogènes optimisent leurs portefeuilles sujets à des contraintes réglementaires dans un contexte d’effets de prix endogènes et d’excédents de fonds propres utilisés à des fins stratégiques résultant d’un équilibre de Nash. Appliqué aux six grandes banques canadiennes, le modèle sert à illustrer trois applications. Premièrement, il met en évidence une forte non-linéarité : l’offre globale de crédit demeure stable lorsque les banques maintiennent un niveau de fonds propres confortablement supérieur au minimum réglementaire, mais elle se contracte brusquement lorsque ce niveau se rapproche du minimum ou passe en dessous. Deuxièmement, une hausse contrefactuelle faisant passer le taux de la réserve pour stabilité intérieure de 3 à 3,5 % réduit l’offre globale de crédit d’environ 1,2 %, un effet d’une ampleur comparable à celui d’une hausse de 25 points de base du taux directeur. Troisièmement, les tests de résistance inversés permettent de rétablir les contextes macrofinanciers compatibles avec une situation de tensions systémiques, sans être conditionnés par un scénario préalable. Deux des trois foyers de tensions recensés sont caractérisés par une croissance du produit intérieur brut supérieure à la tendance : l’un est principalement attribuable à une correction des prix des logements, et l’autre, à une appréciation du dollar canadien conjuguée à une hausse des prix du pétrole. Ces deux foyers représentent des vulnérabilités qui seraient systématiquement ignorées dans un scénario traditionnel.

DOI : https://doi.org/10.34989/swp-2026-26